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Deschamps : "Quand j’ai accepté d’être sélectionneur, ce n’était pas pour participer"

Deschamps : "Quand j’ai accepté d’être sélectionneur, ce n’était pas pour participer"

Le 09/07/2016 à 13:34Mis à jour Le 09/07/2016 à 17:55

Dimanche, Didier Deschamps dirigera les Bleus pour la première fois en finale d'une grande compétition. S'il est habitué à ces rendez-vous pas comme les autres, c'est la première fois qu'il l'abordera avec le costume sur le dos. Mais il ne changera pas sa manière de faire. Ses joueurs non plus, espère-t-il.

Didier Deschamps, vous avez amené cette équipe là où elle est aujourd’hui. Peut-on dire que vous êtes l’architecte...

DD : (il coupe) Ah, j’étais un maçon avant, j’ai des diplômes maintenant… (rires) Les joueurs sont des compétiteurs. Jouer un Euro est fabuleux. Ils ont fait ce qu’il fallait, ils ne lâchent rien et ça me plait. J’ai dû naitre comme ça certainement. Quand on est dans le sport loisir, c’est l’amusement qui prime. Au haut niveau, il n’y a rien de plus beau que de gagner. Après, le football n’est pas une science exacte. Mais quand on a le sentiment d’avoir tout donné, il n’y a pas de regret.

Comment prépare-t-on une finale de cette envergure ? On fait comme d’habitude ? On rend le moment exceptionnel ?

D.D. : Un peu des deux. Ce sont des moments exceptionnels, privilégiés et uniques car il y a un titre au bout. Il faut y penser... sans trop y penser et ne pas modifier ce qu’on a l’habitude de faire. En gros, il faut arriver au stade le plus décontracté en étant le plus concentré possible.

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Et vous, vu du banc…

D.D : La plus belle place, c’est sur le terrain quand on est actif. Sur le banc, il y a cette frustration de ne pas participer. Mais je ne peux plus de toute façon (sourire). Je ne ressens pas de pression, ni de stress mais de l’adrénaline. Il n’y a aucune onde négative.

Est-ce le match le plus important de votre carrière ?

D.D. : Quand j’ai accepté d’être sélectionneur, ce n’était pas pour participer. Est-ce le match le plus de toute ma carrière ? Je n’y pense pas. Ce qui est important, c’est le présent. Gagner des titres, c’est toujours difficile. Avec l’équipe nationale, c’est encore plus compliqué car il n’y en a que deux à remporter, avec les meilleurs en face. Les joueurs ont conscience de ça.

Les joueurs ont expliqué en début de tournoi qu’ils ressentaient une forme de pression parce qu’ils jouaient à domicile…

D.D. : Il faut dire que l’ouverture ressemblait à une finale… Il y a tellement d’attente depuis deux ans qu’on se prépare. C’est vrai que le contexte est particulier et j’aurai évidemment, avec mon staff, à parler de ça. Mais il n’y a pas de calcul à faire ou de film à se projeter dans la tête : les joueurs vont être à fond.

Didier Deschamps sur le banc de l'équipe de France lors de l'Euro 2016

Didier Deschamps sur le banc de l'équipe de France lors de l'Euro 2016AFP

Votre causerie d’avant-finale sera-t-elle différente des autres ?

D.D. : La causerie, c’est du plaisir, du bonheur. C’est un moment privilégié. Le contexte différent mais j’ai le temps de la préparer. J’apprécie cela. C’est le dernier moment avant de rejoindre le stade.

Quand les joueurs vont-ils apprendre s’ils jouent ou non ? Moussa Sissoko a dit qu’il qu’il ne l’avait pas appris avant de monter dans le bus en quart de finale…

D.D. : (malicieux) Non, c'est faux… Il a dit ça ? Les joueurs sont avertis suffisamment à l’avance mais ils ne vous le disent pas… des fois. Ils sont malins, ils ne disent pas toujours ce que vous voulez entendre.

Propos recueillis par un de nos envoyés spéciaux auprès des Bleus, Maxime DUPUIS

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