Le jeu : Au niveau d’un Clasico

Il n’était pas interdit d’imaginer un Clasico décevant étant donné les états de forme moyens des deux formations. Mais l’ouverture du score précoce de Federico Valverde, servi sur un plateau par Karim Benzema, a parfaitement lancé ce choc. L’égalisation d’Ansu Fati, elle, l’a définitivement emballé. Le Real s’est beaucoup appuyé sur les projections de ses milieux relayeurs, le Barça a insisté sur le côté gauche de l’hyperactif Jordi Alba. Et les 45 premières minutes ont été de très bonne facture, avec plusieurs actions individuelles et collectives de très, très haut niveau. À la reprise, les Blaugrana ont très clairement posé le pied sur le ballon pour repartir dans des constructions plus classiques, ce qui a calmé les débats. Les Catalans n’ont pas été capables de réagir après le penalty de Sergio Ramos.

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Les joueurs : Fati toujours plus précoce, Valverde si précieux

Devenu mardi le premier joueur de l’histoire de la Ligue des champions à marquer deux fois avant ses 18 ans, Ansu Fati s’est offert samedi l’étiquette de plus jeune buteur dans un Clasico en Liga, pour confirmer son début de saison canon et un premier acte de qualité. Sergio Ramos a de son côté encore joué au buteur avec sérénité. Les Merengue pourront aussi remercier Valverde, préféré à Luka Modric, buteur et très précieux par son volume de jeu et ses projections. Le Croate s’est d’ailleurs distingué avec une réalisation de grande classe après son entrée. Dans le rang des déceptions, le jeune Pedri, préféré à Antoine Griezmann, n’a pas existé. Lionel Messi a eu à peu perdu en influence. Lenglet a concédé un penalty qui a tout changé.

Fati, celui que personne n'avait vu venir, est-il le successeur désigné de Messi ?

Le facteur X : Un penalty qui change tout

Le moment de flottement, à l’heure de jeu, a duré plusieurs minutes après un duel entre Ramos et Lenglet dans la surface. Après consultation du VAR, l’arbitre a finalement décidé de sanctionner le tirage de maillot du défenseur français sur l’Espagnol. Le geste est indiscutable. Mais celui du Madrilène, semble-t-il accrocheur juste avant, peut faire débat également, même s’il est beaucoup moins évident. Un moment qui a quoiqu’il en soit fait basculer la rencontre.

La stat : 0

Aussi chahuté soit-il depuis quelques jours, Zinedine Zidane a renforcé un peu plus son étiquette d’invincible au Camp Nou. Avec ZZ sur son banc, le Real Madrid n’a jamais perdu en six rencontres, pour un bilan de trois victoires et trois nuls désormais. Le technicien français est chez lui en Catalogne.

Le tweet qui va enflammer les débats

La décla : Ronald Koeman (entraîneur du Barça)

Je ne comprends pas la VAR, je crois qu'elle ne fonctionne que contre Barcelone. Ces accrochages ont toujours lieu sur la pelouse. Nous n'avons jamais bénéficié de la vidéo.

La question : Zidane, déjà la fin des débats ?

Une fois de plus, Zinedine Zidane était annoncé sur la sellette. Et une fois de plus, l’entraîneur français a répondu de la meilleure des manières. Sous grosse pression avant ces déplacements au Camp Nou puis sur la pelouse de Mönchengladbach (mardi), présentés comme les matches de la dernière chance, ZZ a déjà gagné très gros dans ce Clasico. Pour plusieurs raisons.

Il y a l’orgueil de dominer l’ennemi juré, avant tout. Avec Zidane comme coach, les Merengue n’ont toujours pas perdu en Catalogne. Samedi, plus que ne pas perdre, ils ont réussi à s’imposer, ce qui ne leur était plus arrivé depuis avril 2016 en Liga. Résultat, les champions d’Espagne occupent la place de leader avec six longueurs d’avance sur le Barça, qui compte certes un match de moins. Autant de raison de se réjouir du côté des supporters. Et de la direction, surtout.

Et puis, il y a ce que l’on a vu sur le terrain. Le choix de titulariser Valverde en laissant Modric sur le banc a payé. Collectivement, les Madrilènes ont retrouvé ce qui fait leur force, en se montrant efficaces dans les phases de transitions et en faisant plus avec moins de possession. Défensivement, leur rigueur a limité l’expression adverse, les locaux n’ayant cadré qu’à quatre reprises. Peu en vue offensivement, Marco Asensio a beaucoup travaillé pour contrôler Alba tandis que Lucas Vazquez a réussi son entrée. Ramos a mis l’accent sur l’état d’esprit des siens à l’issue de la rencontre et ce n’est pas un hasard. Très cohérent collectivement, ce Real-là était derrière son coach.

Zinedine Zidane

Crédit: Getty Images

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