Getty Images

Pour que l'histoire soit encore plus belle

Pour que l'histoire soit encore plus belle
Par AFP

Le 26/06/2019 à 22:30

EURO U21 - L'objectif intermédiaire, demi-finale et qualification pour les JO, a été atteint mais l'équipe de France Espoirs veut voir plus loin et croit toujours en ses chances de gagner l'Euro, ce qui passe par un succès jeudi à Reggio d'Emilie contre la redoutable Espagne.

Pourquoi ces poings serrés, ces bras levés et ces cris de joie lundi à Cesena après le match nul face à la Roumanie ? Pour la qualification pour les Jeux de Tokyo en 2020 ou pour celle pour la demi-finale de l'Euro jeudi ? L'intérêt réel de ces jeunes footballeurs pour les JO est parfois difficile à évaluer, certains savent qu'ils n'y seront sans doute pas et Kylian Mbappé s'est chargé d'occuper l'espace mardi sur ce sujet.

Alors, le groupe de Sylvain Ripoll était sans doute surtout heureux de poursuivre son parcours en Italie, conscient de ne pas avoir marqué les esprits par sa qualité de jeu mais satisfait d'avoir échappé au jeu de massacre de cette phase de poules à quatre qualifiés sur 12, qui a laissé sur le carreau des équipes du calibre de l'Angleterre ou de l'Italie. "Il y a encore des choses à améliorer. Tant mieux, ça nous donne de la marge", a résumé mardi Marcus Thuram, l'appelé de dernière minute, qui jouera cette demi-finale à 30 kilomètres de Parme, sa ville natale.

Ivan Sunjic tacle Jonathan Ikoné lors de France-Croatie / Euro espoirs 2019

Ivan Sunjic tacle Jonathan Ikoné lors de France-Croatie / Euro espoirs 2019Getty Images

Sur la pelouse du Mapei Stadium, que la canicule aura transformé en fournaise (32 degrés annoncés au coup d'envoi à 21h00), Thuram et les Bleuets vont donc retrouver l'Espagne. Finalistes de la dernière édition, vainqueurs en 2011 et 2013, les Espagnols sont des habitués de ces hauteurs dans les compétitions de jeunes et partiront favoris, même si l'idée n'emballe pas le gardien Paul Bernardoni. "Ca ne veut rien dire, ça. Un match de foot ça peut aller dans tous les sens et nous, on veut aller en finale", a-t-il dit avant que l'arrière gauche Malang Sarr rappelle que les Espagnols, eux aussi, avaient connu des difficultés : "Même l'Allemagne, même l'Espagne ont eu des périodes où elles ont dû subir et faire le dos rond. C'est le foot, c'est comme ça".

"Etre tueurs"

De fait, les Espagnols se sont relevés d'une défaite inaugurale face à l'Italie (3-1) où ils ont joué une première demi-heure de rêve, en battant la Belgique de justesse (2-1) puis en écrasant la Pologne (5-0). Dans leurs rangs, le milieu offensif du Real Madrid Dani Ceballos, incroyable d'aisance technique, a parfois semblé venir d'une autre catégorie et sera l'un des principaux dangers pour une défense française qui a bien tenu le coup jusqu'ici.

Au point d'apparaître comme la première arme des Bleuets, pas très convaincants dans le jeu collectif et dont l'attaque est émoussée par les forfaits de Martin Terrier et Jonathan Bamba, ainsi que par la blessure de Moussa Dembélé, qui pourrait toutefois faire son retour jeudi. "Dans le jeu c'est parfois un peu compliqué. Je pense qu'il faut qu'on s'appuie sur notre solidité défensive et qu'on essaie de faire des coups quand on peut et être tueurs comme on l'a souvent été", a ainsi reconnu Bernardoni.

Pour affronter une équipe qu'il juge "très technique et très mature", le sélectionneur Sylvain Ripoll rappelle, lui, qu'il devra compter avec "un peu moins de récupération", 48 heures tout de même, ce qui n'est pas rien compte tenu de la chaleur. Lors de ces trois premiers matches compliqués, les Bleuets ont au moins montré qu'ils avaient du caractère. Et ils veulent plus que le dernier carré. "Si on s'arrête là, non, ça ne serait pas une compétition réussie", a ainsi assuré le défenseur central Dayot Upamecano. "On doit aller chercher la victoire contre l'Espagne."

Dayot Upamecano

Dayot UpamecanoGetty Images

Pariez sur le Football avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0