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Après France-Allemagne - 2016, génération Griezmann

2016, génération Griezmann

Le 08/07/2016 à 22:09

EURO 2016 – La France se cherchait un leader, un grand joueur. Elle l’avait sous ses yeux depuis deux ans et cet Euro l’a propulsé en chef de file de toute une génération. Si les Bleus ont changé de dimension en quelques semaines, ils le doivent à Antoine Griezmann.

Il est une vérité qui ne sera donc pas démentie. Pas cette année en tout cas. Chaque fois que la France va loin dans un tournoi international, disons jusqu’en demi-finale, elle le doit à un immense joueur. Ce fut le cas en 1958 avec Raymond Kopa, en 1982, 1984 et 1986 avec Michel Platini, en 1998, 2000 et 2006 avec Zinédine Zidane. 2016 s’inscrit dans la même veine.

Personne ne sait si Antoine Griezmann, puisque c’est bien de lui dont il s’agit, aura la même carrière que ses trois glorieux aînés. Et soyons honnête, il en est encore loin. Mais en cet été à la maison, il a pesé sur le destin des Bleus dans une compétition internationale comme seuls quelques joueurs l’avaient fait avant lui. Ils se comptent sur les doigts d’une main. Je vous laisse deviner lesquels.

Tout ceci est d’abord une affaire de chiffres. Six buts dans un seul tournoi, personne n’a fait mieux à l’Euro sauf… Michel Platini, on y revient. Et il lui reste encore un match. Après un début de tournoi timide, la suite a dessiné une montée en puissance implacable jusqu’à devenir immense dans les matches qui comptent. Un doublé en 8es de finale, un but et deux passes décisives en quart et un autre doublé en demi-finale face aux champions du monde allemands.

Antoine Griezmann face à l'Allemagne

Antoine Griezmann face à l'AllemagnePanoramic

Ne cherchez plus le fuoriclasse de cette équipe

Ces Bleus-là se cherchaient un leader depuis belle lurette. C’est ce qui leur avait manqué au Brésil. A force de louer le collectif avec des formules qu’ils ont appris par cœur : "La star, c’est l’équipe", "notre force, c’est le collectif", on aurait presque fini par y croire. Ce n’est pas tout à fait farfelu non plus sauf que sans "Grizou", le scénario de ce tournoi ne serait peut-être plus le même.

Son influence déborde de ses simples statistiques. Il est le genre de joueur autour duquel on construit un système. Car le 4-2-3-1 n’est pas le premier choix d’un Didier Deschamps accroché au 4-3-3 depuis trois ans. C’est l’explosion de son attaquant dans ce système qui l’a poussé à le maintenir. Quitte à déséquilibrer son équipe en déplumant son milieu.

Longtemps, nous avons cherché ce fuoriclasse. Le Portugal a Ronaldo, le Brésil a Neymar, l’Argentine a(vait ?) Messi, l’Allemagne a Neuer, l’Espagne a Iniesta. Et la France ? De Benzema à Pogba en passant par Ribéry, quelques candidats aux CV garnis se sont succédé. Beaucoup de grands joueurs, quelques espoirs scintillants aussi. Mais en grand championnat, aucun n’a explosé, sublimé le collectif pour le porter jusqu’en finale. Longtemps nous avons cherché alors qu’il était là, sous notre nez.

Antoine Griezmann face à l'Allemagne

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