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Cissé : "Ça me touche"

Cissé : "Ça me touche"
Par Eurosport

Le 08/10/2011 à 03:06Mis à jour Le 09/10/2011 à 17:00

Pour son retour en Bleu, Djibril Cissé a été réclamé puis ovationné par le Stade de France lors de son entrée face à l’Albanie (3-0). Un accueil auquel l’attaquant ne s’attendait pas et qu’il a du mal à l’expliquer. "Ça me touche après beaucoup de galères. Je me sens boosté", assure-t-il toutefois.

Djibril Cissé a-t-il entendu la déclaration d’amour du Stade de France ? "Forcément !" Et comment pourrait-il en être autrement ? Chaleureusement accueilli lors de la présentation des équipes, quand Alou Diarra et Patrice Evra se faisaient siffler, il a ensuite été réclamé à plusieurs reprises par le public lorsqu’il est sorti du banc pour aller s’échauffer (58e, 64e, 75e). Il a même eu le droit à une ovation lorsque Laurent Blanc lui a donné gain de cause en le faisant entrer en jeu à la 80e minute à la place de Bafétimbi Gomis. "C’est beau. Ça me fait vraiment plaisir, a-t-il réagi en sortant des vestiaires avec le sourire toujours accroché au coin des lèvres. Je me sens boosté et encore plus prêt à me mettre à la disposition du coach". Après plus d’un an d’absence, un tel accueil a encore plus de saveur : "ça me touche parce que j’ai eu beaucoup de galères avec l’équipe de France. Alors quand il y a un peu de soleil, ça fait du bien".

Mais Cissé lui-même ne s’y attendait pas. S’il se souvient qu’il avait également eu droit à un "bon accueil" contre l’Espagne en mars 2010, l’attaquant avait jusque-là plutôt été habitué aux sifflets de la part des supporters de Saint-Denis. "C’est plus agréable d’être accueilli comme ça que d’être sifflé mais bon…", avoue-t-il. Mais comment expliquer une telle côte de popularité ? "Il faut le demander aux 65.000 personnes qui étaient là", botte d’abord en touche l’ancien Auxerrois avant de tenter une explication. "Je ne sais pas. Peut-être parce que j’ai clamé haut et fort mon amour pour l’équipe de France, avance-t-il sans certitude. J’ai clamé que j’allais tout faire pour revenir. C’est peut-être ma détermination et mon envie qui ont plu aux gens. Ils veulent des joueurs qui ont envie de représenter leur pays".

Blanc : "Ça n'est pas du vent, c'est réel"

Samedi matin, Laurent Blanc, d'abord "chambreur", a tracé le même sillon : "Je lui ai demandé si ça lui avait coûté beaucoup d'argent et combien il avait d'amis en tribunes, s'amuse le sélectionneur avant d'être plus sérieux. C'est beau. Je pense que les gens ressentent son amour pour l'équipe nationale. Ce n'est pas du vent, c'est réel." Le fait qu’il ait quitté l’OM et qu’il ait retrouvé des couleurs au Panathinaïkos avant de rejoindre la Lazio n’y sont sans doute pas non plus totalement étranger. Car on doute que ce soit pour voir sa nouvelle coupe de cheveux. Quoi qu'il en soit, les copains ont également apprécié l'hommage. Loïc Rémy en tête : "Les joueurs ont tendance à dire qu'ils font abstraction de ce qui se passe autour mais là pour la plupart, ça nous a interpellé, ça a dû faire énormément plaisir, c’était un bel hommage rendu hier. Il y a une vraie communion avec le public, et quand on fait le bilan de tout ce qui s'est passé depuis un an, il y a une nette évolution dans la communication entre nous et le public, mais on joue à domicile, il faut qu’on ait les gens avec nous."

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Titulaire pour " l e vrai match" ?

A 30 ans, Cissé doit également embrasser un rôle de guide peu habituel pour lui. Il doit encadrer cette nouvelle génération. "Oui parce que je suis l’un des plus anciens. Mais les mecs sont matures malgré leur jeune âge. Ils sont assez intelligents pour se gérer eux-mêmes et savoir que la situation est vraiment importante, qu’il faut se qualifier à tout prix mardi. Il n’y a pas d’autre choix". "Agréablement surpris" par cette nouvelle équipe de France, il a assisté à "un très beau match avec trois buts". "Ce qui nous manquait, c'était de marquer des buts et prendre confiance. C’est chose faite", estime-t-il. Mais hors de question de "s’enflammer". "Le vrai match, ce sera mardi", prévient-il. Et Laurent Blanc n'exclut d'ailleurs pas de l'aligner. "Tout et possible, il fait partie des joueurs aptes qui ont envie et qui marquent, cela fait beaucoup d'éléments", estime le patron des Bleus. Mais qu’il soit titulaire ou pas, Cissé affichera encore un état d'esprit irréprochable. "On ne va pas calculer. On va tout faire pour gagner. Je fais confiance au sélectionneur. Il va tout faire pour aligner la meilleure équipe et une équipe pour gagner, pas pour faire un match nul. Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne", rappelle-t-il. Aux yeux du public, Cissé, lui, a déjà tout gagné.

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