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Le fiasco est total

Le fiasco est total
Par Eurosport

Le 18/06/2008 à 09:50Mis à jour

Battue par l'Italie (2-0), la France est éliminée dès le premier tour de l'Euro 2008 et termine à la dernière place du groupe C. Handicapés par la blessure de Franck Ribéry et l'expulsion d'Eric Abidal, les Bleus n'ont rien pu faire face aux Italiens, qua

FRANCE - ITALIE : 0-2
Buts : Pirlo (25e, sp) et De Rossi (62e)

Raymond Domenech imaginait déjà la fin. Le sélectionneur des Bleus savait bien que le Letzigrund de Zurich, là où tout avait mal commencé, avait de fortes chances d'être le terminus d'une équipe de France passée à côté d'un Euro qu'elle espérait radieux. "Infimes" étaient les chances de qualification de Bleus qui n'avaient jamais maîtrisé leur destin depuis une entame ratée face à la Roumanie (0-0). Ce que Domenech n'avait sans doute pas imaginé, c'est que le chemin vers l'enfer serait pavé d'autant de mauvaises intentions et d'obstacles.

Mardi, la France a été battue par une équipe d'Italie (2-0) qui lui était certainement supérieure. On n'en aura jamais la certitude. Privés de Franck Ribéry dès la 9e minute, réduits à dix après moins d'une demi-heure, les Français ont dû composer avec les éléments. Et avancer avec un fort vent de face qui a empêché cette équipe, devenue ordinaire par la force des choses, de surmonter l'obstacle. Un nul et deux défaites en trois matches. Les Bleus n'auront mérité qu'une chose : quitter la Suisse par la petite porte tandis que les Italiens, sauvés des eaux, disputeront les quarts de finale.

Sur la pelouse détrempée du Letzigrund, l'ancien Lyonnais aura également été à l'origine de la première occasion italienne, sur une tête contrée que Toni fut à deux doigts de transformer en or (4e). Eric Abidal aura mis un point final à son oeuvre personnelle en fauchant le même Toni en pleine surface de réparation. Penalty et carton rouge. Carton plein. Une offrande pour Andrea Pirlo et son sang froid (0-1, 25e).

Comme en 1992

De compliquée, la mission est alors devenue impossible. La tête dans le sac, les coéquipiers de Jean-Alain Boumsong - entré à la place de Nasri, qui avait déjà remplacé Ribéry... - n'ont jamais su s'en relever. Les minutes, qui ont suivi, ont même été terribles avec dans le rôle du bourreau, un certain Toni. Avec plus de réalisme, le puissant Bavarois aurait dû enterrer les Bleus avant la pause (28e, 29e, 30e). Fabio Grosso, aussi, aurait pu. Mais son coup franc a trouvé le montant d'un Coupet qui s'était bien détendu (44e).

Et les Bleus dans tout ça ? Réorganisés avec le seul Henry en pointe, Benzema et Govou dans les couloirs, ils n'ont jamais véritablement inquiété Gigi Buffon. Govou (20e), Henry (34e) et Benzema (49e) manquant de précision au moment d'armer. De Rossi ne se montrera pas beaucoup plus adroit quelques minutes plus tard. Mais le rugueux milieu de terrain de la Roma profitera d'une déviation bien involontaire d'Henry pour envoyer son coup franc au fond des filets de Coupet (2-0, 62e). Le coup fatal. La suite ne sera que littérature.

Comme en 1992, l'équipe de France sort du Championnat d'Europe des Nations par la petite porte et dès le premier tour. En 1992, l'Italie était absente de l'Euro. A cette époque, la Squadra Azzurra avait su trouver les forces pour se relever de cette période de vaches maigres en atteignant la finale de la Coupe du monde deux ans après. C'est tout le mal que l'on souhaite aux Bleus de Raymond Domenech. Ou de son successeur...

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