THIERRY HENRY, quel sentiment vous laisse cette Coupe du monde ?
T.H. : Malheureusement, on termine sur une mauvaise note. Mais, sur l'ensemble de la compétition, on peut être content de ce qu'on a fait. C'est une énorme déception mais il va falloir rebondir et continuer à bâtir sur ce qu'on a fait pendant ce Mondial. On est parti de tellement loin pour arriver en finale. C'est dur de ne pas être déçu. Mais, au tout début, personne ne nous voyait en finale, donc les sentiments sont un peu partagés. On peut aussi être fier ce qu'on a fait durant cette Coupe du monde. Tous nos joueurs se sont pas battus très forts. Au final, on ne peut pas être si déçu que ça. Ça se termine mal mais c'est difficile d'oublier notre parcours. Surtout lorsque l'on voit d'où on est partis. Au début, on était seuls au monde.
Vous auriez pu battre l'Italie en finale ?
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T.H. : Ils ont eu la première mi-temps. On a eu la deuxième et les prolongations. Il y a cette balle de Franck (Ribéry) qui passe pas loin du poteau. Mais eux ont eu une tête sur la barre en première mi-temps. Ça se termine aux penalties. On me parle beaucoup de Buffon mais ce n'est pas lui qui arrête quoi que ce soit, c'est le ballon qui va sur la barre. Quelques centimètres plus bas et le ballon rentrait. Mais on a gagné ensemble, on a perdu ensemble. C'est ça qu'il faut retenir.
On vous a vu consoler David Trezeguet après son tir au but manqué...
T.H. : Il faut aussi repenser à l'Euro 2000. En finale, la frappe de David (Trezeguet) passe sous la barre mais, à quelques centimètres près, elle aurait aussi pu toucher la barre. J'ai beaucoup de respect pour les gars qui ont tiré leur penalty. C'est dommage mais il ne faut pas tout effacer.
Que retiendrez-vous de cette Coupe du monde ?
T.H. : On a toujours joué ensemble. Au niveau du groupe, cette Coupe du monde a été extraordinaire. A un moment donné, quand tout le monde nous attaquait, croyez-moi que ça n'a pas été évident. On s'est serré les coudes et on a réussi à sortir la tête de l'eau. Ça s'est mal terminé mais
C'est votre deuxième défaite en finale après la Ligue des Champions avec Arsenal...
T.H. : Je me suis fait attaquer et tuer avec Arsenal parce qu'on ne jouait pas bien au ballon mais on arrive en finale de la Ligue des Champions. C'était peut-être inespéré pour les gens. Malheureusement, on se retrouve à dix au bout de vingt minutes dans cette finale. Mais on est loin d'avoir été honteux face à Barcelone, même à dix. Aujourd'hui, c'est une finale qui se termine aux penalties, il faut le rappeler. J'avais aussi perdu la Coupe du l'UEFA et ça ne m'avait pas empêché de gagner l'Euro 2000 après. C'est quand même rare qu'un joueur disputer les deux finales la même année.
Vous pensez tout de même au fait que vous auriez pu remporter deux trophées la même année ?
T.H. : J'ai déjà eu la chance de soulever cette Coupe du monde. Je n'ai pas soulevé celle de la Ligue des Champions, c'est la vie. J'ai été tellement critiqué pendant de nombreuses années où on disait que je ne pouvais emmener mon équipe loin. Aujourd'hui, je pense pouvoir dire que je l'ai fait dans les deux plus grandes compétitions du monde. Donc je pense à ce que les gens disaient auparavant et je leur ai montré qu'ils avaient tort. Les deux fois, avec Arsenal ou l'équipe de France, personne ne pensait qu'on atteindrait la finale. Perdre deux finales, c'est cruel mais je suis fier.
Que s'est-il passe entre Zidane et Materazzi ?
T.H. : Honnêtement, je n'ai rien vu. Je venais de sortir et de m'asseoir sur le banc. J'ai juste entendu des cris et j'ai vu Materazzi par terre en me retournant. J'ai aussi vu que l'arbitre-assistant n'a rien vu. L'arbitre est venu lui demander s'il avait vu quelque chose et il a dit non. Mais je ne veux pas trop en parler... Depuis le match face à la Suisse, j'ai arrêté de chercher des explications sur l'arbitrage.
Selon vous, ce geste a-t-il terni la sortie de Zidane ?
T.H. : Ça n'est jamais évident de finir comme ça mais c'est un grand homme. Tout ce que j'ai envie de lui dire, c'est merci. Le monde du football devrait lui dire merci. Il ne manquera pas seulement à la France mais au monde entier.
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