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Deuxième place, course à l’Europe, relégation : les derniers enjeux de la Ligue 1

Deuxième place, course à l’Europe, relégation : les derniers enjeux de la Ligue 1

Le 27/04/2018 à 23:35Mis à jour Le 28/04/2018 à 16:30

LIGUE 1 - Même si le nom du champion est déjà connu, la L1 ne manque pas d’intérêt à quatre journées du terme. On fait le point sur les enjeux multiples à l’approche du dénouement du championnat de France, entre bataille pour la deuxième place, course à l’Europe, et relégation.

La deuxième place

L’état des lieux

Un fauteuil pour trois. La bataille pour devenir le dauphin du PSG va opposer, comme attendu, le trio Monaco-Lyon-Marseille. Les Monégasques mènent toujours la danse avec 70 points, devant les deux Olympiques, qui plafonnent chacun à 69 points. L’ASM a pourtant bien moins de marge qu’attendu : les deux défaites consécutives contre le PSG et Guingamp ont réduit en poussière le matelas de sept points sur lequel les hommes de Jardim se reposaient. Derrière, l’OM et l’OL ont jusqu’ici fait le nécessaire pour maintenir le suspense, même si le choc de mars au Vélodrome a tourné à l’avantage des Lyonnais (2-3).

Radamel Falcao lors de PSG - Monaco, le 15 avril 2018

Radamel Falcao lors de PSG - Monaco, le 15 avril 2018Getty Images

Le calendrier

L’Olympique Lyonnais hérite sans doute des rencontres les plus compliquées pour les prochaines semaines. L’OL va affronter deux candidats au maintien, avec Troyes (36e journée) et Strasbourg (37e journée), ainsi que deux prétendants à l’Europe, en l'occurrence Nantes (35e journée) et Nice (38e). L’OGCN se dressera également sur la route de l’OM, qui sera par ailleurs opposé à trois équipes en roue libre (Amiens, Angers et Guingamp). Enfin, l’AS Monaco fera face à un autre candidat à la Ligue Europa, l’ASSE (37e journée), en plus d’affronter Troyes et Caen, en danger, et Amiens.

Notre avis

Une chose est sûre, la dynamique ne penche pas en faveur de Monaco. L’équipe de Jardim semble en plein doute depuis sa déroute face au PSG, et les méformes persistantes de certains cadres, en premier lieu Thomas Lemar, n’incitent pas à l’optimisme. Marseille semble au contraire lancé à toute allure, mais pourrait être pénalisé par son parcours européen : les deux demi-finales contre Salzbourg pourraient coûter cher en énergie face à Angers et Nice. L’OL, s’il possède en apparence le calendrier le plus compliqué, avance toujours tant bien que mal, et pourrait bien sortir en tête.

Valère Germain (OM) contre Marcelo (OL)

Valère Germain (OM) contre Marcelo (OL)Getty Images

La course à l’Europe

L’état des lieux

Le calendrier

Nice et Saint-Étienne, en bonne position, ne sont pas les mieux lotis. Les Aiglons devront se défaire de l’OM (36e journée) et de l’OL (38e journée) pour espérer récupérer leur cinquième place, tout en se déplaçant à Strasbourg, en danger en bas de tableau. L’ASSE se coltinera quant à elle un autre candidat à l'Europe après Montpellier avec Bordeaux, avant de jouer le champion en titre Monaco et le LOSC, actuel 19e, en clôture de la saison. Le Stade Rennais doit se déplacer au Parc des Princes (37e journée), et accueillir deux mal classés (Toulouse et Strasbourg), ainsi que Montpellier. Les Héraultais ont sans doute raté le coche en perdant contre les Verts, avant d'affronter Rennes et Nantes, autres candidats à l'Europe.

Notre avis

Bordeaux et Guingamp semblent lâchés, même si les Girondins n’ont "que" sept points de retard sur l’OGC Nice. Cela devrait également être difficile pour Nantes et Montpellier, à moins que le trio ASSE-Nice-Rennes ne s'écroule. Parmi ces derniers, Saint-Étienne semble le plus en forme, et vient d'enchaîner son treizième match sans défaite. Nice, invaincu au mois d'avril, garde le rythme, alors que le Stade Rennais marque le pas (deux points en trois matches). Tout dépendra de la capacité de ces trois équipes à gérer leur gros choc (Monaco pour l’ASSE, le PSG pour Rennes, l’OL pour Nice). Pour l’instant, on penche pour le statu quo : Saint-Étienne et Nice semblent les mieux placés pour accrocher la Ligue Europa.

La relégation

L’état des lieux

À quatre journées du dénouement, Caen et Angers paraissent hors de danger avec 37 points. La véritable bataille devrait se dérouler entre Toulouse, Strasbourg (34 points chacun), Troyes, Lille (29 pts) et Metz (26 pts). Les Lorrains, que l’on croyait condamnés au début de l’année, ne sont plus qu’à trois points de la place de barragiste détenue par Troyes. Relativement tranquilles à la mi-saison, les hommes de Jean-Louis Garcia n’en finissent plus de plonger, et n’ont plus gagné depuis neuf matches. Même combat pour le LOSC, 19e et incapable de gagner depuis onze rencontres. Les hommes de Galtier ont pris deux petits points en huit matches.

Les joueurs de Lille lors d'un match face à Rennes le 17 janvier 2018

Les joueurs de Lille lors d'un match face à Rennes le 17 janvier 2018Getty Images

Le calendrier

L’Estac et le RC Strasbourg sont sans doute les moins vernis. Troyes se déplace à Lyon et Montpellier, avant d’accueillir Monaco en clôture et après avoir reçu Caen. Strasbourg ne rencontre de son côté que des candidats à l’Europe, avec Nice, Rennes, Lyon et Nantes. Metz, au contraire, à l’occasion de recoller au LOSC après la confrontation directe de ce week-end, avant d’accueillir Angers et Amiens, quasiment sauvés, ainsi que Bordeaux, qui pourrait n’avoir plus rien à jouer à la 38e journée. Le LOSC fera lui face à deux concurrents directs, avec, outre Metz, le TFC, avant de se déplacer à Saint-Étienne pour le dénouement du championnat.

Notre avis

L’occasion est trop belle pour Metz : les Lorrains doivent profiter de leur calendrier abordable, et d’un boost offert par une éventuelle victoire contre un LOSC à l’agonie, pour accrocher la place de barragiste, voire mieux. Cela s’annonce au contraire compliqué pour Strasbourg, en chute libre depuis la mi-février, même si le matelas de cinq points devrait suffire à éviter une catastrophe. Difficile de voir l’ESTAC, et surtout le LOSC relever la tête. On met une pièce sur Metz accrochant un barrage, quand Troyes et Lille paraissent destinés à la Ligue 2.

Jean-Louis Garcia (Troyes) / Ligue 1

Jean-Louis Garcia (Troyes) / Ligue 1Getty Images

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