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Des Verts sans défense

Des Verts sans défense
Par Eurosport

Le 26/04/2009 à 08:00Mis à jour

Les choses se corsent pour Saint-Etienne. Les Verts ont été battus à Nice (1-3), dimanche lors de la 33e journée. Ils restent 18e, à un point de Nantes, premier non-relégable. Mais c'est surtout dans le jeu proposé et par la fragilité de sa défense que l'équipe forézienne continue d'inquiéter.

NICE-SAINT-ETIENNE : 3-1
Buts : Ben Saada (23e), Tavlaridis (44e, csc) et Mouloungui (74e) pour Nice - Ilan (90+2) pour Saint-Etienne.

Le navire vert a repris le sentier de la perdition. Le regain d'espoir né de la victoire sur Lille la semaine passée (2-1) aura été de courte durée. Malgré la présence de Janot, remis de sa blessure face au LOSC, et la titularisation de Gomis, les Verts n'ont jamais paru en mesure de venir à bout d'une équipe qui n'a plus rien à attendre de sa saison (8e). Mais comme l'a indiqué Julien Sablé, ex-capitaine forézien désormais niçois, l'OGCN ne voulait pas biaiser la fin du championnat et a joué le coup, malgré la pléthore d'anciens Stéphanois en son sein, à commencer par son entraîneur Frédéric Antonetti.

Le tacticien varois avait à coeur de voir ses hommes réagir après la déconvenue nantaise (0-2). Et s'ils ont quelque peu traîné à entrer dans la partie, laissant les premiers assauts à l'ASSE, ce n'était que pour mieux prendre le jeu à leur compte le reste la partie. Machado illustrait pourtant les velléités foréziennes en multipliant les frappes dans les 10 premières minutes, obligeant même Ospina à intervenir (3e). Saint-Etienne avait le pied sur le ballon, sans parvenir à concrétiser sa bonne entame de match. Incapable de trouver la faille en attaque, Saint-Etienne ne pouvait guère s'appuyer sur une défense toujours aussi fébrile. Et peut-être encore plus ce soir. Rémy la mettait rapidement à l'épreuve en s'offrant la plus belle occasion de ce début de match. Mais il trouvait les poings de Janot (13e). Une action qui sonnait le réveil azuréen et le début des déboires de l'ASSE.

Ilan, capitaine abandonné

Les Verts pouvaient d'ailleurs remercier leur portier d'avoir retardé l'échéance en effectuant de nombreuses interventions devant Hellebuyck (18e) et Rémy (20e) quand Machado repoussait sur la ligne une frappe d'Echouafni (21e). Entre mauvais placements, mésententes et fébrilité, la défense avait donné des sueurs froides à Alain Perrin et mis la vigilance de Janot à rude épreuve. Elle finissait par plier logiquement. Rémy, parti dans le dos de la défense, trouvait Ben Saada dont la volée faisait mouche (1-0, 23e). Le Tunisien ratait de peu le doublé lorsque son coup franc venait mourir sur le poteau (26e). L'OGCN n'avait guère à forcer pour prendre le dessus sur un adversaire complètement débordé. Certes, les Verts n'abdiquaient pas, mais la fébrilité de la défense et les erreurs techniques les exposaient davantage au danger que les attaques niçoises. Les passes mal assurées en attaques se transformaient en contre. Les interventions sur les corners défensifs gênaient plus Janot que les attaquants adverses. Et sur coup de pied arrêté, les Azuréens faisaient le break. Janot repoussait le coup franc de Sablé sur Rémy qui centrait pour la tête d'Hognon avant que Tavlaridis ne dévie dans son propre but (44e, 2-0).

Un score somme toute logique à la pause et une physionomie du match où l'on ne voyait pas bien comment Saint-Etienne pourrait revenir. L'opération commando qu'aurait tant voulu Perrin ne verrait pas le jour. L'état d'esprit conquérant avait déserté des joueurs en manque de réaction, laissant bien souvent leurs adversaires partir balle au pied avec leur assentiment. Malgré la volonté d'Ilan, capitaine courage et exemplaire d'une équipe à la dérive. Le Brésilien fut bien le seul à surnager, tentant sa chance de loin ou essayant de remettre les siens dans le bon sens. Et si Ospina fut bien davantage sollicité par les attaquants verts qu'en première période, son travail s'avéra finalement minimal (6 tirs cadrés sur 19 au total).

Sans jeu collectif face à une équipe niçoise rigoureuse, mais loin d'être dominatrice, les Verts n'auront jamais semblé en mesure de revenir. Logiquement, Mouloungui aggravait la marque, profitant une fois de plus de la démission de la défense (74e, 3-0). Et le but d'Ilan dans les arrêts de jeu (90+2, 3-1) n'était qu'un cache misère pour la 2e plus mauvaise défense du championnat (51 buts encaissés). Saint-Etienne, sans défense, s'enfonce un peu plus vers la Ligue 2 (18e).

LA DECLA : Alain Perrin (entraîneur de Saint-Étienne)

"On était venu pour confirmer notre bon match de Lille. Cela passait par beaucoup d'agressivité et de la qualité défensive au plan collectif et individuel. A partir du moment où l'on a lâché dans ce dernier secteur sur des erreurs individuelles, cela devenait très compliqué. Je regrette que l'on n'ait pas su convertir nos occasions, je pense à celles de la première période et celle de Bafé (Gomis) en début de la suivante. Je n'en veux à personne. Je suis déçu, pas en colère. J'ai vu des éléments positifs dans cette rencontre mais il faut diminuer le nombre d'erreurs."

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