Bravo aux Danois, mais tout (ou presque) est de notre faute : au lendemain de leur gros raté contre les Scandinaves en ouverture de l'Euro (1-0), les Espoirs français ont assumé vendredi leurs responsabilités et leurs insuffisances, qu'ils assurent savoir comment gommer dimanche face à la Russie. "C'est nous. On s'est mis dans la galère tout seuls. On n'a pas fait ce qu'il fallait, ce qui était prévu", a expliqué le défenseur Wesley Fofana aux médias français présents en Hongrie, dont l'AFP.
Il n'y avait rien
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Que fallait-il donc faire pour secouer ces Danois, costauds, organisés et mis en confiance par deux ans sans défaite ? "Mettre beaucoup de rythme, les contourner", a expliqué Fofana. "Pour ça, on devait aller vite d'un côté à l'autre, faire beaucoup de courses et ça, on ne l'a pas fait. On les a laissés dans le confort. Ils ont tranquillement coulissé de droite à gauche et à aucun moment on ne les a déstabilisés", a ajouté le défenseur de Leicester, lui-même assez emprunté au poste de latéral droit, qu'il n'avait plus occupé depuis la saison dernière à Saint-Etienne.
Un peu peureuse, très scolaire, la sélection française s'est beaucoup passé le ballon latéralement et n'a trouvé que quelques minuscules espaces, par Gouiri à gauche, ou dans l'axe à l'entrée d'Ikoné, que Sylvain Ripoll aurait pourtant aimé préserver tout le match. "Nos cheminements étaient très lents dans les 30 derniers mètres. On n'avait jamais ce temps d'avance qui permet de mettre l'adversaire en difficulté", avait déjà dit le sélectionneur vendredi après le match.

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Regard sombre à l'issue de l'entraînement organisé dans la matinée pour les remplaçants de vendredi sur l'un des terrains du stade municipal de Bük, Ripoll n'avait rien changé à son diagnostic et pestait encore contre le match très terne des siens. "Il n'y avait rien", a résumé l'ancien coach de Lorient, alors que sur le terrain d'à côté, les Danois débutaient eux leur séance dans la bonne humeur de ceux qui ont chipé trois points aux grands noms.
Maintenant, on va foncer
Car les Français le savent bien, ils ont débarqué en Hongrie avec une pancarte d'équipe favorite grosse comme la réputation des clubs où ils évoluent, Séville, Leicester, AC Milan, Monaco, Paris SG, Marseille, Lille... "On sent qu'il y a beaucoup d'attente autour de nous mais je ne dirais pas que c'est une pression. On sait ce qu'on a à faire, on sait qu'on a la qualité. C'est à nous de répondre présent", a expliqué Fofana. "On a l'équipe pour surmonter ça, pour passer outre. Si les adversaires restent en bloc bas et se mettent à 11 derrière, c'est à nous de trouver les solutions et faire ce qui est juste pour contourner ça", a-t-il ajouté.
Car le schéma du match de vendredi à Szombathely pourrait se répéter contre la Russie dimanche et l'Islande mercredi. Avec deux qualifiés par groupe pour la phase finale, les Espoirs n'ont encore rien compromis. Mais ils n'ont plus de joker. Les absences de Reine-Adelaïde, Aouar et Diaby, trois éléments offensifs et créatifs, ont sans doute aussi posé, d'autant que Camavinga, qui évoluait plus haut que Guendouzi et Kamara au milieu de terrain, n'a pas réussi à faire le lien avec ses attaquants. Mais pour Fofana, la solution est de toute façon ailleurs, dans "l'agressivité", "l'intensité", "le rythme", "le dépassement de soi".
"Après le match on était déçus, mais direct on a discuté, on s'est dit les choses, que c'était de notre faute et qu'on n'avait pas fait ce qu'il fallait. On a un match dimanche, il faut aller le gagner et il va falloir changer des choses. Ce qu'on a fait, il ne va pas falloir le reproduire. Maintenant on va foncer", a-t-il assuré.
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