Le bilan est positif côté français. Avec ce dernier succès plus que satisfaisant, les Bleues arrivent avec confiance dans une compétition difficile et un premier match face à l’ogre américain. Tactiquement prêtes, physiquement affutées, les Bleues ont de nombreuses certitudes. Certes, les qualités des Bleues sont nombreuses mais la route sera longue avant de prétendre décrocher une médaille et ainsi marquer le sport français à tout jamais.
Durant la tournée pré-JO, Louisa Nécib est redevenue la leader technique de l’équipe. Positionnée en n°10, soit derrière Délie, soit derrière Le Sommer, la Lyonnaise a su orienter le jeu, en décrochant afin d’avoir de l’espace pour offrir des caviars à ses ailières. La récupération haute de la doublette Bussaglia-Abily lui permet de profiter d’une liberté importante pour se faufiler entre les lignes et établir le lien offensif et défensif entre le milieu et l’attaque française.
Mais la principale interrogation restait sa relation avec Gaëtane Thiney et la capacité pour les deux de jouer ensemble. Pourtant, face à la Russie et à la Roumanie, le duo fut performant. Avec une Louisa Nécib qui décroche, la Juvisienne repique dans l’axe et propose des solutions à la lyonnaise. Néanmoins, face au Japon, avec une Louisa Nécib haute, parfois plus 9 ½ que 10, Gaëtane Thiney ne réussit pas à s’imposer. Repiquant toujours autant dans l’axe, la Zidane du football féminin ne la trouve pas et préfère chercher la profondeur avec Marie-Laure Delie ou la vitesse d'Élodie Thomis. Pour faire jouer Louisa Nécib et Gaëtane Thiney, il faut donc que la Lyonnaise décroche, permettant ainsi à sa coéquipière d’avoir plus de liberté dans l’axe et de faire admirer sa technique. Mais, la question sur la capacité de la gagnante du trophée UNFP à réaliser de très bons matchs contre des grosses équipes reste toujours en suspens en EDF, comme dans son club.
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Renard enfin prête
21 ans, 1m85, un palmarès à faire pâlir n’importe quelle joueuse du monde entier, Wendie Renard attire les regards. Avec sa tignasse et son profil longiligne, la Lyonnaise s’est rapidement imposée  comme une joueuse importante de l’effectif lyonnais et de l’équipe de France. Sélectionnée pour la première fois en 2011 en A lors du tournoi de Chypre, la Martiniquaise entame sa carrière internationale et participe à la Coupe du monde en Allemagne. Dans le dur, la jeune Lyonnaise prend part à la belle aventure, mais n’arrive pas à s’imposer et regarde ses coéquipières plus souvent du banc que sur le terrain.
Une année est passée et l’Antillaise semble enfin prête. Titulaire indiscutable en défense centrale, Wendie Renard est auteur de trois derniers excellents matchs dont le dernier contre le Japon. Face aux joueuses asiatiques, la Lyonnaise, positionnée plus en libéro contrairement à Ophélie Meilleroux en stoppeuse, a été au four et au moulin. Rapide, intelligente, mature, technique et parfaite sur les duels, elle a régalé ses coéquipières ainsi que les spectateurs de Charléty. Plus complémentaire avec Laura Georges qu’avec sa coéquipière de ce jeudi, elle a su néanmoins toujours offrir de vraies solutions et rattraper les erreurs de ses coéquipières, rassurant une arrière-garde bien aidée par Sarah Bouhaddi. La défense française s’est trouvé une nouvelle patronne.
Lors de la coupe du monde 2011, les Bleues découvraient presque pour la première fois le niveau international (seule participation en 2002). Avec un groupe solide mais inexpérimenté à ce niveau (malgré les nombreux titres des Lyonnaises), les Françaises n’avaient pas les moyens de rivaliser face aux grosses écuries. Depuis 1 an, les choses ont évolué. Avec le même groupe ou presque, Bruno Bini peut s’appuyer sur des joueuses talentueuses dans le jeu mais surtout expérimentées. Les Bleues ont passé un palier et peuvent maintenant prétendre battre n’importe quelle équipe en imposant leur jeu, tout en s’adaptant à l’adversaire. Les regards seront nombreux sur leurs performances.
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