Les tops

  • Donnarumma, mamma mia…
Pour son premier grand tournoi, Gianluigi Donnarumma prouve match après match qu'il a l'étoffe d'un grand. Efficace sur ses horizontales, souverain dans les airs, le futur gardien du PSG a soulagé un onze transalpin au bord de l'asphyxie en dégageant la sérénité qui manquait à ses coéquipiers. Et même si son jeu au pied n'a pas toujours été efficient, c'est une de ses relances rapides qui a déclenché l'ouverture du score. Mais il a surtout sorti le tir au but d'Alvaro Morata. Il est le héros du soir et pourrait bien succéder à un autre Gianluigi dans les cœurs italiens dimanche soir…
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  • Un vrai régal
De l'intensité, des courses folles, une justesse technique implacable : cette demi-finale fut un régal. Grâce à l'Espagne d'abord. Incroyable de maîtrise et de générosité, elle a complètement éteint son adversaire du soir grâce à son envie débordante. Il y avait finalement peu de stars ce mardi à Wembley, aucun Ballon d'Or en puissance mais du cœur, du talent et des tripes. Bien sûr, il a parfois manqué des attaquants plus chirurgicaux mais tout le reste fut parfait ou presque. On n'attendait pas forcément les deux cousins latins dans le dernier carré mais ils ont rappelé pourquoi ils avaient toute leur place en demi-finale.
  • Pedri de talent
Et dire qu'il n'a que 18 ans ! Match après match, c'est difficile d'y croire tant il semble comme un poisson dans l'eau au plus haut niveau. Le petit milieu de terrain du FC Barcelone a encore signé une masterclass pour cette demi-finale. Loin d'être étouffé par l'enjeu, il a brillé de mille feux. C'est simple, il était partout et n'a presque rien raté. A la récupération, à la baguette pour orienter le jeu ou encore au pressing pour tenter de limiter Jorginho, Pedri s'est occupé de tout pour contrôler le tempo de ce match, même s'il a levé le pied sur la fin. Si la Roja a imposé sa maîtrise technique, il y est pour beaucoup. Et dire qu'il n'a que 18 ans !
  • Le sauveur s'appelle Chiesa
Quand il fait parler la puissance de ses jambes, cela fait des ravages dans les arrière-gardes adverses. Et on l'a encore vu ce mardi soir. Mais surtout, Federico Chiesa a su trouver le moyen de sortir la tête de l'eau de la Squadra Azzurra, qui n'en finissait plus de souffrir face à la maîtrise de la Roja. Sa frappe enroulée du droit pour ouvrir le score est un bijou. Et a tout changé dans ce match. Sans avoir trop de ballon pour faire parler son talent, il a su être déterminant sur son côté et profiter de la moindre occasion qui s'est présentée pour faire mal à la défense espagnole. Et si l'Italie est en finale, elle peut lui dire merci.

Federico Chiesa, unique buteur italien

Crédit: Getty Images

Les flops

  • La maladresse des attaquants espagnols
Alvaro Morata a cru sauver le match avec son joli but pour égaliser. Mais le buteur de la Juventus a ensuite manqué son tir au but. Comme son partenaire Dani Olmo quelques minutes avant qui a envoyé sa tentative dans les nuages. Et ça résume assez bien le match des attaquants espagnols. Malgré la nette domination technique de leur équipe, ils n'ont pas su concrétiser la maîtrise de la Roja sur cette demi-finale.
Ils n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts à l'image d'un Olmo très omniprésent. Mais ils ont fait preuve d'une maladresse coupable. Entre l'ailier du RB Leipzig ou encore Mikel Oyarzabal, les attaquants espagnols ont gâché énormément d'occasions. Beaucoup trop pour un match de ce niveau. Or ce qu'on demande à des attaquants, c'est aussi et peut-être surtout de conclure. Et au final, le but d'Alvaro Morata ne fera pas oublier leur maladresse.

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  • La flamboyante Italie devenue laborieuse
On n'a pas reconnu l'Italie. Avec seulement 30% de possession et un milieu de terrain en souffrance, les hommes de Mancini ont peiné. A la recherche de leur second souffle tout au long des 120 minutes, ils ont bien exploité leurs rares situations. Pour le reste, ce fut une toute petite Italie et jamais une démonstration. La masterclass face aux Belges semble bien loin. La Squadra s'en est sortie à l'italienne par un petit miracle et un trou de souris. L'Italie a-t-elle accepté la supériorité espagnole pour revenir à son ADN ? Ou a-t-elle payé les efforts consentis jusqu'ici ? Ce qui est certain, c'est qu'il lui faudra retrouver du jus et de la maîtrise pour aller au bout dimanche.
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