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Özil : "Il y a de gros problèmes de racisme en Allemagne"

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Mesut Ozil et l'Allemagne à la trappe.

Crédit: Getty Images

ParAFP
17/10/2019 à 12:43 | Mis à jour 17/10/2019 à 12:45

Dans une longue interview donnée à The Athletic, Mesut Özil est revenu sur son départ de l'équipe nationale d'Allemagne et les conditions de sa rencontre avec Recep Tayyip Erdogan qui lui avait causé beaucoup de tort.

Le milieu de terrain allemand d'Arsena, Mesut Özil, qui avait pris sa retraite internationale en 2018 en disant avoir été victimes de citiques racistes après une photo avec le président turc Erdogan au printemps, a estimé jeudi qu'il y avait "de gros problèmes" de racisme en Allemagne.

"Il y a de gros problèmes (de racisme) en Allemagne - regardez ce qui vient de se passer à Halle", a-t-il lancé dans un long entretien au magazine en ligne The Athletic, en référence à l'attaque antisémite qui a fait deux morts au début du mois. "Malheureusement le racisme n'est plus seulement un problème d'extrême droite dans ce pays. Il a migré au centre de la société", a-t-il ajouté.

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Divorce avec la Mannschaft digéré

Özil, qui a porté à 92 reprises le maillot allemand, est revenu sur son "divorce" avec la Mannschaft avec laquelle il a remporté un Mondial (2014) et dont il a été élu meilleur joueur 5 fois entre 2011 et 2017.

"Après le temps de la réflexion, je sais que c'était la bonne décision (...) Je ne dis pas que les gens doivent m'aimer mais juste montrer du respect pour ce que j'ai fait pour l'Allemagne", a-t-il ajouté. "Après la photo (où il donne son maillot à Recep Tayyip Erdogan, de passage à Londres au printemps 2018, ndlr) je me suis senti ni respecté ni défendu. Je recevais des insultes racistes, y compris de responsables politiques et de personnalités publiques, et personne dans l'équipe nationale n'est venu dire 'Hey arrêtez, c'est un de nos joueurs, vous ne pouvez pas l'insulter comme cela !'. Tout le monde s'est tu et a laissé faire", a-t-il expliqué.

"Erdogan est le président actuel de la Turquie et je dois montrer du respect à cette personne, quelle qu'elle soit", a-t-il plaidé. "Si la chancelière Anglea Merkel était à Londres et demandait à me voir, à me parler, évidemment que je le ferais aussi. Il s'agit juste de montrer du respect à la personne la plus haut placée dans le pays", a-t-il ajouté, même si quelques mois plus tard, le président Erdogan avait été témoin à son mariage.

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