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Réussir le premier match d'un Mondial, ce n’est pas dans les habitudes des Bleus

Réussir le premier match d'un Mondial, ce n’est pas dans les habitudes des Bleus

Le 14/06/2018 à 00:25Mis à jour Le 14/06/2018 à 00:26

COUPE DU MONDE 2018 – Historiquement, l’équipe de France est un diesel en Coupe du monde. Les Bleus, qui défient l’Australie samedi (12h), ne réussissent que rarement leurs premiers tours, avec une propension assez nette à manquer leurs entrées en lice.

Gagner la Coupe du monde, c'est comme grimper le mont Everest. Il faut de bonnes chaussures, du souffle et, si possible, éviter de trébucher sur les premières rampes. L'équipe de France ne s'est jamais lancée dans pareille entreprise du côté de l'Himalaya, mais elle a déjà procédé à l'ascension du mont Coupe du monde. Elle a atteint le sommet, une fois. Et s'en est rapprochée à quatre reprises. Et, devinez quoi ? Elle n'a pas toujours bien démarré ses quêtes d'éternité. Loin de là.

Samedi à Kazan, la bande de Didier Deschamps va tenter de réussir dans un art qu'elle ne maitrise guère dans son histoire. A savoir : parvenir à conclure ses quatre-vingt-dix premières minutes sur le pré par une victoire. Comme il y a quatre ans, face au Honduras (3-0). Mais, surtout, comme rarement.

Le talisman Deschamps

Depuis quarante ans, les Bleus n'ont gagné que trois de leurs matches inauguraux. En 1986 face au Canada, après les vendanges de JPP (1-0). En 1998 contre l'Afrique du Sud (3-0) et donc en 2014. Le reste ? C'est toujours moins heureux.

En 1978 face à l'Italie (1-2), en 1982 contre l'Angleterre (1-3), en 2002 face au Sénégal (0-1) puis en 2006 et 2010 (nuls vierges de but face à la Suisse et l'Uruguay), les Tricolores ont commencé par se mettre en danger et se compliquer la tâche. Lorsqu'ils ont redressé la barre, ils l'ont plutôt bien fait puisqu'en 1982 et en 2006, après l'accroc inaugural, ils se sont hissés en demi-finale puis en finale. Les autres fois, le crash n’a pas été évité.

L'autre caractéristique de l'équipe de France sur la scène mondiale est une conséquence évidente et directe des premiers rendez-vous moyennement négociés. Les Bleus ne terminent la phase initiale du Mondial que rarement à la première place de leur groupe. Sur leurs neuf dernières participations, les Tricolores ont conclu la phase initiale en tête de leur groupe qu'à… deux reprises. C'était en 1998. Et en 2014. Le point commun ces deux fois ? Un certain Didier Deschamps.

Aimé Jacquet et Didier Deschamps

Aimé Jacquet et Didier DeschampsGetty Images

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