Il y a tout juste un an, lorsqu'Evian-TG a pointé le bout de son nez en Ligue 1, l'hypothèse d'un maintien n'était pas gagnée d'avance. Les Haut-Savoyards ont pourtant conclu leur première saison parmi l'élite à une confortable 9e place. Comment ? En faisant preuve d'un réalisme presque sans équivalent. Que l'ETG serait bien inspirée de préserver cette saison. Cette efficacité, a priori surprenante, ne masque toutefois pas ses carences. Elles concernant avant tout dans un déficit de maîtrise collective et un rendement très perfectible sur coups de pied arrêtés.
. DEVANT, LA PRIME AU RÉALISME
La tendance, esquissée par Bernard Casoni, s'est confirmée sous les ordres de Pablo Correa. Et pour peu qu'elle se perpétue, elle aidera Evian-TG à se maintenir une fois encore. L'an passé, l'attaque haut-savoyarde était d'une efficacité redoutable face au but adverse. Du haut de ses 54 buts inscrits en 38 matches, elle était la cinquième de Ligue 1. Sa force : elle n'a pas besoin d'une montagne d'occasions pour en concrétiser une. D'abord parce que les Haut-Savoyards cadrent 40% de leurs tirs, soit autant que le Paris Saint-Germain, et à peine moins que Lille, le maître en la matière (42,6%). Ensuite parce que l'ETG marque une fois toutes les 7,6 tentatives. Là encore, seuls le PSG et le LOSC font mieux. Un homme incarne à merveille cette insolente réussite offensive : Kevin Bérigaud. Il a marqué 6 buts en 18 tirs. Pablo Correa signerait des deux mains pour le même ratio.
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. COUPS DE PIED ARRÊTÉS ET MAÎTRISE COLLECTIVE À REVOIR
Si Evian-TG présente un rendement offensif étonnant, ce n'est sûrement pas grâce à son adresse sur coups de pied arrêtés. La preuve : seulement un tiers de ses 54 buts inscrits l'ont été sur phase statique. Le Danois Daniel Wass, auteur d'un coup franc direct, fait figure d'exception. Autre particularité du jeu haut-savoyard : l'ETG est une équipe taillée pour le contre, au bloc assez replié. Cela se traduit par une possession de 59,1% dans son propre camp, soit le deuxième ratio de l'élite. Revers de la médaille, les coéquipiers d'Olivier Sorlin maîtrisent trop rarement le ballon dans la moitié de terrain adverse. A peine plus que l'AC Ajaccio, cancre en la matière du haut de ses 39,8% de possession. En termes de ballons joués (542 en moyenne par match), Evian-TG n'est pas un foudre de guerre. Les départs de Jérôme Leroy et de Thomas Kahlenberg, deux joueurs à la vision et la technique appréciables, ne vont pas arranger les choses.
. DERRIÈRE, IL FAUDRA PLUS DE GNAC
L'équipe de Pablo Correa a beau passer le plus clair de son temps recroquevillée sur elle-même, elle n'a rien d'une défense de fer. La saison dernière, elle a encaissé 55 buts. Seulement le 15e bilan des 20 clubs de l'élite. Et encore, Stephan Andersen a réalisé quelques prouesses, comme à Marseille, où il avait réussi pas moins de 9 arrêts. Pour gommer cette perméabilité défensive, l'ETG devra s'attaquer à la racine du problème : les Haut-Savoyards manquent manifestement d'impact à la récupération du ballon. En 2011-2012, ils n'en grattaient, en moyenne, que 101 par rencontre. Dans le même temps, Toulouse, la défense la plus robuste du Championnat, en glanait 118. Résultat : le TFC a terminé la saison avec six points de plus que l'ETG. A méditer.

Stephan Andersen (Evian-TG)

Crédit: Eurosport

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