Carlo Ancelotti était d'humeur rigolarde dimanche à Riyad. L'entraîneur du Real Madrid avait de quoi. Parce que son équipe a idéalement débuté l'année en remportant son premier trophée depuis le retour de l'Italien sur le banc madrilène. Parce qu'elle l'a fait avec la manière, en confirmant sa victoire face au Barça (3-2 a.p.) en demi-finale avec un succès contre l'Athletic Bilbao (2-0) en finale. Aussi, parce que ses cadres semblent toujours se bonifier avec l'âge. Karim Benzema en est un parfait exemple. Luka Modric également.
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Le meneur croate a beau avoir 36 ans, son talent ne prend pas une ride. S'il a été élu homme du match face à Bilbao, ce n'est pas seulement pour son superbe but qui a initié la victoire merengue. Mais bien pour l'ensemble d'une prestation, agrémentée de gestes techniques dont il a le secret et de choix de jeu toujours éblouissants de justesse, qui a encore donné une autre dimension à sa remarquable saison. Rigolard, donc, Ancelotti s'est permis de le chambrer quand son milieu de terrain est revenu avec son trophée. Pour une passe manquée largement éclipsée par son récital.

"Je ne suis pas fatigué de gagner"

Modric incarne toujours autant ce Real. Avec une classe inégalable et inoxydable. Et une rage de vaincre invariable. "Même ceux qui ont beaucoup gagné dans leur carrière gardent le même engagement, soulignait Ancelotti après le coup de sifflet final. Pour (Luka) Modric, pour (Toni) Kroos, défendre n'est pas un problème. Ils le font avec de la bonne volonté. Quand tu gagnes beaucoup, tu crois que tu es le plus beau, que tu joues le meilleur football du monde, et ton sacrifice pour l'équipe baisse un peu. Mais ces joueurs-là se sacrifient toujours de la même manière, ils ne croient pas qu'ils sont les plus beaux. Et c'est vrai, ils ne le sont pas (rires)."

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Le numéro 10 du Real a bien d'autres qualités. Son tour de force, c'est de savoir encore les exprimer pleinement malgré toutes ces années à durer au plus haut niveau. "Je ne suis pas fatigué de gagner, a-t-il insisté devant la presse à Riyad. Ce club nous a appris que le plus important, c'est de gagner. Et pour l'instant, on ne s'en sort pas trop mal. C'est le premier titre de la saison, mais on n'a encore rien fait. On n'est qu'à la moitié de la saison. Et si l'on continue comme cela, peut-être qu'on en gagnera un ou deux de plus."

La prolongation ? "Cela prend deux minutes…"

L'ambition n'est pas démesurée pour celui qui en est à 18 trophées avec la Maison Blanche. En tête de la Liga, le Real Madrid s'est donné les moyens de reconquérir un titre de champion d'Espagne abandonné la saison passée au voisin de l'Atlético. Le club merengue peut aussi rêver d'un premier sacre européen depuis 2018. Le rocambolesque tirage au sort des 8es de finale ne l'a pas épargné avec un choc face au Paris Saint-Germain dès les 8es de finale le mois prochain. Mais ce Real peut battre n'importe qui. Surtout quand il peut s'appuyer sur un Modric à ce niveau-là.
La direction de la Maison Blanche en a totalement conscience. Elle ne semble d'ailleurs pas disposée à mettre un terme à une histoire d'amour qui dure depuis près de dix ans avec son magicien croate. La prolongation d'un contrat qui expire en juin prochain est déjà dans les tuyaux. Si elle n'est pas encore signée, le Ballon d'Or 2018 ne s'en inquiète pas. "J'ai de bonnes relations avec le club, je suis sûr que l'on va arriver à un accord, a-t-il assuré. Les prolongations de contrat nous ont toujours pris deux minutes à être scellées, donc je ne suis vraiment pas préoccupé par cela."

Une garantie de succès

Modric et le Real n'ont aucune raison de ne pas faire durer le plaisir. Le joueur fait l'unanimité à Madrid sur son niveau de performance, autant que par sa capacité à incarner ce club avide de titres et de spectacle. Le trio qu'il compose avec Toni Kroos et Casemiro dans l'entrejeu reste l'un des meilleurs milieux du monde et une garantie de succès pour le club merengue. Sûrement, aussi, la clé de la double confrontation qui attend la Maison Blanche face au PSG, plutôt déficient dans ce secteur depuis le début de la saison.
En attendant le grand frisson, Modric apprécie l'instant présent. Savoir rester au sommet à 36 ans ne l'empêche pas d'avoir conscience de certaines réalités. "Moi, je savoure comme jamais, a-t-il encore insisté. Plus encore maintenant, parce que tu ne sais jamais jusqu'à quand tu vas durer à ce niveau. Mais je fais tout pour durer. Pour moi, il n'y a rien de mieux que de jouer pour le Real Madrid et de gagner des titres." Et pour tous les amateurs de foot, il n'y a rien de mieux que de regarder Modric réciter inlassablement sa partition dans une symphonie infinie.
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