Cette image-là, on l’a déjà vue. Déjà vécue, maintes et maintes fois. C'est même devenu un classique du football français. Un centre. Un coup de tête. Un but d’Olivier Giroud. Vendredi, au Vélodrome, comme dans d’autres stades de l’Hexagone et d'ailleurs, l’homme aux 47 buts en équipe de France s’est rappelé aux bons souvenirs de ceux qui l’ont enterré un jour. Cette réalisation, qui le rapproche un peu plus de Thierry Henry, a permis aux Bleus de ne pas douter trop longtemps. Menés trois minutes et vite remis sur les rails, les champions du monde ont fini par battre la Côte d’Ivoire (2-1) en match amical.
Pour Olivier Giroud, la revanche est douce. Presque habituelle. Éloigné de l’équipe de France depuis la fin de l’Euro et pointé du doigt par Didier Deschamps, le Milanais est revenu chez les Bleus à la faveur de la blessure de Karim Benzema et a d’ores et déjà marqué le rassemblement de son empreinte. A-t-il marqué des points pour autant ? Là est la question. Et, vendredi, la réponse de Didier Deschamps n’était pas d’une clarté absolue.
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"Naturellement, je suis heureux pour lui et pour l’équipe, a répondu Didier Deschamps en conférence de presse. Même quand il était avec nous et que ça marchait moins bien en club, il avait toujours cette capacité à être bon et décisif. Vendredi, il aurait pu augmenter encore son compteur, il a retrouvé le groupe et c’est très bien pour l’ensemble."
Il a mérité cette opportunité
C’est très bien mais ça ne change pas grand-chose à l’affaire, semble-t-il. Didier Deschamps sait juste que son attaquant est insubmersible et répond présent lorsqu’on fait appel à lui. Mais ça, il le savait déjà. Depuis dix ans qu’il est à la tête de la sélection, le patron des Bleus n’a plus de doute à ce sujet. Sa défiance ne concerne pas le terrain, mais l'à côté.
Lundi, lors du premier rendez-vous médiatique du rassemblement, il s’est longuement épanché sur l’équation Giroud, qui n’est pas la plus simple à résoudre. L'appeler pour le cantonner au banc, c’est prendre un risque, en substance. Sans garantie de la part d’Olivier Giroud, Deschamps préférera faire l'impasse.

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Après la victoire face à la Côte d’Ivoire, l’ancien entraîneur de l’OM n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet. Ni tirer de plan sur la comète. "Je ne suis pas là pour relancer les débats, je vous fais confiance pour continuer les existants, s’est défendu Deschamps. Je ne me crée pas de problème, j'essaie d’être cohérent par rapport à ce que je dis aux joueurs. Et je ne mets pas Olivier pour que ça se passe mal… On verra la suite. Là, c'est très bien, pour lui, et l’ensemble du groupe."
Hugo Lloris, capitaine des Bleus et proche de l’ancien attaquant d’Arsenal, s’est lui montré plus enjoué. "Je crois qu’il a mérité cette opportunité. Il l’a saisie. Olivier a un historique en bleu et ce n'est pas n’importe qui. L’attaque est un secteur avec beaucoup de talent et des profils différents. Après, les choix appartiennent au coach mais on sait ce qu’il peut apporter à l’équipe." Pas besoin d'être grand clerc pour imaginer ce qu'il ferait si le choix ne tenait qu'à lui.

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