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Le Griezmann du Brésil a bien grandi : "C’est chiant, mais je reviendrai plus fort"

Le Griezmann du Brésil a bien grandi : "C’est chiant, mais je reviendrai plus fort"

Le 11/07/2016 à 13:19Mis à jour Le 11/07/2016 à 13:20

EURO 2016 – Deux ans après les larmes du Maracana, Antoine Griezmann ne s’est pas apitoyé sur son sort dimanche soir à Saint-Denis. A l’issue de la finale perdue face au Portugal (0-1 a.p.), il n’avait qu’une obsession : revenir encore plus fort.

Quand André-Pierre Gignac s’est écroulé, quand Anthony Martial s’est retourné pour ne pas voir ça, quand Christophe Jallet, Bacary Sagna et Blaise Matuidi ont fondu en larmes, lui a planté ses yeux sur les vainqueurs. Au moment de la remise du trophée, Antoine Griezmann a observé les Portugais. Derrière le banc de touche, au plus près de la bande à Ronaldo, il s’est tenu là, droit, seul, alors que ses équipiers, le regard embué de larmes, faisaient tout pour ne pas voir ça. Cet Euro a consacré le Madrilène comme le patron de cette équipe de France. Ce dimanche, même s’il n’a pas marqué la finale de son empreinte, il s’est comporté comme tel après la rencontre.

En 2014, au Brésil, après la sortie de route face à l'Allemagne, Griezmann était inconsolable. Il n’avait pas réussi à endiguer son torrent de larmes face aux journalistes, une heure après le coup de sifflet final. Rien de tout cela cette fois-ci. Il fut le premier à se présenter devant la presse avec un discours franc et offensif. Il a contenté chaque micro là où il lui arrive si souvent d’expédier l’affaire avec deux ou trois poncifs. Griezmann a grandi. Très vite.

" Prouver que cette génération a de l’avenir"

"On est tous un peu énervés, c’est triste", a-t-il concédé. "On aurait dû gagner cet Euro mais c’est le foot. Parfois il te donne, parfois il t’enlève. Il faut revenir plus fort et être prêt pour les qualifications. On veut prouver que cette génération a de l’avenir." Un discours qui tranchait avec ceux des Bleus qui lui succéderont. Sa peine est réelle, mais l’ambition est toujours là.

Si Blaise Matuidi et Didier Deschamps ont évoqué la fatigue comme l’une des raisons de la prolongation ratée des Bleus, Griezmann s’est montré très clair : "On a joué une finale de l’Euro, il n’y a pas de fatigue dans ces moments-là. Celui qui était fatigué, il n’avait qu’à demander à sortir." Pas question de s’apitoyer. D’ordinaire si réservé dans ses réponses, il a profité de cette défaite douloureuse pour aller à l’encontre de cette image lisse qu’il cultive face aux micros. Un vrai virage à 180° degrés pour celui qui a été élu meilleur joueur du tournoi.

Antoine Griezmann après France-Portugal

Antoine Griezmann après France-PortugalAFP

" Le Ballon d’Or, ça y est, c’est fait"

Pour le Ballon d’Or, en revanche, il faudra repasser. S’il avoue y avoir pensé, le train est passé. "Cristiano a remporté les plus grandes compétitions, ça y est, c’est fait", a-t-il jugé. "Si mon tour doit venir, il viendra." L’ambition, toujours. A 25 ans, Griezmann sait mieux que quiconque que cette défaite n’est pas une finalité.

Et même s’il a accumulé les désillusions, même s’il a enchaîné les défaites en finale de la Ligue des Champions puis de l’Euro, il préfère passer outre : "C’est chiant, bien sûr. Mais je reviendrai plus fort en club et en sélection." Et soudain, tout s’est éclairé. Si Griezmann est resté planté devant la remise du trophée, c’était avant tout pour donner rendez-vous. Persuadé que la fois prochaine, ce sera enfin son tour.

Didier Deschamps console Antoine Griezmann

Didier Deschamps console Antoine GriezmannAFP

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