D’abord, deux tendances, dégagées au gré des dernières saisons: 1. les promus galèrent souvent en Ligue 1 ; 2. les faibles du mois d'août sont souvent les condamnés du mois de mai. Demandez aux Provençaux d'Arles-Avignon: sitôt montés, sitôt rétrogradés. Quand on engrange une seule victoire en douze journées, difficile d'éviter l'ascenseur. Cette année, les trois "heureux élus" se nomment Evian-Thonon-Gaillard, Dijon et Ajaccio. Ont-ils des raisons de s'en faire ? Pas nécessairement. L'an passé, Caen et Brest s'étaient sauvés avec un matelas plutôt mince: deux petits points d'avance sur l'AS Monaco, condamné au même titre que Lens et Arles-Avignon. Les Malherbistes avaient relevé la tête quand ils s'étaient décidés à (re)jouer au foot. Le départ canon (et pour tout dire, rafraîchissant) des Bretons, lui, n'avait pas survécu à la pression du résultat, au spectre de la relégation.
Il y a aussi les contre-exemples. Les bonnes surprises. En 2009-2010, Montpellier avait joué les trouble-fêtes. Les Héraultais s'étaient même hissés dans le Top 5, avec un ticket pour la Ligue Europa en poche. Pas mal pour un club qui avait végété durant près d'une décennie en L2. Alors, qui sera le Montpellier de l'exercice 2011-2012 ? Y en aura-t-il un d'ailleurs ? Sans jouer les madame Irma, on mettrait bien une petite pièce sur Evian-Thonon-Gaillard. Oui, oui, vous avez bien lu, sur Evian-Thonon-Gaillard et son budget de 26 millions d'euros (merci Danone), son recrutement judicieux (Leroy, Govou, Erhet, Mensah), sa stabilité, son entraîneur (Casoni) aux idées plutôt offensives. A l'échelle du football français, le club haut-savoyard passerait presque pour un nouveau-né. En quatre années d'existence, il a gravi les marches à la vitesse de la lumière. Du CFA à la Ligue 1, l'ascension a été fulgurante. Trop fulgurante ? L'expérience traumatisante d'Arles-Avignon prouve qu'il ne faut pas griller les étapes. Mais celle, plus réjouissante, de Valenciennes est porteuse d'espoirs. Le club nordiste a retrouvé l'élite en 2006. Depuis, il y a fait son nid.
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Ligue 1
Casoni: "On va faire du Evian, pas du Barça"
21/07/2011 À 09:12
ÉVIAN-TG, DU NEUF AVEC DES VIEUX

Sidney Govou, Bernard Casoni, Evian

Crédit: AFP

Où en est l'équipe : En Ligue 2, Kévin Bérigaud et Yannick Sagbo avaient fini la saison dernière en trombe. Sur ce qu'il a montré durant les matches de préparation - une défaite face à Nantes (0-2), un carton face à Bastia (3-0) et un nul contre Clermont (1-1) -, le duo s'annonce toujours aussi prometteur. Sidney Govou n'a pas retrouvé toutes ses jambes. "C'est normal, il n'a pas joué depuis trois mois", insiste Casoni. 4-3-3, 4-2-3-1 ou 4-4-2 ? L'entraîneur haut-savoyard n'a pas encore arrêté son schéma. On sait juste que derrière, Ehret et Mensah (Jonathan de son prénom) épauleront vraisemblablement Angoula et Dja Djé Djé (Brice, pas Franck). Et que dans l'entrejeu, le trio Leroy-Sorlin-Barbosa apportera une jolie touche technique.
Ce qui devrait bouger : Les arrivées des expérimentés Jérôme Leroy (Rennes) et Sidney Govou (Panathinaïkos) - 811 matches de L1 à eux deux - sont la vitrine d'un recrutement plutôt intelligent, censé combler un déficit d'expérience. Intelligent, mais pas achevé : Bernard Casoni cherche encore "un latéral droit, un défenseur central et un milieu excentré côté gauche". Son effectif a encore "une ossature de National".
La stat-clef : 41. L'an passé, Evian (63 buts au compteur) possédait l'attaque la plus prolifique de Ligue 2. Mais avec 41 buts encaissés, les Haut-Savoyards n'avaient que la neuvième défense du Championnat. Casoni le sait : "pour exister en L1, il faut être solide". C'est un ancien défenseur qui parle.
En un mot : "L'objectif, c'est de finir entre la première et la dix-septième place. Si on arrive à se maintenir, ce sera pas mal." (Bernard Casoni, l'entraîneur d'Evian-TG, Eurosport.fr)
Premier match : Le samedi 6 août (21h00), à Brest.
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AJACCIO A UNE PETITE EXPÉRIENCE

Javier Ochoa Goalkeeper Mexiko 26.05.2010

Crédit: dpa

Où en est l'équipe : Malgré la défaite face à Bordeaux (1-2), les Corses n'ont pas renié l'engagement et la solidarité qui les avaient hissés sur la deuxième marche du podium l'an passé. Mais Ajaccio n'aura pas beaucoup d'occasions de peaufiner ses réglages: seules quatre rencontres amicales sont programmées d'ici au 6 août. Face à Toulouse, l'équipe d'Olivier Pantaloni entamera son Championnat avec un nouveau gardien (le Mexicain Guillermo Ochoa), un quatuor défensif renforcé par l'ancien Manceau Samuel Bonhours et Leyti N'Diaye, et avec l'ancien Nîmois Mehdi Mostefa dans l'entrejeu.
Ce qui devrait bouger : Avec un budget annuel de 16 millions d'euros - le plus petit de l'élite - Ajaccio n'a pas fait de folies. Le club corse n'en a pas les moyens. Comme tout promu qui se respecte, il a donc recruté malin, sans débourser le moindre centime. Mais il cherche encore deux attaquants, pour étoffer un secteur offensif en manque cruel d'expérience. Pour l'heure, seuls Ricard Socrier et Frédéric Sammaritano, arrivé d'Auxerre cet été, ont un vécu en Ligue 1. Et encore, il se résume à une saison. Celui de l'ACA est à peine plus consistant : Ajaccio a évolué parmi l'élite de 2002 à 2006.
La stat-clef : 44. La saison dernière, le stade François-Coty avait des allures de forteresse imprenable : l'ACA n'y a perdu qu'une seule fois, engrangeant quarante-quatre points sur cinquante-sept possibles. Quarante-quatre points, cela devrait mener les Corses au maintenir. Quoique... Pour Monaco, ça n'avait pas suffi.
En un mot : "Bien sûr que la Ligue 1 sera différente de ce qu’on a pu vivre la saison dernière, mais on ne doit pas avoir peur et ne faire aucun complexe. Moi non plus, d’ailleurs. J’ai connu la DH, le CFA2, et c’est le même trac à tous les niveaux." (Olivier Pantaloni, l'entraîneur de l'AC Ajaccio, France Football)
Premier match : Le samedi 6 août (21h00), face à Toulouse.
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DIJON, LA PRIME À LA COHÉRENCE

0520 - Ligue 2 - Interview Patrice Carteron

Crédit: Eurosport

Où en est l'équipe : Grand artisan de la montée dijonnaise, Sebastian Ribas a fait ses valises. Sans son goleador, les Bourguignons ont débuté leur préparation par une défaite face à Besançon (0-1). Depuis, le DFCO a trouvé sa vitesse de croisière, en alignant trois succès, dont deux assez significatifs contre Sochaux (4-2) et Benfica (2-1). Boosté par l'investissement de Florent Malouda, le promu bourguignon a déjà réussi quelques jolis coups sur le marché des transferts : l'ancien Marseillais Abdoulaye Meïté sera le pilier de la défense, au même titre que l'ancien Stéphanois Cédric Varrault. Au milieu, l'ancien Parisien Younousse Sankharé et le Japonais Daisuke Matsui (ex-Grenoble) seront sûrement précieux. Devant, Patrice Carteron misera sur Grégory Thil pour suppléer Ribas. Prolifique en Ligue 2, l'ancien attaquant de Boulogne-sur-Mer connaît aussi la Ligue 1. Son expérience ne sera pas négligable.
Ce qui devrait bouger : Rien a priori. De l'aveu de Patrice Carteron, Dijon a réussi "un recrutement relativement cohérent". A moins d'une belle opportunité, il est clos.
La stat-clef : 23. En quittant Dijon pour rejoindre le Genoa, Sebastian Ribas a laissé un vide assez considérable derrière lui. L'an passé, l'Uruguayen fut l'attaquant le plus efficace de Ligue 2. Mais pas seulement: ses 23 buts pesaient 42% de ceux inscrits par le DFCO. 
En un mot : "Nous sommes des bizuths, mais il ne faut pas non plus se faire un monde de la Ligue 1. Je préférerais être dixième que dix-septième." (Bernard Gnecchi, le président de Dijon, L'Equipe)
Premier match : Le dimanche 7 août (17h00), face à Rennes.

Gil Baudu

Crédit: Eurosport

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