PSG - LE MANS : 3-1
Buts: Hoarau (22e, 38e), Luyindula (87e) - Cerdan (30e) pour Le Mans
C'est officiel : Paris a changé de dimension. On fait là bien sûr référence aux deux dernières saisons où le club de la capitale avait lutté ferme pour se maintenir. L'an passé, le PSG avait grappillé 19 malheureux points à la trêve alors qu'il peut en espérer 35 cette saison. Ça, c'est pour la démonstration comptable. Et puis, il y a cette sérénité manifeste. Fini le trouillomètre à zéro avant chaque match au Parc des Princes. Désormais, les joueurs de Paul Le Guen taillent patron chez eux avec ce quatrième succès de rang à la Porte d'Auteuil. Et une équipe qui se fait respecter chez elle, c'est toujours une équipe qui a des certitudes.
Les symboles de ce PSG nouveau son nombreux. Au premier rang, il y a évidemment Guillaume Hoarau, auteur d'un doublé face au Mans et désormais meilleur réalisateur de Ligue 1 devant Benzema et Cavenaghi, excusez du peu ! Il y a aussi l'inoxydable Claude Makelele, maître tacticien qui décide du tempo. On n'oubliera pas Stéphane Sessègnon, double passeur ce soir, symbole de la bonne intégration des recrues estivales. On pourrait presque ajouter Sammy Traoré, monstre de calme derrière, et capable d'improbables prouesses techniques à l'occasion. Traoré façon "Président" ? Quand on vous qu'il y a du nouveau dans la capitale...
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Sessègnon voulait briller
Pourtant, tout n'est pas encore parfait. Pour être tout à fait franc, Le Mans aurait sans doute pu compliquer un peu plus la vie parisienne avec davantage d'audace. Car à chaque fois qu'il prit l'avantage, le PSG se mit à reculer. L'entame est pourtant entièrement à l'avantage des joueurs de la capitale. Très vite, on sent que Stéphane Sessègnon, ancien Manceau, est dans un bon soir face à son ancienne équipe : prise d'intervalle, petite passe dans le dos de la défense pour la finition de Hoarau (22e, 1-0). Mais sur un coup de pied arrêté, Le Mans revient vite dans le match sur une tête en déviation de Cerdan (30e, 1-1). Le premier but du défenseur sarthois en Ligue 1.
Il n'y a pas si longtemps, ça aurait été panique à bord côté parisien. Mais, on l'a dit, cette saison, Paris s'appuie sur des certitudes. L'une d'elles, c'est que Hoarau est un danger permanent, à défaut d'être un buteur clinique. Quoique.... : déviation de la tête de l'ancien Havrais, remise de Giuly dans sa course, frappe sans contrôle entre les jambes de Pelé (38e, 2-1). En seconde période, le PSG recule, laisse venir sans vraiment trembler, avant le coup de grâce : long ballon de Sessègnon, encore, pour Luyindula qui part seul battre Pelé (87e, 3-1). Luyindula, buteur rageur venu du banc, ça ressemble à de la réussite. Mieux : ça ressemble à une équipe.
LA DECLA : Guillaume Hoarau (attaquant du Paris SG)
"On commence à montrer notre caractère, on a gagné en efficacité défensive, ce qui permet d'être mieux devant. Avec le match de nos défenseurs, qui tiennent la baraque, nous devant on est tranquilles, on se livre un peu plus. Lors de certains matches, quand on est moins bien, il faut resserrer, et nous (les attaquants) faire plus d'efforts. Quand on se sent mieux, on monte d'un cran. Ludo (Giuly) a plus bossé défensivement que moi, ça m'a permis d'être plus présent dans les derniers mètres. (sur le fait d'être meilleur buteur de L1) Ca fait plaisir, le travail finit par payer, mais vous ne me verrez jamais dire que c'est moi le plus fort et le plus beau! Ca sourit, tant mieux, mais il y aura des périodes difficiles."
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