Si vous avez envie de nouveauté, vous pouvez passer votre chemin. Karim Benzema et le Real Madrid l’ont encore emporté au bout du suspense, ce dimanche. L’attaquant français a marqué le but de la victoire, dans le temps additionnel, sur la pelouse du Séville FC (2-3). Les "Merengue" étaient menés 2-0 à la pause, avec la perspective d’une Liga relancée. Ils l’ont, au contraire, peut-être pliée.
"On commence à s’y habituer. Cette équipe est capable de faire des choses spéciales", s’est ravi Carlo Ancelotti à l’issue de la rencontre, au micro de Movistar Plus. Il en faut plus au "Mister" pour tomber de sa chaise, son flegme lors de l'électrique Real-Chelsea de mardi dernier en témoigne. Mais il a tout de même été bluffé par la métamorphose de ses joueurs : "En première période, on aurait dit une équipe fatiguée, et en deuxième, une équipe d’une intensité incroyable."
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39 matches, 39 buts pour Benzema

"C'est difficile de comprendre pourquoi…", poursuit un Ancelotti "très fier" de la réaction de son groupe. Un groupe dont Benzema n’a pas été la plus flamboyante des individualités. Rodrygo s’est notamment mis en valeur, avec un but et la passe décisive pour "KB9". "Il sera un très grand joueur. Il a fait des différences à de nombreuses reprises", a salué son coach.
Mais l’homme qui a posé la dernière pierre de la remontée fantastique des Madrilènes, c’est donc, encore une fois, Benzema. Comme un symbole. Comme s’il fallait, cette saison, qu’il soit le visage de la réussite du Real Madrid, pour qui il a inscrit 39 buts en 39 matches en 2021-2022. Avec en toile de fond la quête d’un Ballon d’Or pour lequel la Maison Blanche ne manquera sans doute pas de faire du lobbying.

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"C’est fondamental au niveau moral"

Cet enjeu individuel était secondaire, ce dimanche. C’était de collectif qu’il était question. De pas de plus vers un titre qui semble tendre les bras à Nacho et ses coéquipiers. "Parce que c’était dans ce stade, face à ce rival, après une telle première mi-temps… c’est fondamental au niveau moral", s’est réjouit l’auteur du deuxième des trois buts du Real à Sanchez-Pizjuan.
Que d'émotions. Sans compter le but refusé à Vinicius Jr pour une main, qui a créé un ressentiment dans les rangs du leader de la Liga, et a ainsi ajouté une pointe d’héroïsme dans ce retournement de situation. En ce moment, le Real donne l’impression de gagner (ou de se qualifier) contre vents et marées.
Voilà Séville repoussé à quinze longueurs, comme le FC Barcelone, qui n’a pas encore joué lors de cette 32e journée. Les Catalans comptent certes deux matches de moins, mais le rendez-vous de dimanche avait tout du tournant pour les Madrilènes. Ils l’ont bien négocié, avec la touche de dramaturgie qui leur colle à la peau ces dernières semaines et dont ils doivent grandement se satisfaire… tant que l’issue leur sourit.

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