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L'Italie sous le choc

L'Italie sous le choc
Par Eurosport

Le 13/10/2010 à 09:13Mis à jour Le 13/10/2010 à 17:35

La nuit a été difficile dans la foulée d'Italie-Serbie, arrêté à la 7e minute suite aux incidents provoqués par les supporters serbes. Des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et les Serbes. Bilan: 17 arrestations, 16 blessés dont deux graves. Et la presse italienne est très remontée.

Une nuit à oublier et qui ne restera pas sans lendemain. Mardi soir, les supporters serbes ont montré leur pire visage lors du match des qualifications pour l'Euro 2012 entre l'Italie et la Serbie à Gênes. Après avoir forcé l'arbitre à arrêter le match au bout de six minutes en raison des lancers de fumigènes en direction de la pelouse et du public italien, ils se sont encore tristement illustrés pendant la nuit.  A la sortie du Stadio Luigi Ferraris, les 1 600 serbes sont sortis sous escorte et des bagarres ont éclaté avec la police. Au total 16 personnes ont été blessées dont deux grièvement et 17 supporters serbes ont été arrêtés durant la nuit. Selon les services de secours, l'un des blessés est un carabinier qui souffre d'un traumatisme crânien tandis qu'un supporter serbe a été hospitalisé avec un traumatisme facial. Le calme n'est revenu que plus tard vers 04h00.

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Prandelli a pensé au Heysel

Ce matin, le monde du sport est sous le choc. Tous les journaux transalpins condamnent ce triste spectacle où la bêtise a pris le dessus sur le sport. "On s'est rendu à lui", titre Le Corriere dello Sport, qui montre l'un des supporters serbes les plus excités. Ce dernier a ensuite été arrêté par la police, confondu par ses tatouages... "Les bêtes", enchaîne La Gazzetta dello sport, qui évoque aussi le même hooligan. "Nous voulions vous parler d'une partie de foot. Au lieu de ça, nous devons écrire sur un acte honteux. C'est triste à dire mais le héros de la soirée c'était lui. L'homme en noir. La bête", ajoute le quotidien sportif. "Serbie, quelle honte", lâche Tuttosport. "Le match a été volé par une bande d'idiots", estime de son côté La Repubblica. En Serbie, les quotidiens n'ont pas été en reste. C'est "la plus grande honte du sport serbe", a titré à la Une le quotidien Politika. "Ces images de jeunes cagoulés (feront) rougir de honte toute la nation", renchérit Vecernje novosti.

De son côté, le sélectionneur italien Cesare Prandelli a expliqué que cette soirée lui a rappelé le drame du Heysel qu'il a vécu comme joueur en 1985 (où 39 personnes étaient mortes avant la finale de C1 entre la Juventus et Liverpool). "Quand j'ai vu les ultras essayer de briser la vitre (séparant les supporteurs adverses, ndlr) et les gens qui s'enfuyaient terrorisés, j'ai pensé au pire, au fait que la violence de quelques uns peut mettre en échec un match de football et une ville entière. Il suffit de peu pour que ça se transforme en tragédie..." L'UEFA devrait maintenant s'activer. Sur le plan sportif, la Serbie devrait être sanctionnée. Elle pourrait perdre le match sur tapis vert.

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