Place aux choses sérieuses

La France a rempli son contrat en survolant les éliminatoires pour l'Euro 2004 en réalisant le grand Chelem grâce à sa victoire sur Israël (3-0), samedi. Mais, si un groupe est né après l'échec du Mondial 2002, le casse-tête commence pour Santini qui devr

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Les Bleus sont guéris
"Il fallait bien terminer ces qualifications. On a rempli 50 % du contrat, la première partie du boulot est faite", s'est félicité Bixente Lizarazu à l'issue de la rencontre. En devenant la seule équipe européenne à réussir le sans-faute lors des éliminatoires, les Bleus voient en effet le spectre du Mondial 2002 s'éloigner après avoir construit un nouveau groupe grâce à l'intégration de la nouvelle génération (Pedretti, Mexès, Boumsong, Gallas, Dacourt ou Cissé)."On avait été punis au Mondial. Aujourd'hui, on a retrouvé un certain état d'esprit. Même si on n'a pas forcément joué contre les grandes nations, il fallait le faire. Je ne vais pas faire la fine bouche", s'est réjoui Zinédine Zidane.
Après avoir entamé difficilement leur campagne de réhabilitation en septembre 2002 face à Chypre (2-1), ils affichent un bilan flatteur avec 24 points, 29 buts inscrits et 2 buts encaissés en 8 matches. Mieux, malgré la relative faiblesse de ce "groupe du Soleil", la France s'est montrée dominatrice à domicile (5-0 contre la Slovénie, 6-0 contre Malte, 5-0 contre Chypre et 3-0 contre Israël). Les troupes de Jacques Santini marchent ainsi dans les pas de celles de Michel Platini qui avaient également réussi le grand Chelem lors des qualifications de l'Euro 1992. Un parcours qui n'avait toutefois rien auguré de bon puisque les Français avaient alors été éliminés dès le premier tour en Suède. Encore une victoire et le record de 12 succès d'affilée de 1984 sera battu...
Zidane-Pires, ça marche
Le plus dur attend désormais Jacques Santini qui doit faire face à l'heure des choix. Dans la semaine, Robert Pires avait fait part de son impatience sur le banc tricolore et réclamait une place de titulaire. L'appel a été entendu par le sélectionneur qui a surpris en titularisant le Gunner au côté de Zinédine Zidane pour la 38e fois depuis leurs débuts en Bleu mais la première sous l'ère Santini. Une décision qui montre que Pires n'est pas une simple doublure de Zizou et qui prouve la confiance que lui accorde Santini en le préférant à Sylvain Wiltord, pourtant souvent décisif lors des ces éliminatoires. Sur le terrain, le duo s'est montré très à son avantage, permutant régulièrement pour animer l'attaque tricolore.
"C'était bien. Nous avons parfois inversé nos places sur le terrain. Nous pouvons être satisfaits du match que nous avons fait" , a reconnu Zidane. Sur son côté droit, inhabituel, l'ancien Messin a en effet été auteur de la passe décisive sur le premier but de Henry et à l'origine du second signé Trezeguet. "Le plus important était de retrouver mes sensations, même si cela fait plusieurs mois que je n'ai pas évolué sur le côté droit avec Arsenal. Mais il n'y a aucun problème entre Sylvain (Wiltord) et moi. Simplement, c'est le meilleur qui jouera", a commenté Pires.
Henry, super-star
En attaque, Jacques Santini doit également composer avec de nombreux buteurs de talent. L'association Henry-Trezeguet semble toutefois avoir fait ses preuves lors de cette campagne européenne. L'attaquant des Gunners a incontestablement pris une nouvelle dimension depuis la Coupe des Confédérations. S'il aime à rappeler que ses meilleurs matches restent toujours ceux qu'il a livrés lors de l'Euro 2000, "Titi" a réalisé un match quasi-parfait face à Israël en signant un but et une passe décisive.
Autre élément qui plaide en sa faveur, son entente avec David Trezeguet est évidente. Les deux anciens Monégasques ont conservé leurs automatismes, d'autant que Trezegol a renoué avec la confiance chez les Bleus, notamment dans un rôle de finisseur. Djibril Cissé devra donc sans doute continuer de ronger son frein au Portugal. Le constat vaut également pour Steve Marlet qui tarde à éclater à Marseille alors que Sidney Govou frappe toujours à la porte.
En quête de certitudes...
Après des qualifications remportées haut à la main dans un groupe largement à sa portée, les Français s'apprêtent à enchaîner une série de matches amicaux qui devrait livrer davantage d'enseignements sur le renouveau de cette équipe de France. Face à des adversaires plus huppés, les Bleus passeront de sérieux tests face à l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas puis le Brésil à domicile."Ce seront des tests importants car on a joué contre des bonnes équipes mais qui n'étaient pas du niveau des plus grandes. On a besoin de repères contre de grosses équipes pour progresser encore dans ce domaine", a expliqué Lizarazu. La France part en effet en quête de certitudes, leur dernier choc face à un "gros" s'étant en effet soldé par une défaite face à la République tchèque (0-2).
L'occasion également pour Santini de peaufiner l'amalgame entre les générations et dessiner une équipe-type. "Des associations, ou d'autres repères dont les joueurs ont besoin, pourraient être effectués dans les prochaines rencontres. Nous aurons des objectifs précis pour chaque match", reconnaît en effet le patron des Bleus. Car les chantiers ne manquent pas que ce soit en défense, où Jean-Alain Boumsong a réussi une sortie remarquée au côté de Thuram face à Israël, ou au milieu de terrain, où Olivier Dacourt et Benoît Pedretti se sont imposés comme de solides concurrents à Claude Makelele. Sans compter le cas Fabien Barthez qui reste toujours en suspens. Un véritable casse-tête pour le sélectionneur d'autant que Desailly, Gallas, Silvestre, Makelele, Vieira, Sagnol et Mexès seront de retour pour les prochains rendez-vous. En revanche, si Sébastien Squillaci et Anthony Réveillère sont parvenus à faire une apparition parmi les 20, le groupe France semble bien établi.
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