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PSG-Real, l'antisèche : Salvatore Sirigu est prêt, pas le PSG

PSG-Real, l'antisèche : Sirigu est prêt, pas le PSG
Par Eurosport

Le 28/07/2013 à 00:43Mis à jour Le 28/07/2013 à 00:53

Real Madrid-PSG (1-0) : notre analyse, nos choix, notre mauvaise foi. A Göteborg, c'est le Real Madrid qui a donné l'impression d'être en avance sur sa préparation par rapport au PSG. Il a fallu un grand Salvatore Sirigu pour que Paris ne sombre pas davantage sur le plan défensif.

LE JEU : L'écart de préparation de ne s'est pas vu

On pouvait imaginer que le Real Madrid aurait du mal à tenir le rythme avec seulement quinze jours de préparation dans les jambes. Il n'en a rien été. L'équipe de Carlo Ancelotti a été supérieure à celle de Laurent Blanc dans tous les domaines, notamment sur le plan technique, et dans tous les compartiments du jeu. Plus surprenant encore, le club merengue a dominé Paris lors d'une deuxième période où l'écart physique entre les deux équipes incitait plutôt à croire en une baisse de régime madrilène. Ancelotti semble aussi avoir d'ores et déjà posé sa patte sur le jeu du Real. Face au PSG, Madrid a affiché une organisation défensive remarquable, un mur sur lequel les offensives parisiennes se sont brisées durant toute la rencontre.

Déjà très douée en contre sous la houlette de José Mourinho, l'équipe merengue n'a pas perdu cette qualité avec "Carletto", qui en avait fait une spécialité au PSG. Paris a été pris à son propre piège en concédant le seul but du match sur une contre-attaque conclue par Karim Benzema. A l'inverse, les Parisiens ont manqué de vitesse et de spontanéité dans leurs mouvements offensifs. Des touches de balles superflues ont probablement empêché la formation de Laurent Blanc de se créer davantage d'occasions. Considérablement gêné par la qualité technique du Real, le PSG s'est globalement montré inefficace dans son pressing et s'est exposé défensivement, surtout en deuxième période où Madrid aurait pu corser l'addition.

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Le PSG attendait beaucoup de Zlatan Ibrahimovic, mais il a surtout pu compter sur un grand Salvatore Sirigu. Le gardien italien, qui n'a rien à se reprocher sur le but de Karim Benzema, a limité la casse en sortant notamment deux belles parades devant Cristiano Ronaldo (53e, 90e+4). Lucas a été l'autre satisfaction parisienne. Le Brésilien n'a pas vraiment donné l'impression qu'il était en retard dans sa préparation par rapport à ses coéquipiers, signant quelques accélérations dont il a le secret. Son compatriote Thiago Silva, entré en cours de seconde période, a immédiatement apporté de la stabilité à une défense parisienne qui en manquait considérablement. Les autres Parisiens ont plutôt déçu, notamment Lavezzi, aligné dans l'axe mais trop maladroit dans le dernier geste.

Au Real, Karim Benzema n'a pas réalisé un match particulièrement brillant, mais il a inscrit un but important au moment où son statut d'avant-centre titulaire est discuté à Madrid. Il a été parfaitement servi par un Mesut Özil qui s'accommode plutôt bien de ce poste sur le côté droit de l'attaque, même si ce n'est probablement pas le meilleur moyen d'utiliser le créatif meneur allemand. Cristiano Ronaldo a beaucoup tenté, posant beaucoup de problèmes à Christophe Jallet, dans un schéma où son adaptation n'est pas encore optimale. Les deux latéraux, Dani Carvajal et Fabio Coentrao, ont été très intéressants, notamment dans les phases offensives en apportant les solutions nécessaires au système de Carlo Ancelotti.

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La défense du PSG n'affiche pas encore les mêmes garanties que la saison passée, où elle avait réalisé 23 "clean-sheets" (matches sans prendre de but) en 38 journées de Ligue 1 sous les ordres de Carlo Ancelotti. Avec Laurent Blanc, elle a concédé cinq buts en quatre matches de préparation et n'a gardé sa cage inviolée qu'une seule fois face à Hammarby (2-0). Le manque de condition physique, l'utilisation de charnières différentes et l'absence de Thiago Silva, qui a disputé ses premières minutes de présaison en entrant en cours de deuxième période face au Real, y sont probablement pour quelque chose. Mais la défense est aussi une question de rigueur collective qui a fait défaut au PSG durant ses matches de préparation.

LE TOURNANT QUI N'A PAS EU LIEU

22e minute. A la suite d'une belle remontée de balle du PSG, Zlatan Ibrahimovic hérite du cuir et décale parfaitement Maxwell sur l'aile gauche. Le centre à ras de terre du latéral brésilien trouve Ezequiel Lavezzi, libre dans au premier poteau dans les six mètres de Diego Lopez. Mais l'Argentin voit sa reprise manquer le cadre. Sur l'action suivante, le Real part en contre, Mesut Özil trouve Karim Benzema qui, lui, ne rate pas la cible et inscrit le seul but du match.

LE TWEET INFORMATIF

Ce PSG-Real marquait les retrouvailles entre les joueurs parisiens et leur ancien entraîneur, Carlo Ancelotti. Certains automatismes n'ont peut-être pas encore totalement disparu.

LA QUESTION : Bale, est-ce bien raisonnable ?

Le onze de départ du Real était déjà résolument offensif. Avec Luka Modric, Isco, Mesut Özil, Cristiano Ronaldo et Karim Benzema, la Maison Blanche ne manquait pas d'arguments en attaque au coup d'envoi. Elle en avait aussi sur le banc avec Angel Di Maria, Kaka et Alvaro Morata, entrés en cours de seconde période. Et Jesé Rodriguez, la petite perle de la cantera récemment prolongée pour quatre saisons, n'était même pas dans le groupe. Avec autant de talents offensifs et des profils aussi variés, la question du recrutement de Gareth Bale se posait déjà. Encore plus en tenant compte du prix exorbitant du Gallois, pour lequel Madrid aurait fait une offre de 93 millions d'euros refusée par Tottenham.

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