Lorient-Paris, 34e minute. Duel aérien opposant Mvuemba et Makelele. Le capitaine parisien enfonce sciemment ses crampons dans le bas ventre du milieu lorientais mais s'en sort plutôt bien avec un carton jaune comme seule sanction. Il n'en fallait pas plus pour déclencher la colère de Christian Gourcuff. " Makelele peut prendre le sifflet, c'est pareil. Son comportement et celui de l'arbitrage à son égard, c'est un scandale", s'est emporté le coach des Merlus samedi soir. Avant de récidiver ce lundi dans les colonnes de l'Equipe : "Makelele n'est pas arbitré comme les autres (...). On a simplement l'impression qu'il bénéficie d'une certaine impunité."
Le cas Makelele n'est pas nouveau. La saison passée, certaines voix avaient déjà pointé du doigt la clémence du corps arbitral vis-à-vis de l'international français. La saison dernière, Rafik Saïfi, blessé à la clavicule, avait déjà fait les frais du comportement très limite de l'international français. Tout comme le Stéphanois Yohann Benalouane, victime d'un tacle les deux pieds décollés du Parisien, alors sanctionné par la commission de discipline de deux matchs de suspension. Pourtant, Makelele n'a jamais été expulsé lors d'une rencontre de Ligue 1 depuis son retour dans l'Hexagone. Bénéficie-t-il dès lors d'un traitement de faveur de la part des hommes en noir ? "Les insinuations (de Christian Gourcuff) lui appartiennent mais c'est complètement faux. Makelele est un joueur comme les autres. Il est jugé comme les autres et il n'y a aucun favoritisme", estime ainsi Bertrand Layec dans les colonnes de L'Equipe.
Souvent dépassé
Ligue 1
L'OM flanche le premier
28/09/2009 À 08:00
C'est pourtant un fait, lorsque Makelele est dépassé, il sait faire la faute "utile" capable de mettre à mal la progression de l'équipe adverse. Certains appelleront cela l'expérience, d'autres de l'antijeu. "Il est dépassé et en bout de course et compense par des fautes", argumentait Gourcuff. Au Moustoir, l'ancien milieu de Chelsea s'est montré en très grosses difficultés aussi bien dans la relance que dans son placement. Il est même directement en cause sur l'ouverture du score des Bretons avec un marquage très laxiste sur Mvuemba. Mais Antoine Koumbouaré continue de le considérer comme un titulaire indiscutable du onze francilien. A 36 ans, il n'est pourtant plus que l'ombre du pion indispensable du Real Madrid (2000-03). Et son intelligence de jeu ne peut plus colmater toutes les brèches.
Ligue 1
Paris serre le point
26/09/2009 À 13:00
Coupe de France
Besoin de rythme ou risque de blessure : Neymar, l'éternel dilemme
IL Y A 6 HEURES