L'avenir de Bordeaux s'est considérablement assombri. Malgré l'optimisme affiché chez les Girondins ces derniers jours, la commission d'appel de la DNCG a bel et bien confirmé mardi la rétrogradation du club en National, prononcée le 14 juin dernier. Les dirigeants bordelais devaient réunir une somme estimée à 40 millions d'euros pour participer à la Ligue 2. Mais les montages financiers présentés par le président du club, Gérard Lopez, n'ont manifestement pas convaincu la DNCG. Et Bordeaux est désormais exposé à un dépôt de bilan.
Lopez avait clairement laissé entendre qu'une décision défavorable de la DNCG risquait de précipiter le club vers cette issue. Les Girondins vont cependant déposer un recours devant le CNOSF, mais "sans y croire véritablement" selon les informations de RMC Sport, compte tenus des délais. En l'état, Bordeaux, relégué sportivement de L1 en L2 à l'issue de la saison passée et donc désormais en National administrativement, risque tout simplement une liquidation judiciaire. Si c'est le cas, Bordeaux pourrait encore tomber plus bas, en National 3.
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Un montage financier complexe

Un accord semblait pourtant avoir été obtenu par Lopez avec les deux créanciers du club, King Street et Fortress, pour satisfaire les exigences de la DNCG. Le président bordelais devait lui-même mettre la main à la poche à hauteur de 10 millions d'euros via sa société Jogo Bonito. Il avait aussi négocié, par un accord avec ses créanciers, une ligne de crédit obligatoire, estimée à 14 millions d'euros, pour couvrir des éventuelles ventes à venir sur le mercato avec les départs possibles de Hwang Ui-jo, Sekou Mara, Jean Onana et Albert Elis. Enfin, Lopez avait obtenu que le porucentage obtenu sur la vente de l'ancien Bordelais Aurélien Tchouaméni au Real Madrid, estimé à 8,3 millions d'euros, ne serve pas à rembourser une partie de la dette envers ses créanciers, évaluée à 52 millions d'euros, et rester ainsi dans les caisses du club.
Mais les modalités complexes de ce montage financier n'ont pas certainement pas été jugées suffisamment fiables par la DNCG. Outre le recours devant le CNOSF, Bordeaux aurait aussi l'intention de faire suspendre la décision du gendarme financier du foot français en saisissant le juge des référés du tribunal administratif, selon RMC. Cela pourrait faire traîner l'affaire devant les tribunaux, avant un éventuel dernier recours devant la justice civile. Mais concrètement, il y a peu de chances que les Girondins obtiennent gain de cause. C'est bien le National qui les attend. Ou pire.

Une décision "incompréhensible", recours devant le CNOSF

Bordeaux a réagi en début de soirée par le biais d'un communiqué, jugeant la décision de la DNCG "incompréhensible." "Le club exprime son incompréhension face à cette décision, indique le communiqué.. Le club et son actionnaire ont en effet présenté un projet considéré par tous les professionnels comme solide et qui répond point par point aux attentes exprimées par la commission en première instance. Par cet effort collectif, le FC Girondins de Bordeaux dispose ainsi des moyens financiers pour participer au championnat de Ligue 2 la saison prochaine, avec le budget le plus élevé de ce championnat, et poursuivre son objectif de remontée rapide en Ligue 1. Il démontre l’engagement plein et entier de Gérard Lopez dans le sauvetage du club."
Le président des Girondins a confirmé qu'il allait déposer un recours devant le CNOSF. "Cette décision injuste est inacceptable et incompréhensible, a-t-il déclaré. Je le dis très clairement ce soir aux supporters, aux Bordelais, et à tous ceux qui ont le sang marine et blanc : je me battrai jusqu’au bout et c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’exercer un recours contre cette décision inique".
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