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Blanc prendra zéro risque

Blanc prendra zéro risque
Par Eurosport

Le 08/10/2011 à 16:02Mis à jour Le 08/10/2011 à 17:07

Confronté à de nouvelles incertitudes sur l’état de ses troupes (Evra et Cabaye en plus d’Abidal et Gameiro), Laurent Blanc s’est donné jusqu’à dimanche soir pour construire son onze de départ et éventuellement rappeler de nouveaux joueurs. Il n'envisage que des joueurs à 100% pour France-Bosnie.

Samedi matin, au lendemain de France - Albanie, seuls sept joueurs impliqués sur le match de la veille ont pu suivre un décrassage normal. Rémy, Nasri, Martin, Debuchy, Malouda, Kaboul et Lloris sont frais et dispos pour remettre ça contre la Bosnie mardi, en plus de Cissé, qui a eu le privilège de travailler avec le ballon. Les autres ? En soin. Si l’alerte a été levée concernant Rami (pointe derrière une cuisse), Laurent Blanc doit envisager de construire un onze sans Cabaye ni Evra, sortis en cours de jeu, voire Abidal, toujours en phase de reprise. Le verdict de l’IRM devrait rapidement parler pour le joueur de Newcastle (cheville gauche). Evra (cuisse gauche) a semble-t-il plus de chances mais s’engage dans une course contre la montre. Quant à Abidal (contracture au biceps fémoral), le Barça aurait déjà réglé son cas si cela ne dépendait que de lui. Gameiro (genou) lutte, lui, contre des douleurs qui le handicapent depuis plusieurs semaines. Faut-il préciser que ces interrogations s’ajoutent aux forfaits de Benzema, Sagna, Matuidi et aux indisponibilités de Mexès, Sakho et Diaby ?

"Jusqu'à mercredi matin, chaque fois que le doc tapait à ma porte, c'était pour un forfait, je n’ai pas pu dormir, s’amusait le sélectionneur samedi. Il a fallu bien réfléchir, et ce sera encore le cas sur les 24 heures qui vont passer. On va avoir le point médical, l'examen clinique, et le ressenti personnel du joueur, qui est quand même important". Sur ses incertains, Blanc s’est fixé jusqu’à dimanche soir pour prendre une décision définitive. "S'ils ne sont pas à 100% pour l’entraînement lundi, je ne vois pas comment ils peuvent faire un match international, relève-t-il. Il va bien falloir réfléchir, ceux qui seront alignés dès le départ seront aptes médicalement et physiquement pour le match. Il ne va pas falloir prendre de risque à ce niveau, ça mettrait le collectif en danger et j'ai horreur de ça."

"Tu peux jeter à la poubelle ce que tu avais imaginé..."

Comme si l’impatience autour d’Abidal, notamment, était devenue trop irrationnelle à ses yeux, Laurent Blanc a fait comprendre que s’il croyait au talent de son staff médical, il avait moins foi en tel ou tel miracle. "Vous oubliez souvent que ce sont des joueurs qui ne se sont pas entraînés normalement, certains durant dix jours", a-t-il notamment lâché à la presse. Interrogé sur le nombre de risques qu’il pouvait être susceptible de prendre pour un match aussi important que France - Bosnie, le sélectionneur s’est étonné qu’on le soupçonne d’envisager autant d’incertitude. "Si le joueur dont tu n’es pas sûr qu’il est à 100% se blesse au bout de cinq minutes, commet tu fais ? Un seul risque, ça fait déjà beaucoup."

Alors que les remplaçants potentiels se disent disponibles (Réveillère, Mathieu, Martin, A. Diarra), alors, aussi, que Kaboul, Gomis et Rémy ont oeuvré avec fiabilité au Stade de France, Blanc a assez d’atouts en main pour afficher la force tranquille avec laquelle il avait ouvert le stage de Clairefonaine. "La solution, dans cas cas-là, est de se resserrer et ne pas s'éparpiller, c'est ce qu'on a fait". L’absence de suspendu important, et notamment M’Vila, aide le staff technique à ne pas se considérer comme totalement poissard. "On avait prévu de protéger ceux qui avaient des cartons (NDLR : en les faisant sortir tôt), mais quand tu perds encore deux joueurs en une mi-temps, tu peux jeter à la poubelle ce que tu avais imaginé. J'aurais souhaité préserver Yann contre l’Albanie, mais si je le remplaçais par un autre qui risquait aussi d’être suspendu (A.Diarra), c’était inutile". Pendant sa conférence de presse, Blanc n’a pas livré ses plans de jeu, mais il a dit le plus grand bien de Nasri, Martin, M’Vila et Rémy... Et on a vite compris que les Bleus avaient obtenu contre l’Albanie ce qu’ils étaient venu chercher : le surcroît de confiance nécessaire pour aborder la finale contre la Bosnie. Le reste n'appartient qu'à la vie normale des sélections. Parole d'un joueur-clef de l'équipe de 1998 suspendu pour la finale contre le Brésil.

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