PATRICE EVRA, comment se passent ces premiers jours de stage?

P.E. : Cela fait plaisir de retrouver tout le monde. L'atmosphère est toujours excellente. Cela chambre et ça rigole beaucoup. Il y a de la joie dans cette équipe. Il n'y pas de groupe. Puis, le soir, chacun est dans sa chambre avec DVD, musique, on se repose. Hier soir (samedi), c'était spécial parce que l'on a regardé le match (finale de la Coupe de France, ndlr). Certains étaient pour Paris, d'autres pour Lyon. Moi, j'étais pour Paris. C'était mélangé et cela criait de partout.

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Comment avez-vous fêté votre victoire en Ligue des champions avec Manchester United?

P.E. : C'est la petite déception. On n'a pas réussi à fêter cela avec les supporteurs. Je ne réalise pas encore, c'est en arrivant ici que j'ai eu les félicitations de mes coéquipiers. Cela m'a fait plaisir. Mais c'est passé tellement vite que je me suis replongé dans la préparation pour l'Euro. Je suis passé à autre chose.

Avez-vous parlé avec Anelka de son tir au but raté?

P.E. : On n'en a pas du tout parlé. En Angleterre, ils vont dire que c'était à cause de "Nico", mais pour moi, le penalty décisif était celui de Terry. C'est quand j'ai vu John Terry glisser que je me suis dit que l'on allait gagner. Je savais que rien ne pouvait nous arriver. S'il marque, aujourd'hui, je ne suis pas champion d'Europe. Mais avec "Nico", on se chambre et on rigole comme on a l'habitude de le faire.

Ressentez-vous le besoin de souffler après votre longue saison?

P.E. : Je ne veux pas m'arrêter. Comme on dit: "Jamais deux sans trois". Après, c'est le préparateur qui va gérer mon programme. Mais mentalement, je suis déjà tourné vers l'Euro. J'aurai des vacances après. Je ne vais pas dire: "C'est trop court, psychologiquement, c'est difficile. Pour moi, l'équipe de France est une étape.' Il me reste encore un objectif. Ma saison est loin d'être terminée. La finale de la Ligue des champions, le Championnat, tout cela est mis de côté, c'est du passé.

Postulez-vous à une place de titulaire après votre belle saison?

P.E. : C'est le sélectionneur qui fait ses choix. Mais je me mets dans la peau d'une solution, pas d'un remplaçant. Je ne vais pas prétendre à une place de titulaire parce que je suis champion d'Europe. Mais je viens avec plus de confiance et je vais le démontrer jusqu'au match avec la Roumanie. Mais je ne me sens pas international. Je n'ai même pas dix sélections, j'en ai 9. Un international, c'est quelqu'un qui a fait une grande compétition.

Comment se passent vos relations avec Abidal, votre concurrent à gauche de la défense des Bleus?

P.E. : Moi et "Abi", on se connaît depuis Monaco. On a toujours eu une bonne entente. C'est vrai que l'on est en concurrence mais on ne parle pas de cela. Si "Abi" joue, je serai le premier à lui donner des conseils. Si c'est moi, il sera le premier à m'encourager.

Comment évaluez-vous les chances de la France à l'Euro?

P.E. : Dans cette équipe, on a les qualités pour faire quelque chose de gros. Tous les joueurs jouent dans les plus grands clubs d'Europe avec les Lyonnais qui sont sept fois champions de France. On doit faire quelque chose, si on reste organisé. La France a des chances de gagner cet Euro. A nous de croire en notre potentiel, parce qu'il n'y a pas un joueur en équipe de France qui ne fait pas peur à l'adversaire.

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