Le Barça est en progrès. Mais, alors que la ligne d’arrivée de la Liga se dévoile à l’horizon, il ne peut tout simplement pas s’en satisfaire. Car l’heure est aux résultats et, de ce point de vue, les Blaugrana tournent toujours au ralenti. Samedi, les hommes de Quique Sétien, malgré une performance plus aboutie que les précédentes, ont une nouvelle fois lâché des points sur la pelouse du Celta Vigo (2-2), terre maudite où ils n'arrivent plus à gagner depuis cinq ans. Le Real Madrid, en déplacement sur la pelouse de la lanterne rouge, l’Espanyol Barcelone, dimanche, peut prendre deux points d’avance à six journées du terme.

Des regrets, les Catalans peuvent en avoir. Car ils ont sans aucun doute délivré samedi, à Vigo, leur performance la plus convaincante depuis la reprise du championnat d’Espagne. Quelques jours après un nul sans saveur à Séville (0-0) et une victoire poussive face à Bilbao (1-0). Et ils le doivent en partie aux choix faits par Quique Setién au coup d’envoi. Le coach blaugrana avait choisi de faire confiance à sa jeune garde, en alignant les jeunes Riqui Puig (20 ans), célébrant sa toute première titularisation en Liga, et Ansu Fati (17 ans), préféré à un Antoine Griezmann de plus en plus en difficulté.

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Fati, première vedette de l’ère Koeman
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Barcelona's Spanish midfielder Riqui Puig controls the ball during the Spanish League football match between Celta Vigo and Barcelona at the Balaidos stadium in Vigo on June 27, 2020

Crédit: Getty Images

Fati et Puig convaincants, Griezmann encore sur le carreau

"La semaine dernière, on m’a demandé pourquoi Ansu Fati et Riqui Puig ne jouaient pas, pour citer un exemple, et cette semaine c’est Griezmann, a déclaré Setién en conférence de presse d’après-match. Ce sont mes décisions, ce n’est pas facile de choisir." Les choix de l’ancien coach du Betis semblaient pourtant avoir été les bons. Puig a démontré toute son intelligence et son volume de jeu au milieu, et Fati, vrai joueur de couloir, s’est montré menaçant, particulièrement en première mi-temps. Est-ce un hasard si le Barça a souffert après leur sortie ?

Mais le FCB a aussi failli être porté par ses tauliers, et son duo Suarez-Messi. Le premier, opéré du genou le 12 janvier dernier, a inscrit ses premiers buts depuis la reprise, et porté son total à 13 buts. Le second a délivré ses 16e et 17e passes décisives en Liga, et se retrouve à une unité de son record personnel de 2010/2011 et 2014/2015. Mais voilà : le Barça, trahi par sa fébrilité défensive, a fini par concéder le nul dans les dernières minutes. Avant de se faire une énorme frayeur à quelques secondes de la fin de la partie suite à une frappe, à bout portant, mal ajustée par Nolito et sortie par un toujours aussi indispensable Marc-André ter Stegen. "Est-ce que le football a été injuste avec nous ? Je crois que oui", a soufflé Setién, amer.

Luis Suárez (Barcelone), buteur face au Celta Vigo

Crédit: Getty Images

La pique de Suarez à Setién

Tous ces progrès ont ainsi volé en éclats à la 88e minute. Et, désormais, tous les regards sont tournés vers le Real, en déplacement sur la pelouse du rival historique, l’Espanyol Barcelone, dimanche (22h). Les Merengue peuvent prendre deux points d’avance. Cela pourrait compter, à six journées de la fin du championnat, surtout que les Madrilènes ont un calendrier plus abordable. Pour Setién, rien n'est joué et seul le rectangle vert fera loi. "Encore faut-il que notre rival gagne, mais ce sera lui qui sera devant avec deux points d’avance. On va avoir une marge d’erreur réduite. Il faut se dire qu’il faut tout gagner, car ton adversaire peut aussi tout gagner."

Mauvaise nouvelle pour le Barça. Il va encore passer un sérieux test face à l’Atlético de Madrid de Diego Simeone, mardi prochain au Camp Nou. Ce duel, face à un adversaire en forme, ne manquera pas de piquant. Et gare au faux pas. Car en dépit des progrès et à son excellent bilan dans son antre (15 victoires, 1 nul, soit le meilleur bilan de la Liga cette saison), le Barça tangue indéniablement. Le cas Griezmann, auteur d’une nouvelle entrée en jeu fade au Balaidos, pose question, et son entraîneur semble s’en agacer. "Je me fiche que les recrues soient chères ou non. Ce sont des décisions techniques." Luis Suarez, lui, a lancé une pique à peine masquée à son coach en après-match : "Qu’est ce qui ne va pas avec nous ? Pour le savoir, il y a les entraîneurs pour analyser les situations… " Ambiance.

FC Barcelone - Celta Vigo

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