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Après France-Suisse (0-0) : Rami : "C’était difficile pour les jardiniers, je le sais, je l’ai été"

Rami : "C’était difficile pour les jardiniers, je le sais, je l’ai été"

Le 20/06/2016 à 02:38Mis à jour Le 20/06/2016 à 02:39

EURO 2016 – Les Bleus ont fermement condamné l’état de la pelouse du stade Pierre-Mauroy et se sont réfugiés derrière les conditions de jeu pour expliquer leur prestation inégale face à la Suisse (0-0). En particulier Adil Rami, qui en connaît un rayon sur la question.

Ils avaient cru côtoyer le pire sur la pelouse franchement dégradée du Vélodrome. Mais non. Celle du stade Pierre-Mauroy était plus impraticable encore. Un champ de patates qui a rendu les appuis incertains et les rebonds capricieux. Le terrain de jeu n’a pas facilité la tâche des Français et des Suisses (0-0). Au moment d’analyser la rencontre, l’état de la pelouse a concentré l’attention et, surtout, les critiques.

"Les joueurs ont beaucoup de mérite, a pesté Didier Deschamps, un brin résigné. C'est désolant. Je ne sais pas qui est responsable. On est à peine à la fin des matches de poule et une pelouse dans un tel état, ce n'est vraiment pas une bonne chose." Voilà qui donne une excuse toute trouvée, et néanmoins valable, aux approximations des Bleus ce dimanche. "Il ne fallait pas prendre de risques dans le jeu, c’était compliqué de ressortir des ballons de l’arrière, a témoigné Moussa Sissoko. On a essayé de faire du mieux qu’on pouvait."

Cabaye à terre lors de France-Suisse

Cabaye à terre lors de France-SuissePanoramic

Le billard du Parc OL avant le "désastre du Vélodrome"

Les joueurs semblaient parfois marcher sur des œufs ou sur la réserve pour ne pas se livrer et risquer une glissade. Les grands gabarits, comme Paul Pogba, ne sont pas favorisés par ces conditions de jeu. Pas étonnant que le milieu de la Juve se soit si souvent retrouvé les fesses dans le gazon. Ou ce qu’il en restait. "C’était difficile pour les jardiniers ce soir, je le sais, je l'ai été", a rappelé Adil Rami dans un sourire qui masquait mal son agacement. L’ancien défenseur du LOSC s’est occupé des espaces verts de Fréjus lorsqu’il jouait en CFA entre 2003 et 2006. Il connaît le sujet : "C’est dur de jouer notre foot sur un terrain comme ça. Il faut essayer de jouer simple."

Yohan Cabaye a jugé la pelouse "difficile", Patrice Evra "catastrophique". Mais c’est Moussa Sissoko qui a semblé le plus "peiné" par ce sacré caillou dans la chaussure : "C’est la première fois que je joue sur une pelouse aussi déplorable." La première et peut-être pas la dernière. S’ils se qualifient pour les demi-finales, les Bleus savent déjà qu’ils devront remettre le couvert sur la pelouse du Vélodrome, ce "désastre", selon les mots utilisés de Didier Deschamps mercredi après le match contre l'Albanie. D’ici-là, l’équipe de France testera le billard du Parc OL en 8e de finale. Rare pelouse à la hauteur, avec celle du Parc des Princes, le gazon lyonnais n’offrira cette fois pas de porte de sortie aux Bleus en cas de prestation moyenne.

Moussa Sissoko a été performant face à la Suisse

Moussa Sissoko a été performant face à la SuissePanoramic

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