A peine 900 abonnés ce mardi après-midi. Pas de quoi fouetter un chat. Encore moins un Lyon. Le compte Twitter ''officiel'' ''Genesio Out" ne pèse pas grand-chose à l'échelle du petit monde des réseaux sociaux, surtout comparé aux 384 000 followers de Jean-Michel Aulas. Aucune association officielle de supporters ne soutenant officiellement ce mouvement, il serait tentant de suivre le président de l'Olympique Lyonnais quand il s'emporte contre les médias qui relaient les banderoles : "C'est jouer aux apprentis sorciers et prendre une responsabilité criminelle''.
Le boss des Gones évoque notamment une banderole "faite par six jeunes". Clément a 21 ans, il fait justement partie des précurseurs de la fronde : "J'ai posé seul deux banderoles ''Genesio out" pont de Lattre de Tassigny et à Villeurbanne, boulevard du 11 novembre. J'ai vu passer un tweet, j'ai contacté la personne. Il y avait des consignes et des conseils, comme par exemple le fait de ne pas insulter''. Ne pas insulter ni faire référence à un quelconque groupes de supporters.
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"J'ignore si les groupes de supporters vont agir, je prends les devants''

Cela tombe bien, ces derniers ne souhaitent pas être associés au mouvement. Fidèles à leurs habitudes, les Bad Gones nous ont fait savoir par un de leurs interlocuteurs qu'ils ne souhaitaient pas s'exprimer sur le sujet. Leurs homologues du Virage Sud ont également préféré garder le silence. ''Les groupes de supporters ne faisaient rien pour garder l'union sacrée en Ligue Europa, poursuit Clément, abonné aux BG87 depuis son arrivée à Lyon il y a trois ans. J'ignore s'ils vont agir, je prends les devants car je ne veux pas de Genesio une saison de plus. J'en ai marre, je veux prendre du plaisir au stade. Comme tout le monde''. Comme Antoine, étudiant de 23 ans en Master à Grenoble :"Je ne suis pour le moment pas impliqué sur l'une des banderoles mais j'ai pour projet d'en afficher une dans la ville de Grenoble.''

Aulas : ''Genesio ? La tendance c’est qu’il reste''

Certains l'ont déjà fait à Clermont-Ferrand et à Lille. Sur Twitter, plusieurs supporters nous ont indiqués être prêts à les imiter dans leur région : à Paris, dans le Calvados, à Montpellier… "J'ai relevé plusieurs centaines d'interventions de supporters déguisés, alors qu'il s'agit de fans de deux clubs rivaux de l'OL'', s'emporte Jean-Michel Aulas, particulièrement remonté contre ces initiatives. Pourtant, ce sont bien des fans de l'OL qui nous ont longuement confié leurs griefs à l'encontre de Bruno Genesio : "Absence de fond de jeu'', ''gestion de Fekir'', ''le dossier des jeunes'', ''arrogance'', ''aucune remise en question''…

"Pas impliqué mais je soutiens ce mouvement"

''Je le fais personnellement car les capos [les leaders des virages, NDLR] ne se mouillent pas sur le cas Genesio, raconte Antoine. Pour eux, c'est un Lyonnais et cela lui donne une légitimité''. Du côté de l'Amicale des Rouge et Bleu, un groupe réputé pour son optimisme et son soutien à l'institution, les responsables tiennent justement à dénoncer la cabale anti-Genesio : "Notre position est claire : on est derrière le club et on fait confiance au président'', confie Thierry. Il n'y aura pas de banderole de notre côté, ni une quelconque initiative du groupe''.
Pas d'initiative mais plusieurs approbations, comme celle de Benoît, supporter de l'OL depuis 29 ans : "Je ne suis pas impliqué dans ces banderoles mais je soutiens ce mouvement''. Une certitude : à part celle de Jean-Michel Aulas, très peu de voix s'élèvent à Lyon pour le dénoncer.
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