Il paraît qu'"il n'y a plus de petites équipes", selon le mantra de Didier Deschamps. Il existe pourtant des sélections qui enquiquinent plus que d'autres les Bleus. Et il se trouve qu'elles culminent rarement au-dessus de la 20e place du classement FIFA. Les Bleus ont perdu leurs deux dernières rencontres face à la 29e (Turquie) et la 54e (Finlande) nations mondiales en rencontrant dans l'intervalle des équipes du calibre de l'Allemagne, de l'Uruguay, de la Croatie ou du Portugal.
Un paradoxe résumé en cinq jours d'Euro : la machine de guerre à Munich s'est métamorphosée en charriot de fortune à Budapest. Alors forcément, les Bleus finissent par connaître la chanson : une petite équipe, enthousiaste à l'idée de jouer la France, regroupée sur son but et parfois portée par un peuple qui rêve du scalp des champions du monde. Les Bleus étaient déjà tombés dans le panneau face à la Turquie à Konya en juin 2019 (2-0) lors de la plus mauvaise prestation de l'ère Deschamps. Ce fut à peine mieux à Budapest.
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Deschamps s'est-il trompé face à la Hongrie ?

Rebelote en 8e ?

Depuis mercredi pourtant, le traquenard était parfaitement identifié, tout le monde ne parlait que de ça : la chaleur, le stade plein, l'orgueil de la Hongrie. Et tout s'est déroulé comme l'espérait la 37e nation mondiale qui a fêté ce nul comme d'autres fêtent un trophée. A force, l'équipe de France n'a plus le droit d'être surprise. Parfois, si les Bleus ouvrent rapidement le score, la machine roule toute seule. Souvent, ils tournent en rond, s'obstinent, se cassent les dents comme face au Luxembourg en 2017 (0-0) ou en Biélorussie (0-0) un an plus tôt.

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Et de temps en temps, ils y laissent des plumes. En tournoi, elle a déjà frôlé la catastrophe face à l'Australie (2-1) en Russie, face à la Roumanie (2-1), l'Albanie (2-0) ou la République d'Irlande (2-1) lors de l'Euro 2016. Le point arraché au Ferenc-Puskas assure l'essentiel et quasiment la qualification. Mais s'ils terminent premiers de leur groupe, il y a fort à parier que les Bleus devront, encore, faire face à ce genre d'opposition.
En l'état, ils affronteraient la Suisse, la Finlande ou l'Autriche pour un sacré mal de crâne. C'est une évidence, cette équipe aime les sommets. Elle aime jouer en bloc, priver l'adversaire de solution, imposer un défi physique et jouer sur la vitesse de ses flèches pour prendre à revers des défenses trop hautes.

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La nécessité d'un plan B

Face à ceux qui refusent le combat, ce n'est plus son ADN et il manque un plan B. Les états de service et les certitudes des champions du monde semblent tout d'un coup s'évaporer. Quelles sont les solutions offertes à Deschamps dans cette configuration précise ? Sans doute le milieu à trois compte-t-il un homme en trop, ce fut le cas samedi. Elargir le jeu avec un Ousmane Dembélé ou plus sûrement un Kingsley Coman reste une solution envisageable. Si Deschamps craint le déséquilibre, il faudra sans doute prendre plus de risque ou s'attendre, encore, à souffrir plus que de raison.
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