Le Mondial 1986

Le Mondial 1986
Par Eurosport

Le 11/05/2006 à 08:37Mis à jour

Avant le coup d'envoi de la Coupe du monde 2006, revivez les moments forts des éditions précédentes. Aujourd'hui : Mexique 1986. Diego Maradona, diaboliquement génial, guide l'Argentine vers son deuxième sacre. L'équipe de France de Platini, elle, atteint

LE BILAN

Lieu: Mexique
Participants: 24
Champion: Argentine
Matches: 52
Buts: 128
Meilleur buteur: Gary Lineker (Angleterre, 6 buts)
Affluence: 2 407 431 (46 297 par match)

LA FINALE: ARGENTINE - ALLEMAGNE: 3-2

Buts: Brown (23e), Valdano (55e), Burruchaga (85e) pour l'Argentine – Rummennige (73e), Voller (82e) pour l'Allemagne

ARGENTINE : Pumpido - Cucciofo, Ruggeri, Brown, Olarticoechea - Giusti, Batista, Burruchaga (puis Trobbiani), Enrique - Maradona - Valdano – Entraineur: Bilardo

RFA: Schumacher - Briegel, Forster, Jokobs, Brehme - Eder, Matthaus, Berthold, Magath - Allofs (puis Voller), Rummennigge - Entraineur: Beckenbauer

Deuxième sacre en huit ans pour l'Argentine, qui a maîtrisé son sujet tout au long de la compétition. Dirigé par un des sélectionneurs les plus critiqués de l'histoire de l'Albiceleste, Carlos Bilardo, cette équipe est avant tout celle de Diego Maradona, le génial petit lutin napolitain. Jorge Valdano, le redoutable buteur du Real Madrid, le libero Oscar Ruggieri et le poumon du milieu de terrain nantais Jorge Burruchaga sont les autres éléments clés des champions du monde. "Pelé avait une immense équipe autour de lui. Maradona agit seul", résume Cubillas, la légende péruvienne.

En deux corners rageurs, la bande à Franz Beckenbauer revient à hauteur de son adversaire grâce à Karl-Heinz Rummenigge et Rudi Voller. Incroyable Allemagne. On croit alors les Argentins au bord de la rupture. Mais Maradona a vu Burruchaga filer en profondeur. Le lieutenant préféré de Diego crucifie une dernière fois Schumacher, à cinq minutes d'une prolongation que l'on pensait devenue inévitable. Cette fois, la RFA ne se relèvera pas. L'accouchement fut pénible, mais le sacre des Gauchos apparaît logique. Cette finale, l'une des plus prolifiques de l'ère moderne, aura été également une des plus heurtées, avec sept cartons jaunes.

LE BUT: Mamuel Negrete (Mexique)

Intrinsèquement, le plus fabuleux but de ce Mundial fut sans doute l'oeuvre de Diego Maradona face à l'Angleterre (voir ci-dessous). Mais celui inscrit en huitièmes de finale par le Mexicain Manuel Negrete contre la Bulgarie reste également un monument. Après un une-deux aérien dans l'axe avec Aguirre, le meneur de jeu du Mexique effectue un ciseau horizontal à l'entrée des 18 mètres, provoquant l'hystérie du stade Aztèque et de ses 120 000 fans. Un numéro de haute voltige, qui permit aux hommes de Bora Milutinovic d'ouvrir la marque et de filer vers les quarts de finale.

LA STAR: Diego Maradona (Argentine)

Après une victoire face au voisin uruguayen en huitièmes, le Pibe de Oro marque définitivement l'histoire de la Coupe du monde lors du quart face à l'Angleterre. Mi diable, mi dieu, Maradona marque un but de la main, qu'il qualifiera de divine avec une malhonnêteté intellectuelle qui n'a d'égale que son génie. Quelques minutes plus tard, le Napolitain terrasse définitivement les Anglais d'un but exceptionnel, après une action de 50 mètres où il efface sept adversaires avant de tromper Shilton. Un nouveau doublé contre la Belgique (2-0) confirme que ce Mondial est bien le sien. Plus effacé en finale, où il est parfaitement tenu par Matthaus, c'est pourtant lui qui délivre d'un coup de patte imparable la passe décisive pour Burruchaga. Diego est le roi de la planète foot.

LE SAVIEZ-VOUS?

- En marquant face au Canada (1-0) lors du premier match de l'équipe de France, Jean-Pierre Papin signe le 1200e but de l'histoire des phases finales de la Coupe du monde. Un peu plus tard, le 1300e sera l'oeuvre de l'Espagnol Emilio Butragueno, lors de son mémorable quadruplé face au Danemark.

- Le plus jeune spectateur de l'histoire de la Coupe du monde se trouve dans les tribunes du stade Aztèque, lors du huitième de finale Mexique-Bulgarie. Une jeune maman tient fièrement dans ses bras son bébé, né... 13 jours plus tôt. Son prénom? Mexico !

- Initialement, la Coupe du monde 1986 devait avoir lieu en Colombie, puisque la FIFA lui avait attribué l'organisation en 1980. Mais en 1983, pour raisons financières, la Colombie jeta l'éponge. Afin que le Mondial reste organisé sur le même continent, le Mexique se proposa de se substituer à la Colombie, devenant ainsi le premier pays à organiser deux fois la compétition.

- Lorsqu'il entre en jeu au cours de la demi-finale face à l'Allemagne, en remplacement de Bruno Bellone, Daniel Xuereb devint le premier joueur dont le nom commençait par la lettre "X" à disputer une rencontre de Coupe du monde. Toutes les lettres de l'alphabet avaient ainsi été utilisées depuis 1930 !

LA STAT: 56

Comme le nombre de secondes nécessaires à Joël Quiniou pour expulser l'Uruguayen Batista lors du match face à l'Ecosse, dans le cadre du premier tour. L'arbitre tricolore sanctionnait ainsi l'agression du défenseur de la Céleste, au grand étonnement de ce dernier. Sur le coup, les observateurs, médusés, pensèrent que M.Quiniou s'était trompé de poche, et qu'il voulait en fait sortir un carton jaune. Il n'en était rien. L'homme en noir avait simplement estimé que le geste méritait la plus lourde des sanctions. Qu'il se situe après une ou 50 minutes ne changeait rien à l'affaire pour lui.

LES BLEUS: Demi-finalistes (3e)

Quatre ans après la folle épopée de Séville, la bande à Michel Platini a bien grandi. Victorieuse de son Euro, à domicile, en 1984, avec un Platoche au sommet de son art, elle aborde la Coupe du monde au Mexique avec de très hautes ambitions et figure parmi les trois ou quatre grands favoris de la compétition. Après un premier tour solide (deux victoires contre le Canada et la Hongrie et un nul face à la redoutable URSS), les Bleus se voient offrir un véritable parcours du combattant à partir des huitièmes de finale.

Comme en 1982, les Bleus se retrouvent donc dans le dernier carré. Et comme en Espagne, ils y retrouvent la RFA, de Schumacher et Rummenigge. On parle de revanche, mais elle n'aura pas lieu. Ils ont laissé trop de jus et trop d'influx dans leur duel contre le Brésil. Battue (2-0), la France d'Henri Michel, pas plus que celle d'Hidalgo, n'ira au bout de son rêve, malgré son carré magique (Platini-Giresse-Tigana-Fernandez). Regrets éternels pour la génération Platoche, qui aura joué ce Mondial blessé, victime d'une pubalgie.

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