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Ancelotti, le manager

Ancelotti, une main de fer dans un gant de velours
Par Eurosport

Le 30/12/2011 à 23:10Mis à jour Le 30/12/2011 à 23:34

Avant de s'asseoir sur le banc du PSG, Carlo Ancelotti a su instaurer un management basé sur deux notions en apparence incompatibles : "la liberté" et "la discipline". Voici la méthode que l'Italien a instaurée à Milan puis à Chelsea. Et qu'il entend importer à Paris.

Plus qu'un technicien reconnu, Carlo Ancelotti est avant tout un manager hors pair, qui a su mettre à profit son passé de joueur pour devenir un entraîneur respecté. Bien avant de s'engager en faveur du PSG, l'Italien s'était longuement confié à nos confrères Daniel Riolo et Christophe Paillet. Dans un ouvrage passionnant, intitulé Secrets de coachs, Ancelotti y dévoile toutes les ficelles de sa gestion humaine.

. LE COLLECTIF AVANT TOUT
A Paris, le discours de Carlo Ancelotti va forcément détoner : "Un joueur n'a jamais fait gagner un match. C'est l'équipe qui gagne les matches." La formule de l'Italien prend tout son sens à Paris, où les excès d'individualisme sont encore trop perceptibles. "Pour faire progresser un joueur qui a énormément de talent, on doit lui faire comprendre qu'il doit mettre son talent au service de l'équipe. S'il joue pour lui, ça n'a aucun intérêt."

. L'EXPÉRIENCE, ÇA S'APPREND
Ancelotti a un palmarès long comme le bras. Joueur, il a tout gagné avec la Roma et le Milan. Mais quand il a embrassé la carrière d'entraîneur, le natif de Reggiolo ne s'est pas reposé sur ses lauriers. Il a planché, pour combler ses lacunes. "Certains grands joueurs ont pensé que leur expérience pro suffisait. Cela ne fonctionne pas comme ça. Un entraîneur doit savoir beaucoup de choses : toutes les tactiques du jeu, tous les aspects de la préparation physique, psychologique, la gestion d'un groupe. Tout s'apprend." Même à 52 ans.

. MOTIVER LES REMPLAÇANTS
Depuis le temps, Ancelotti a appris à gérer des egos surdimensionnés. A Paris, il devra dégager une hiérarchie. "Ces choix conditionnent les rapports avec les joueurs. Il faut toujours motiver ceux qui ont moins de temps de jeu." Mais pas question pour autant de se perdre dans des justifications superflues. "Je n'explique jamais mes choix. Quand je jouais et que l'entraîneur venait m'expliquer pourquoi je ne serais pas titulaire, je n'étais jamais d'accord avec lui."

Reuters

. L'IMPLICATION DES JOUEURS
En politique, on appelle ça la démocratie participative. Ancelotti en est un adepte. Il préfère les échanges constructifs aux directives intransigeantes. "Je parle beaucoup avec eux et je cherche à les impliquer dans la programmation des entraînements. Je ne suis pas du genre à imposer à un entraînement à 10 heures si les joueurs préfèrent s'entraîner à 10h30. Cela ne change rien pour moi. Quand je suis arrivé ici, à Chelsea, j'ai essayé de maintenir les habitudes que les joueurs avaient avant mon arrivée."

. DES RELAIS DE TRANSMISSION
Technicien reconnu, Ancelotti estime qu'"élaborer une tactique n'est pas très compliqué". "Le plus difficile est de transmettre. Tu dois être clair, simple." A Paris, Ancelotti a déjà annoncé qu'il s'efforcerait de communiquer en Français dans le texte. En Angleterre, il avait consenti des efforts colossaux pour apprivoiser la langue de Shakespeare. Mais maîtriser la langue du pays ne suffit pas. Pour faire passer son message passe, Ancelotti n'hésite pas à s'appuyer sur "des joueurs avec lesquels il a plus d'affinités" ou sur "des leaders d'équipe". A Paris, ils s'appelaient Coupet, Giuly et Makelele. Aujourd'hui, Ancelotti doit leur trouver des successeurs dans un effectif considérablement remanié.

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