Du 18 au 29 mai, Eurosport.fr va désigner les trois plus grands joueurs de chaque club évoluant cette saison en Ligue 1. Il s'agit selon nous des trois joueurs ayant laissé l'empreinte la plus forte au cours de leur passage au club. Chaque jour, vous pourrez également découvrir le vote des internautes, et le comparer à celui de la rédaction.
1 . MAXIME BOSSIS
Pays: France
Date de naissance: 26/06/1955
Saison à Nantes: 13
Matches avec Nantes (L1): 413
Buts avec Nantes (L1): 24
Ligue 1
Dhorasoo ouvre le bal
18/05/2009 À 09:00
Maxime Bossis avait la classe. Ou plutôt, il était la classe. Il l'incarnait. Peu de joueurs disposent de cette forme de grâce, étrange alliance d'élégance et d'efficacité. Il avait tout. L'intelligence de jeu, un physique hors normes, et une technique au-dessus de la moyenne pour un défenseur. "Il défendait sans tacler", dit joliment de lui Bruno Bellone. Pendant une douzaine d'années, le grand Max a fait le bonheur du FC Nantes et de l'équipe de France, s'imposant comme un des meilleurs défenseurs de la planète. C'est d'ailleurs sans doute ce qui lui vaut de finir en haut de notre hiérarchie jaune et verte, devant Henri Michel. Si beaucoup de grands joueurs ont été formés ou ont évolué à Nantes, peu se sont en effet imposés comme une référence planétaire à leur poste. Ce fut le cas de Bossis, un des rares joueurs nantais à avoir donné sa pleine mesure chez les Bleus (trois Coupes du monde consécutives), comme il sut le faire dans son club. Sacré trois fois champion de France (1977, 80 et 83), vainqueur de la Coupe de France (1979), et désigné à deux reprises meilleur joueur du championnat (1979, 81), il symbolise la période dorée de la maison jaune.
A Nantes, il est façonné par Jose Arribas, qui en fait un véritable défenseur. "Quand je suis arrivé, je passais mon temps à dribbler", se souvient Bossis. Titulaire après le départ de Gaby De Michèle en 1975, il s'impose d'abord comme arrière latéral, avant de devenir un libero hors pair. Joueur d'une correction exemplaire, il n'a reçu qu'un seul carton dans toute sa carrière. "Sur le terrain, c'était un monsieur. Il était honnête, il ne trichait pas. Il faisait très bien ce qu'il avait à faire, de manière toujours très propre", témoigne l'ancien attaquant Daniel Xuereb, dans Une équipe, une légende, le livre de Yannick Batard consacré au FCN. S'il était parti après la Coupe du monde 1982, comme Platini, il aurait pu s'imposer dans n'importe quel grand club. L'Inter s'intéressera de près à lui après l'Euro 84, remporté par la France. Mais c'est finalement pour le projet de Jean-Luc Lagardère au Racing que Bossis va quitter Nantes à l'été 1985. Un pari un peu fou, à 30 ans, puisque le grand Max partait jouer en D2 un an avant la Coupe du monde. Il reviendra à Nantes cinq ans plus tard, pour y achever sa carrière et boucler la boucle.
2 . HENRI MICHEL
Pays: France
Date de naissance: 28/10/1947
Saison à Nantes: 16
Matches avec Nantes (L1): 532
Buts avec Nantes (L1): 81
Henri Michel a fait le pont entre deux générations exceptionnelles: celle des années 60 (Gondet, Blanchet…) et celle des années 70 (Bossis, Touré, Amisse). Il a éclos avec la première, sous la houlette d'Arribas, avant de devenir le grand frère de la seconde. Capitaine exemplaire, lien de l'entraineur sur le terrain, il remporte trois titres et une Coupe. Il est un immense milieu de terrain, avant de se reconvertir par la suite libéro. " C'était notre Beckenbauer", confie Coco Suaudeau. Michel, c'est le talent au service de l'équipe. Il ne flambe pas. Il illumine. "C'est le Nantais à 100%", a dit de lui Robert Herbin, l'entraineur du grand rival stéphanois. Peut-être plus emblématique encore du FC Nantes que Bossis, pour y avoir fait l'intégralité de sa carrière. Il lui aura manqué de s'imposer de manière indiscutable en équipe de France, malgré une cinquantaine de sélections. Malheureusement pour lui, il est tombé sur la génération sacrifiée. Son bonheur s'est écrit en jaune et vert, pas en bleu.
3 . VAHID HALILHODZIC
Pays: Bosnie
Date de naissance: 15/05/1952
Saison à Nantes: 5
Matches avec Nantes (L1): 163
Buts avec Nantes (L1): 93
1999. Stade de France. Nantes affronte Sedan en finale de la Coupe de France. Vahid Halilhodzic est présent en tribunes. Il aperçoit une grande banderole avec ces cinq lettres, en capitales: VAHID. "Ca faisait 10 ans que j'avais quitté le club. Je pensais que tout le monde m'avait oublié. J'avais tout perdu pendant la guerre. Un tel signe de reconnaissance, c'était un moment très fort", confie le Bosniaque. Non, personne n'a jamais oublié Vahid Halilhodzic à Nantes. Arrivé à l'été 1981, il patine une saison. Mais une fois intégré au système nantais, c'est le festival: meilleur buteur du championnat en 1983 (27 buts) et 1985 (28), il compose avec Touré, Baronchelli et surtout Loïc Amisse, son grand complice, une attaque de feu. Halilhodzic reste l'un des attaquants étrangers ayant le plus marqué la Ligue 1. Son seul regret? L'Europe. "Il nous a manqué un ou deux joueurs pour devenir une très grand équipe d'Europe. Dommage, car nous avions tout pour y arriver."
EGALEMENT CITES PAR LA REDACTION
Loïc Amisse
Jean-Paul Bertrand-Demanes
Bernard Blanchet
Jorge Burruchaga
Philippe Gondet
Christian Karembeu
Mickael Landreau
Patrice Loko
Japhet N'Doram
José Touré
_________________________________________________________________________________________________
LE VOTE DES INTERNAUTES
1. Henri Michel
2. Maxime Bossis
3. Vahid Halilhodzic
Vous avez le même tiercé que nous. Seul l'ordre change en ce qui concerne les deux premiers. Pour vous, Henri Michel devance Maxime Bossis, mais il s'en est fallu d'une poignée de voix. Vahid Halilhodzic monte sur la troisième marche du podium. Sachez qu'il a devancé de peu.... Frédéric Da Rocha, qui a bien failli être votre grosse cote nantaise. Mais pour ce Top 3, vos choix avoisinent ceux de la rédaction. Comme vous le verrez dans les prochains jours, ce ne sera pas toujours le cas...
A SUIVRE MARDI: SOCHAUX ET SAINT-ETIENNE
Ligue 1
Nantes refroidi à Lyon
14/05/2022 À 20:52
Ligue 1
Rennes s'est sabordé : "On n'a pas le droit"
11/05/2022 À 22:06