1. Il arrive en fin de cycle

Blaise Matuidi a tout connu avec le PSG version QSI. Le Toulousain de naissance a débarqué à Paris à l’été 2011, en même temps que les propriétaires qatariens. Quatre saisons dans un club comme le PSG, c’est long, très long. Il est certainement temps pour le milieu international français (32 sélections) d’aller voir ailleurs et de se lancer un nouveau défi, même si le pari pourrait apparaitre risqué à un an de l’Euro. A bientôt 28 ans (il les fêtera le 9 avril prochain), il souhaite franchir un nouveau cap dans sa progression et il n’y a rien de plus normal à cela. Jusqu’ici, Matuidi a parfaitement géré sa carrière. Créteil, Troyes, Saint-Etienne, Paris : le plan s’est déroulé sans accroc et un départ vers l’étranger entre dans la suite logique. Les dirigeants parisiens iraient dans le mur en le retenant contre cette volonté. Une attitude qui a rarement porté ses fruits sur le moyen terme.
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06/03/2015 À 06:49

2. Il peut rapporter gros

En pleine force de l’âge, Matuidi a la cote sur le marché des transferts. Selon les estimations de Transfermarkt, site de référence dans ce domaine, l’ancien Stéphanois, sous contrat jusqu’en 2018, est valorisé à près de 30 millions d’euros. Une somme qui en fait le sixième joueur le plus cher de l’effectif du PSG. Après avoir signé une prolongation à l’hiver 2014, avec une belle augmentation à la clé, Matuidi est au top de sa valeur marchande et sa participation à la dernière Coupe du monde l’a encore fait grimper. Le timing pour le vendre est idéal si le PSG désire en tirer le maximum financièrement : dès la saison prochaine, son prix déclinera mécaniquement. Au moment où l’état-major parisien doit composer avec le fair-play financier, il faut apprendre à bien vendre. Avec Matuidi, il sera confronté à un cas d’école.
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3. Il n’est plus assez décisif

Un but, trois passes décisives : le bilan de Matuidi, en 38 matches toutes compétitions confondues cette saison, est famélique. A titre de comparaison, Marco Verratti fait bien mieux, avec deux buts et sept passes décisives en seulement 34 apparitions. Sans oublier que le milieu international italien évolue parfois juste devant la défense, rôle dont Matuidi est déchargé pour se focaliser sur un travail de relayeur. A ce poste, il est essentiel d’apporter davantage sur le plan offensif, où l’apport des joueurs depuis l’entrejeu est devenu primordial. Il le faisait d’ailleurs parfaitement ces deux dernières saisons, où il avait totalisé quinze réalisations et huit passes décisives. Ses statistiques de l’exercice en cours traduisent une baisse de régime au niveau de l’efficacité et de la présence dans les 35 derniers mètres adverses. Ce qui montre les limites actuelles de Matuidi.

Blaise Matuidi lors de PSG-Chelsea (saison 2014-2015)

Crédit: Panoramic

4. Il n’a plus une grande marge de progression

Comme tous ses coéquipiers, Matuidi a souffert sur la première partie de saison. Gêné par une préparation raccourcie, la faute au Mondial, il n’a pas pu donner sa pleine mesure. Le numéro 14 du PSG a besoin d’être à 100% sur le plan physique. Depuis la trêve hivernale, il monte clairement en puissance et sa prestation contre Chelsea est venue le confirmer. Son impact physique dans les duels et son travail de harcèlement au pressing est d’un apport considérable pour Paris. Mais Matuidi est-il capable d’étoffer encore son registre ? Pas sûr du tout. Face aux Blues, malgré sa passe décisive pour Edinson Cavani, son déchet a encore sauté aux yeux et sa maladresse est parfois frustrante. Ce n’est pas un hasard si le PSG pensait à Angel Di Maria, joueur à la palette technique bien plus complète, pour renforcer son entrejeu l’été dernier. Et d’ailleurs, il a déjà une idée dans le même genre pour la saison prochaine.
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5. Il faut faire de la place à Pogba... ou à un autre

Tendez bien l’oreille, nous allons vous dévoiler l’un des secrets les moins bien gardés de la place de Paris : le PSG rêve de recruter Paul Pogba l’été prochain et de l’arracher à la concurrence des plus grands clubs européens. Le président Nasser Al-Khelaïfi est prêt à toutes les folies pour s’offrir la pépite de la Juventus et des Bleus. Marco Verratti étant intouchable dans l’esprit des dirigeants parisiens, qu'ils rêvent d'associer à Pogba, Matuidi fait partie des candidats à l’exil.
Le départ de l’ex-Troyen libérerait 770 000 euros bruts mensuels dans la masse salariale. Il laisserait surtout un vide dans le milieu parisien, que Pogba viendrait combler sans bouleverser le système tactique du PSG. En cas d'échec sur cette piste, Paris pourrait réactiver celle menant à Di Maria et se focalisera sur la quête d'un relayeur de renom. D’autant qu’avec le replacement récent de David Luiz en sentinelle devant la défense, le staff du club de la capitale a constaté qu’il détenait déjà dans son effectif le successeur de Thiago Motta. Une raison de plus de ne pas retenir Matuidi à tout prix. Ce qui, au final, pourrait faire les affaires de tout le monde.

Blaise Matuidi (PSG)

Crédit: Panoramic

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