Pour le Portugal, les matches se suivent et se ressemblent. Heureusement pour lui, il arrive que leur issue diffère. Sans cela, la sélection emmenée par Cristiano Ronaldo aurait subi une nouvelle déconvenue, la troisième en tout juste un an. Face au Ghana, ce jeudi, les hommes de Fernando Santos sont passés par toutes les émotions mais ils ont fini leur match sur un sentiment qu'ils connaissent bien : un étrange soulagement, consécutif à de longues de minutes de panique.
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Ronaldo absent à l'entraînement avant Corée du Sud - Portugal
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Il a donc fallu une glissade miraculeuse d'Iñaki Williams au bout du temps additionnel, alors qu'il s'apprêtait à chiper le ballon dans les pieds de Diogo Costa pour inscrire un but gag, pour que l'habituelle fragilité des Portugais demeure cette fois-ci sans conséquence. Il y a à peine plus d'un an, alors qu'elle disputait sa "finale" de groupe face à la Serbie pour valider sa qualification pour ce même Mondial, la Seleção das Quinas n'avait pas bénéficié d'un même coup de pouce tombé du ciel, encaissant un but en toute fin de match qui l'envoya aux barrages.
Fin septembre, rebelote. Alors qu'il tenait un score nul et vierge face à l'Espagne suffisant pour rallier le Final Four de la Ligue des Nations, le Portugal avait flanché à la 88e sur une réalisation d'Alvaro Morata. Bref, vivre des fins de match angoissantes dans les rencontres qui comptent est devenu une routine. "À la portugaise, a résumé João Félix après coup. Encore une en souffrant. Mais s'ils se terminent tous de cette manière avec une victoire au bout, tant mieux."

Diogo Costa, symbole de la panique à bord

À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Les Portugais sont particulièrement bien placés pour le savoir mais ils peinent encore à trouver les causes et surtout les solutions. "On s'est un peu compliqué le match, a avoué Raphaël Guerreiro sur beIN SPORTS. On avait le contrôle. On l'a perdu en l'espace de deux minutes. Ils ont pris confiance, on a concédé quelques occasions...".
Les joueurs de Fernando Santos, dont la mainmise sur le jeu fut longtemps absolue, ont oublié de garder leur concentration jusqu'au bout même lorsqu'ils pensaient avoir tué le match, à 3-1. Ainsi, Ruben Dias a coupé sa course et oublié que Baba Rahman avait filé dans son dos pour pénétrer dans la surface adverse et enclencher la réduction du score (3-2). Diogo Costa, si impérial depuis le début de saison avec Porto, a complètement manqué un dégagement à 35 mètres de ses buts. Avant, donc, de commettre ce qui aurait pu devenir la plus grosse boulette de ce Mondial. "On a eu aussi un peu de chance sur la fin", a soufflé Guerreiro.

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Même Fernando Santos, le sélectionneur, est loin d'être irréprochable dans l'habituelle déconfiture de son équipe. Son triple changement à la 88e, pour faire reposer ses éléments offensifs (Ronaldo, Félix, Bernardo) et faire entrer un élément défensif supplémentaire (Palhinha) a peut-être participé à la subite désorganisation du bloc. Le pragmatisme a aussi ses limites. "Nous avons encaissé des buts venus de nulle part, a grimacé "L'ingénieur". Et personne ne peut encaisser des buts venus de nulle part." Surtout pas une équipe aux ambitions aussi élevées.
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