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Ribéry n'a pas suffi
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Publié 25/04/2008 à 07:00 GMT+2
Malgré un but de Franck Ribéry, le Bayern Munich a concédé le nul sur sa pelouse contre Saint-Pétersbourg en demi-finale aller de l'UEFA, jeudi. Dans l'autre rencontre, les Glasgow Rangers et la Fiorentina se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0).
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BAYERN MUNICH - ZENIT ST-PETERSBOURG : 1-1Buts : Ribéry (17e) pour le Bayern, Lucio (c.s.c 60e) pour le Zenit
Promis au titre en Coupe UEFA avant même son entrée en lice, le Bayern devra patienter pour décrocher son ticket en finale. Comme face à Getafe lors du tour précédent, le leader de Bundesliga a été tenu en échec sur sa pelouse par un Zenit Saint-Pétersbourg décidemment surprenant (1-1). L'équipe entraînée par Dick Advocaat a profité d'une énorme erreur de Lucio pour basculer en ballotage favorable avant le match retour. Les Bavarois avaient pourtant démarré la partie par le bon bout. Monopolisant le cuir dans le camp russe, le Bayern manquait toutefois de lucidité au moment du dernier geste.
Mais grâce à un penalty accordé par M. Michel suite à un pied haut de Ricksen sur Ze Roberto, le leader de Bundesliga virait en tête. Et non sans mal puisque Ribery ne transformait la sentence qu'en deux temps (1-0, 18e). Cette ouverture du score ne bouleversait pas la défense russe ne concédant que peu d'occasions nettes. Seule une balle piquée de Ze Roberto (28e) et une frappe écrasée de Schweinsteiger (44e) donnaient quelques sueurs froides à Malafeev, portier de St Petersbourg. Au retour des vestiaires, les Munichois confirmaient leur déclin aperçu avant la pause. Fayzulin envoyait un signe précurseur en concluant une contre-attaque russe par une frappe au ras du montant de Kahn (52e).
Pour sa dernière sortie européenne à l'Allianz Arena, ce dernier devait quitter les siens quelques instants plus tard sur blessure. Entre temps, un inexplicable loupé défensif de Lucio l'avait cloué sur place (1-1, 60e). Le Brésilien tentait de se racheter en menant la plupart des assauts bavarois en fin de rencontre. Sur l'un d'entre eux, il obligeait Malafeev à une parade sur une mine des 20 mètres (79e). Bousculé, Munich frôlait la correctionnelle sur deux tentatives d'Arshavin non loin du cadre (87e, 89e) après que Ze Roberto n'ait sauvé sur sa ligne une incursion de Fayzulin (83e). Une ultime tentative de Podolski (90e) n'empêchera pas le Bayern de se rendre en Russie avec la peur au ventre. Après avoir éliminé Villarreal, Marseille et le Bayer, le Zenit peut légitimement croire à un nouvel exploit pour disputer, contre toute attente, l'ultime rendez-vous de la compétition.
LA DECLA: Omar Hizfeld (Bayern Munich)
"Nous avons très bien joué en première période mais nous avons laissé Saint-Pétersbourg revenir dans la rencontre en seconde période où nous avons été trop passifs. On leur a laissé trop d'espaces et on a manqué d'agressivité. Nous avons toutes les cartes en mains pour aller en finale puisque deux joueurs importants du Zenit - Ricksen et Arshavin - seront suspendus alors que nous récupérerons Lucas Toni".
GLASGOW RANGERS - FIORENTINA : 0-0
Le remake de la finale de la Coupe des Coupes 1961 (victoire de la Viola 2-1 et 2-0) a accouché d'un match insipide qui ne restera pas dans les annales de la C2. Ibrox Park, théâtre de nombreuses joutes européennes, n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, tant ses protégés ont semblé tétanisés et fatigués. La Fiorentina n'a pas eu à forcer son talent pour décrocher un match nul (0-0) dans un match qu'elle a contrôlé (61% de possession de balle) de bout en bout sans trouver la faille.
Bruno Martini était venu superviser Sébastien Frey, le portier français de la Viola, dans l'optique de la sélection pour l'Euro 2008 austro-suisse. L'oeil de Raymond Domenech n'a pas dû apprendre grand-chose de cette partie. L'ancien Cannois n'a eu aucun arrêt à effectuer, peu courant pour une demi-finale aller de Coupe d'Europe, à l'extérieur qui plus est. L'affiche était pourtant alléchante mais la stratégie allait l'emporter sur le spectacle. Les Rangers, amputés de 9 joueurs au coup d'envoi, évoluaient dans une configuration ultra-défensive avec une seule pointe, en la personne de ce pauvre Jean-Claude Darcheville, seul au milieu de la défense florentine.
L'ancien Bordelais était pourtant le seul danger sur le but de Frey lorsqu'il mettait Jorgensen dans le vent d'un passement de jambe et au prix d'une course de 50 mètres, donnait les premiers frissons aux 50 000 spectateurs d'Ibrox Park (16e). Daniel Cousin, entré en lieu et place du Guyanais (59e), aurait aimé en dire autant, mais il lui fallait attendre 13 minutes avant de toucher son premier ballon. Une éternité. Finalement la domination technique des hommes de Prandelli n'accouchait que de rares occasions sur des frappes lointaines (12e, 24e, 74e). Seul Pazzini, bien lancé par Mutu dans la surface, avait l'occasion de débloquer la situation, mais Alexander, l'habituel numéro 2 des Rangers, sauvait la maison d'une sortie magistrale (39e). Aucune des deux équipes n'a hypothéqué ses chances en vue de la qualification pour la finale, un honneur que la Fiorentina, dernier représentant italien sur la scène européenne, n'a plus connu depuis 18 ans.
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