Après leur tweet-clash de la semaine passée, Jean-Michel Aulas, président de l'OL, et Pierre Ménès, consultant sur Canal Plus, s'étaient donné rendez-vous pour un duel sur Canal Plus. Le dirigeant n’avait pas apprécié que l’émission diffuse la semaine dernière une interview de l’attaquant tricolore réalisée par le journaliste. La montagne a accouché d'une souris. Morceaux choisis.

Aulas :"Cette entretien posait deux problèmes. Un problème de forme car c’était une interview surprise à laquelle l’OL n’avait pas la possibilité de répondre. Et un second problème parce que Pierre n’est pas très bien placé pour parler de Bafé de manière objective. À la fin de l’interview, il fait dire à Bafé qu’il n’en veut pas à l’OL mais à son président."

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Ménès :"C’est la première fois qu’on reproche à un journaliste de faire une interview. Forcément que si Bafétimbi se déplace à Paris exprès pour faire cette interview, c’est qu’il y a un rapport de confiance entre lui et moi. On était ensemble à Merano cet été ? Excusez-moi de vouloir maigrir. Et rassurez-vous, nous n’étions pas dans la même chambre ! Ce que je pense, c’est que ce cas a été mal géré, notamment sur le plan humain. On ne peut pas demander à un joueur de faire un effort sur son salaire pour partir à Newcastle alors qu’on l’a envoyé en CFA un mois."

Aulas :"Le départ raté de Gomis à Newcastle n’était pas un problème de salaire, ni de montant de transfert. La commission de solidarité de 5% due à Saint-Étienne, son club formateur, avait également été réglée. La seule chose qui bloquait, c’est la relation avec ses agents."

Ménès :"Donc, ce sont les commissions des agents qui ont bloqué ?"

Aulas :"Effectivement, on a eu une discussion avec eux qui n’a pas permis au joueur de partir. Mais il faut bien observer qu’il y a eu deux phases, avant et après le départ de Lisandro. Quand celui-ci est parti, la situation a changé. la question est de savoir s’il fallait réintégrer Gomis. Évidemment ! Vous l’auriez fait vous-mêmes si vous étiez dirigeants."

Ménès :"Non, moi, je n’aurais jamais envoyé en CFA un attaquant qui a mis 30 buts les deux dernières saisons." 

Crédit: Eurosport

Aulas :"S’il n’y avait pas eu l’ingérence d’un certain nombre de personnes, ce dossier aurait été réglé comme les autres."

Ménès :"Donc, c’est de ma faute si Gomis n’est pas parti ?"

Aulas :"Je n’admets pas que quelqu’un qui a une vision superficielle de la vie et de la gestion d’un club exprime une opinion qui ne sert que le buzz qu’elle va générer."

Ménès :"Mais le buzz, c’est vous qui le faites ! C’est vous qui avez annoncé notre rencontre sur Twitter. Si on se retrouve là à faire les Guignols, c’est de votre faute."

Aulas :"Quand vous prenez partie dans un dossier humain et lié à la gestion d’un club, vous créez un problème. Vous êtes gagnant dans un second temps. Il y a buzz. Cela rejaillit sur vos activités périphériques."

Ménès :"Quelles activités périphériques ?"

Aulas :"Votre blog, par exemple. Ménès, c’est une marque. Ce que je voudrais dire, pour conclure, c’est qu’il ne fallait pas dire que Gomis m’en voulait à moi plus qu’à l’institution. Ce n’était pas dans son interview."

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