C'était la surprise du chef. Peu de gens s'attendaient à voir Isco dans le onze de départ du Real Madrid pour affronter l'Atalanta Bergame en Ligue des champions mercredi dernier. Zinédine Zidane l'a pourtant bien sorti de son placard pour l'occasion. Et il a eu raison. Si la formation madrilène a peiné pour venir à bout d'une Dea rapidement réduite à dix (0-1), son milieu offensif a fait bonne impression dans un rôle de "faux neuf" auquel il avait déjà été assigné par le technicien français. Ce n'est pas son poste de prédilection. Mais l'ancien stratège de Malaga sait s'adapter.
Il le fallait. En plus de jouer dans une position inhabituelle, Isco manquait de rythme pour disputer un match du niveau de la Ligue des champions. Logique pour un joueur dont le temps de jeu n'atteint pas les 600 minutes cette saison, et qui n'avait connu qu'une seule titularisation sur les trois derniers mois. C'était lors de l'humiliation subie face à Alcoyano, club de D3 espagnole, en 16e de finale de la Coupe du Roi (2-1 a.p.). Avant cela, il n'avait débuté que trois matches de Liga, le dernier lors de la défaite à Valence (4-1) le 8 novembre. Et aucun en Ligue des champions. Ce lundi, il est encore titulaire pour la réception de la Real Sociedad.

Le divorce semblait consommé

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Une situation qui avait fatalement poussé Isco à revoir ses plans. Le milieu de 28 ans envisageait de quitter le Real cet hiver pour retrouver du temps de jeu, et crédibiliser ainsi sa candidature pour une place en sélection espagnole lors du prochain Euro. Cela ne s'est pas fait. Le départ de Martin Odegaard à Arsenal dans la dernière ligne droite du marché hivernal a mis fin à ses derniers espoirs de transfert. Isco a dû se résoudre à rester et attendre de revenir éventuellement dans les plans de Zidane. Ce qui semblait hautement improbable.

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Entre le milieu offensif et son entraîneur, le divorce semblait consommé. Isco a subi un premier affront quand il a vu le jeune Sergio Arribas entrer en jeu avant lui lors de la défaite face à Levante (1-2), alors que le Real était mené et qu'il se morfondait sur le banc. Puis un deuxième contre Getafe (2-0). Pourtant confronté à une cascade d'absences, Zidane avait préféré titulariser le novice Marvin Park plutôt que l'international espagnol. Et quand Park s'est blessé, Isco a une nouvelle fois vu Arribas sortir du banc avant lui. Il a fini par entrer en jeu dans le dernier quart d'heure. Quand le score était déjà acquis.

Un atout pour le collectif

La tendance pour sa situation au sein du groupe de Zidane était loin d'être à l'amélioration en ce début d'année 2021. La titularisation d'Isco face à l'Atalanta n'en a été que plus surprenante. Son bon niveau de performance aussi. "Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas joué autant et, de plus, dans une position qui n'est pas la sienne, rappelait l'entraîneur merengue à l'issue de la rencontre. Il a fait un bon match. On sait ce qu'il peut nous apporter.Il ne joue pas beaucoup cette saison, mais quand il le fait, il donne tout. Il a fait un excellent travail."

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C'était l'occasion idéale de le rappeler. Et pourquoi pas de changer le cours d'une fin de saison qui s'annonçait plutôt morose pour lui. Pas tant par rapport à l'hécatombe qui continue de frapper le Real Madrid, encore privé de neuf joueurs face à l'Atalanta. La Maison Blanche devait déjà composer avec de nombreux absents avant ce rendez-vous, et Isco n'était pas plus utilisé pour autant. C'est surtout par sa capacité à améliorer le rendement collectif merengue que le milieu offensif a marqué des points contre Bergame, rappelant au passage que sa relation technique avec Toni Kroos et Luka Modric pouvait être un atout pour le Real.

Finir sur une bonne note

Isco a su saisir cette chance de revenir sur le devant de la scène par le jeu. De là à imaginer que cela puisse avoir un impact sur son avenir à Madrid, il reste un pas difficile à franchir. L'hypothèse de le voir quitter un club qu'il fréquente depuis 2013 l'été prochain, à un an du terme de son contrat, reste encore la plus probable. Le joueur aurait déjà fait savoir à son club qu'il souhaitait relever un nouveau défi. Et il se murmure que Julen Lopetegui aimerait bien lui offrir cette opportunité en l'accueillant au FC Séville. Entre autres. A 28 ans, Isco ne devrait pas manquer de prétendants.
Mais son histoire au Real n'est pas encore terminée. Sa saison jusqu'ici laissait envisager une fin d'aventure en eau de boudin entre l'international espagnol et la Maison Blanche. Sa titularisation et sa bonne prestation face à l'Atalanta autorise désormais un autre scénario. Au sein d'un club merengue qui a encore son mot à dire tant en Liga qu'en Ligue des champions, Isco pourrait finalement avoir sa voix au chapitre. Et si son idylle madrilène doit finir dans les mois qui viennent, qu'elle s'achève sur une bonne note n'est plus forcément un rêve impossible.

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