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Philippe Montanier (Real Sociedad), l'alchimiste

Montanier, l'alchimiste
Par Eurosport

Le 01/03/2013 à 16:02Mis à jour Le 01/03/2013 à 16:16

Avec des moyens limités, Philippe Montanier signe une saison XXL avec le Real Sociedad. Comme il l'avait déjà fait avec Boulogne ou Valenciennes.

Depuis plusieurs semaines, la Real Sociedad multiplie les miracles. D'abord, elle entretient une série impressionnante depuis début novembre. Sur ses quinze derniers matches de Liga, le club basque n'a perdu qu'à une seule reprise : à Madrid, face au Real. Ensuite, il s'est imposé pour la première fois depuis douze ans chez son voisin, l'Athletic Bilbao, lors du rendez-vous le plus important de la saison. Enfin, et c'est sans doute leur exploit le plus retentissant, les hommes de Philippe Montanier ont réussi à terrasser le Barça (3-2) alors à son zénith en janvier dernier ce qu'aucun autre club n'a réussi en championnat cette saison. Cette somme de grosses performances a mené la Real Sociedad tout près des places européennes puisqu'elle pointe désormais à deux petits points de Malaga, quatrième.

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Des miracles à Boulogne, Valenciennes et à la Real

Avec une moyenne d'âge de 24 ans, la Real Sociedad est l'une des équipes les plus jeunes de Liga. Elle a souvent dû faire avec les inconvénients qui vont de pair avec la jeunesse : inconstance, inexpérience, etc. Capable du meilleur comme du pire, elle avait terminé la saison dernière dans le ventre mou du classement. Aujourd'hui, elle semble avoir trouvé ce juste équilibre qui lui permet de viser l'Europe. "Inigo Martinez, l'an dernier, n'avait joué aucune minute en Liga. Aujourd'hui, il a une saison et demie dans les jambes", constate Montanier. "Les jeunes assimilent vite les principes de jeu et de notre animation. Au bout de 20 mois, les affinités se sont vraiment créées."

De fait, voilà la Real qui tutoie au classement les grosses cylindrées que sont Valence ou Malaga et leurs effectifs XXL. Déjà faiseur de miracles à Boulogne, qu'il a mené de la CFA à la L1, et à Valenciennes, qui a terminé sous ses ordres en 2010 dans le top 10 de L1 pour la première fois depuis 1979-80, il pourrait bien mener les Basques sur des hauteurs insoupçonnables cette année même s'il ne préfère pas pour le moment tirer des plans sur la comète. "C'est trop tôt. Il reste encore treize journées de championnat", précise-t-il. "Tout va se jouer début mai. On va jouer le Bétis, Valence, Malaga. On veut emmagasiner un maximum de points jusqu'à début mai, on verra alors ce qu'on peut jouer." Son contrat s'achève en juin et Philippe Montanier ne sait pas s'il continuera l'aventure en terre basque. Tout dépendra "du souhait de (s)es dirigeants, du projet proposé et des moyens mis à disposition." Le problème c’est qu’il a démontré qu'avec peu, il pouvait déjà faire beaucoup.

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