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Platini affirme n'avoir "strictement rien à se reprocher"

Platini affirme n'avoir "strictement rien à se reprocher"
Par AFP

Le 18/06/2019 à 18:22Mis à jour Le 18/06/2019 à 18:48

COUPE DU MONDE 2022 - L'ancien président de l'UEFA, Michel Platini, a été placé en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête pour corruption sur l'attribution du Mondial au Qatar.

Michel Platini est de nouveau sous l'œil du cyclone. Selon les informations de Mediapart confirmées par Le Monde, l'ancien président de l'UEFA a été placée en garde à vue dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), mardi à Nanterre pour être entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête diligentée par le parquet national financier (PNF) "visant des faits présumés de corruption active et passive de personne n’exerçant pas de fonction publique" dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Face à ces soupçons de corruption, Michel Platini affirme n'avoir "strictement rien à se reprocher et affirme être totalement étranger à des faits qui le dépassent", ont indiqué mardi les conseils de l'ex- patron de l'UEFA.

Platini est "confiant pour la suite"

Il "ne s'agit en aucun cas d'une arrestation, mais d'une audition comme témoin dans le cadre voulu par les enquêteurs, cadre qui permet d'éviter que toutes les personnes entendues, puis confrontées, ne puissent se concerter en dehors de la procédure", peut-on encore lire dans ce communiqué. Michel Platini "s'exprime sereinement et précisément, répond à toutes les questions, y compris celles sur les conditions d'attribution de l'Euro 2016, et a fourni des explications utiles". "Il est absolument confiant sur la suite", concluent ses conseils.

Le même jour, le 2 décembre 2010, le Mondial 2018 avait été attribué à la Russie (face notamment à l'Angleterre éliminée dès le 1er tour) et à la surprise générale, le Mondial 2022 au Qatar, vainqueur au dernier tour face aux États-Unis. La désignation de ce richissime émirat gazier, où les températures brûlantes en été rendent la pratique du football difficile voire impossible, avait immédiatement déclenché des soupçons de corruption, et été l'un des déclencheurs de la grave crise qui a secoué la FIFA à partir de 2015.

Michel Platini

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Pour Blatter, il s'agit d'un "arrangement diplomatique"

En octobre 2015, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter avait ajouté à la polémique en mettant en cause la France. Selon sa version, "un arrangement diplomatique" existait pour que les Coupes du monde 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux États-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de "l'interférence gouvernementale de Nicolas Sarkozy" qui aurait entraîné, toujours selon le Suisse, une volte-face de Michel Platini, président de l'UEFA.

La justice française s'intéresse aujourd'hui à "une réunion secrète" au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (devenu depuis émir du Qatar), et Platini, révélée par France Football. Son but supposé : s'assurer que Platini voterait pour l'émirat. Un "tissu de mensonges", s'était indigné l'ancien numéro 10 des Bleus.

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