3 novembre 1982, 1/16e de finale de la Coupe de l'UEFA, Bohemians de Prague - AS Saint-Etienne 4-0. Une élimination qui sonne le crépuscule des Verts en Europe. La fin d'une époque. Au terme de la saison, un jeune ailier de 22 ans quitte l'ASSE pour rejoindre Toulouse. Vingt-six ans plus tard, il reprend les rênes de son club formateur. Et Saint-Etienne retrouve ce Vieux Continent qui a construit sa légende. Ce retour au premier plan, les Verts le doivent donc notamment à Laurent Roussey.

Porteur d'un projet ambitieux qui doit mener Saint-Etienne en C1 en quatre ans, l'ancien adjoint d'Ivan Hasek a rempli sa première mission : terminer dans les huit premiers. Il a construit son équipe entre jeunes espoirs (Perrin, Dabo, Matuidi, Gomis) et tauliers d'expérience, transfuges de Lille (Tavlaridis, Landrin, Dernis). Si Roussey fut largement critiqué pour ses choix tactiques douteux ou ses résultats préoccupants en milieu de saison, il a gardé le même cap. Son principal fait d'arme ? Avoir su fédérer un groupe et gagner l'approbation de tous ses joueurs ou presque (exceptés Ilan ou Guarin).

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Pas à un paradoxe près

Roussey a donc réussi là ou tant d'autres ont échoué. Mais comme à Saint-Etienne n'est jamais à un paradoxe près, l'entraîneur des Verts ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait. En fin de contrat, il n'a toujours pas prolongé. Si les deux présidents assurent que ce n'est qu'une question de temps, les exemples de limogeages incongrus laissent les supporters stéphanois perplexes. Antonetti, Baup ou encore Hasek ont été débarqués alors qu'ils avaient également rempli les objectifs fixés. Et les luttes d'influence au sein du club, moins criantes ces dernières semaines, bons résultats obligent, n'ont pas disparu. Laurent Roussey ne se voit certainement pas repartir une saison supplémentaire si le club n'est pas en partie vidé de ses détracteurs internes.

Et maintenant ?

Il n'empêche, depuis samedi, les présidents n'ont cessé de surfer sur la vague du succès. Bernard Caïazzo a déclaré que l'ASSE présenterait le 5e budget de Ligue 1 l'an prochain. Roland Romeyer a affirmé, dans la Provence, que ses deux joyaux, Gomis et Feindouno, porteraient toujours le maillot vert lors de l'exercice 2008-2009: "Gomis est intransférable. Même si l'OM arrivait avec trois camions pleins de billets, il ne partirait pas. Il est prêt à rester un peu plus chez nous avant de partir jouer en Angleterre. Feindouno est également intransférable. Avec Gomis, ils feront partie de l'ossature du club la saison prochaine."

Ce mardi, Matsui, en fin de contrat au Mans, a signé. Une recrue de qualité acquise sans indemnité de transfert et qui présente un vécu intéressant parmi l'élite. S'ils souhaitent conserver une grande partie de l'effectif, les hommes forts de l'ASSE comptent bien le renforcer. La Coupe de l'UEFA peut doper les ambitions estivales en termes de transferts. Koné, Savidan, Sinama-Pongolle, Sessegnon sont autant de noms qui circulent. L'ASSE veut s'éviter un parcours comme Sochaux, qualifié en C 3 cette saison mais en grosses difficultés en championnat. La saison prochaine, en Coupe de l'UEFA, les Bohemians de Prague ne seront plus du rendez-vous. Mais l'ASSE pourra retrouver quelques vieilles connaissances comme le Benfica, Hambourg ou encore l'Hadjuk Split.

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