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Bleus - Kingsley Coman est le parfait supersub, mais ne lui dites surtout pas

Coman est le parfait supersub, mais ne lui dites surtout pas

Le 02/06/2016 à 08:45Mis à jour Le 02/06/2016 à 08:51

EURO 2016 – Kingsley Coman devrait débuter l’Euro dans la peau du premier recours en attaque. Un statut qui ne contente pas celui qui veut renverser l’ordre établi. Zoom sur un jeune homme très pressé.

Kingsley Coman n’a qu’une phobie : les araignées. Tout ce qui n’a pas huit pattes n’effraie pas l’ailier de l’équipe de France. Se présenter devant une bonne cinquantaine de journalistes au lendemain de la polémique née des propos de Benzema ? "Je ne vois pas pourquoi je devrais avoir peur. Ce n’est pas une partie de plaisir mais ça fait partie du job." Perdre Lassana Diarra, maillon essentiel du 4-3-3 à neuf jours de l’Euro ? "Je ne me sens pas perturbé." Coman est droit dans ses bottes. Décontracté mais sûr de lui, son visage, fermé, transpire la confiance en soi.

Il n’a objectivement pas beaucoup de raisons de douter de lui. Depuis son départ du PSG, les planètes s’alignent dans son sens. A Turin puis Munich, il a fini par s’imposer malgré son jeune âge (il fêtera ses 20 ans trois jours après France-Roumanie). En équipe de France, même constat. C’est lui a débloqué la rencontre face au Cameroun lundi d’une accélération conclue par une passe décisive pour Blaise Matuidi. Face à la Russie en mars, il avait signé son entrée en jeu d’un but plein de sang-froid.

Kingsley Coman avec Olivier Giroud

Kingsley Coman avec Olivier GiroudAFP

Loin des Sissoko, Cabaye et Gignac

Coman est du genre à prendre l’ascenseur quand ça se bouscule dans l’escalier. Sa trajectoire fulgurante pourrait finir par l’imposer dans le onze de Didier Deschamps. Il n’a porté le maillot bleu qu’à quatre reprises mais n’a pas peur de bousculer l’ordre établi. "Je n’envisage pas le statut de supersub [super remplaçant, NDLR]", a-t-il dégainé mercredi. Une prise de position qui tranche avec les discours policés des habituels coiffeurs. De Moussa Sissoko ("être dans les 23, c’est déjà une chance extraordinaire"), à André-Pierre Gignac ("j’ai un peu moins de talent que Giroud"), en passant par Yohan Cabaye ("pour moi, ce qui compte c’est de tout donner pour avoir du temps de jeu").

Ce n’est ni du temps de jeu, ni une place dans les 23 que vise aujourd’hui Coman. Mais apparaître sur la photo au coup d’envoi de France-Roumanie. Son ambition pourrait se heurter à son profil. Coman est un joueur de rupture. Son ADN : les accélérations, le dribble, les changements de rythme. "Il nous apporte ce qui nous manquait dans la percussion et le un contre un", a témoigné Blaise Matuidi. "Il est capable d’éliminer et de provoquer. Cette compétition va lui permettre de grandir, il est promis à un super avenir."

Kingsley Coman

Kingsley ComanAFP

Le portrait robot du supersub

Ses caractéristiques épousent à merveille le portrait-robot du joueur qui entre en fin de match pour tout envoyer valser. Lui-même l’a admis sans mal : "J’ai un style de jeu qui me permet de bien rentrer dans un match. Mais je me sens plus à l’aise quand je commence", s’est-il empressé d'ajouter pour dissiper les doutes. Dans l’esprit de Deschamps, Coman est bien un supersub. Il a débuté à Nantes mais Antoine Griezmann n’avait pas encore rejoint le groupe. Si la place d’Anthony Martial dans le onze est menacée, c’est par Dimitri Payet et la qualité des coups de pied arrêtés du Réunionnais. Cette fois, Coman va peut-être devoir apprendre la patience. Même si, à la vitesse où il va, il ne faut jurer de rien.

Kingsley Coman

Kingsley ComanAFP

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