La Belgique au ralenti

Sans Courtois, Lukaku, Hazard, De Bruyne et autre Witsel, les Diables Rouges ont assuré le service minimum. Dennis Praet a débloqué le score peu avant la pause, à la 33e minute, pour un résultat un peu décevant : un but et puis c'est tout. Avec 13 points remportés sur 15 possibles, synonyme d'une première place du groupe G quasiment assurée, les hommes de Roberto Martinez sont en bonne position pour rejoindre le Qatar.
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Après un résultat favorable mais hésitant défensivement contre l'Estonie (2-5), la Belgique s'était rassurée contre la République Tchèque (3-0), grâce notamment à ses stars : un Courtois de gala, un Lukaku buteur et un Eden Hazard retrouvé. Problème, les deux premiers n'étaient pas là mercredi. D'autant plus que Roberto Martinez a également renvoyé Carrasco à l'Atletico et Axel Witsel à Dortmund. Ce qui signifie que pour leur défense, les Diables ont joué à Kazan avec un onze largement remanié.

L'Allemagne s'est régalée

Trois matches, trois victoires, douze buts marqués, aucun encaissé. Le nouveau sélectionneur allemand, Hansi Flick, a parfaitement réussi ses débuts. Après avoir dominé le Liechtenstein (2-0) et l'Arménie (6-0) la semaine dernière, l'Allemagne a disposé sans trembler des Islandais à Reykjavik (4-0), grâce à des buts de Serge Gnabry (5e), Antonio Rüdiger (24e), Leroy Sané (56e) et Timo Werner (88e).
Ces trois points confortent les quadruples champions du monde à la première place du groupe J, qu'ils avaient déjà ravie à l'Arménie dimanche. Certes, personne n'imagine que la Mannschaft ne se qualifie pas dans ce groupe largement à sa portée mais après les contre-performances répétées des trois dernières saisons de Joachim Löw - qui a tiré sa révérence après l'Euro - les débuts de Flick étaient scrutées par tout un pays impatient de renouer avec son équipe nationale.
Et l'ex-entraîneur du Bayern n'a pas déçu ses compatriotes. Son équipe a montré un enthousiasme et une joie de jouer qui semblaient avoir disparu depuis la triste élimination au premier tour du Mondial 2018. Ses choix de joueurs ont pour beaucoup été payants, et de très jeunes garçons se sont révélés sous le maillot à quatre étoiles, dont la petite perle du Bayern Jamal Musiala, 18 ans, que Flick avait lui-même déniché au centre de formation du "Rekordmeister" quand il en était l'entraîneur, la saison dernière.
L'ossature est pour le moment d'ailleurs celle du club bavarois, avec un noyau d'incontournables lorsqu'ils sont en forme, des vétérans Manuel Neuer et Thomas Müller aux jeunes ailiers Gnabry et Sané, en passant par le redoutable duo de l'entre-jeu Joshua Kimmich-Goretzka. Flick, s'il n'a encore battu aucune grosse équipe, a déjà atteint deux de ses objectifs: rendre la confiance à son équipe et la réconcilier avec son public, qui l'a beaucoup boudée ces trois dernières années.

L'Espagne sans briller

Objectif réussi pour l'Espagne, qui s'est de nouveau hissé à la première place du groupe B en ramenant, dans la douleur, une victoire cruciale au Kosovo (2-0). D'abord grâce à Pablo Fornals, qui s'est retourné pour convertir une belle combinaison entre Aymeric Laporte, Carlos Soler et Alvaro Morata à la demi-heure de jeu (32e), puis à Ferran Torres, buteur solitaire en toute fin de match (89e), l'Espagne rentre du Kosovo avec la sensation du devoir accompli mais avec des questions plein la tête.
Face à une sélection théoriquement bien inférieure à elle, la Roja a eu tout le mal du monde à s'ouvrir le chemin des filets. Elle a eu quelques occasions en fin de première période, mais n'en a converti que deux. Pire, elle a même eu des sueurs froides lors des contres foudroyants des Kosovars et des multiples erreurs de son rideau défensif. Avec ce succès, combiné à la défaite des Suédois en Grèce, les Espagnols repassent leaders du groupe B et s'ouvrent la voie d'une qualification directe vers le Mondial 2022.
Mais les hommes de Luis Enrique, privés de leurs jeunes stars Pedri ou Mikel Oyarzabal (repos) pour cette fenêtre internationale de septembre, ont encore du chemin à faire : si leur récital face à la Géorgie dimanche (4-0) a quelque peu gommé le faux-pas de Solna face à la Suède (2-1) la semaine dernière, ce dernier match à Pristina est loin de rassurer le sélectionneur... Et ses sauts de joie, dans les bras de ses adjoints, lors du but final de Ferran Torres, n'étaient que la traduction du soulagement de s'en sortir.
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