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Ligue 1 - La Meinau gâtée, Bodmer sur un nuage, Lille sans vie : les tops et les flops de samedi

La Meinau gâtée, Bodmer sur un nuage, Lille sans vie : les tops et les flops de samedi
Par Eurosport

Le 20/01/2018 à 23:57Mis à jour Le 21/01/2018 à 00:03

LIGUE 1 - Un Strasbourg-Dijon haletant malgré un climat capricieux à la Meinau, Bodmer buteur 27 mois plus tard, Lille en plein doute : voici les tops et les flops de samedi lors de la 22e journée.

Les Tops

  • Une météo capricieuse ? Du foot quand même !

Les professionnels du ballon rond peuvent-ils produire du spectacle uniquement sur une pelouse parfaite ? C'est une théorie qui circule depuis de nombreuses années, notamment lorsqu'une équipe dite "joueuse" n'arrive pas à développer son football sur un champ de patates. Strasbourg et Dijon ne sont pas les dernières lorsqu'il faut produire du jeu et, pourtant, les deux équipes n'ont pas failli sur la pelouse boueuse de la Meinau. A défaut de pouvoir faire circuler exactement comme ils l'entendaient le ballon, Alsaciens et Bourguignons ont montré de l'audace, du caractère, de l'inspiration et un certain sens du collectif : en bref, ils ont mis les ingrédients pour régaler un public. Preuve qu'un terrain ne détermine pas l'issue d'un match.

Pablo Martinez savoure la victoire de Strasbourg contre Dijon samedi soir en Ligue 1 (3-2).

Pablo Martinez savoure la victoire de Strasbourg contre Dijon samedi soir en Ligue 1 (3-2).Getty Images

  • Bodmer, 27 mois après

Cela faisait longtemps que Mathieu Bodmer n'avait plus marqué en Ligue 1. Son dernier but en championnat remontait au 18 octobre 2015. A l'époque, il jouait encore à Nice et c'était à l'occasion d'une victoire à Rennes (1-4). Deux ans et trois mois plus tard, l'expérimenté Bodmer a regoûté à la joie d'être buteur. Dans son style, avec une frappe parfaitement maîtrisée d'un point de vue technique, après une première tentative d'Harrison Manzala renvoyée par le poteau, il a signé le troisième but d'Amiens face à Guingamp (3-1). A 35 ans, il peut le savourer.

  • Youssouf a de l'avenir

C'était sa première titularisation en Ligue 1 mais elle en appelle déjà d'autres. Aligné sur le côté droit de l'attaque bordelaise, Zaydou Youssouf, 18 ans, a fait un bien fou au collectif des Girondins. Dynamique, bon dribbleur, la jeune pousse du centre de formation de Bordeaux a aussi été à l'origine du but de la victoire des siens inscrit par Nicolas de Préville. Eric Bédouet a été inspiré de l'aligner. Reste à savoir si Gustavo Poyet lui donnera aussi sa chance. On ne peut que l'espérer.

  • Imbula avait pourtant frappé

Il a donc attendu 16 matches pour trouver le chemin des filets. Giannelli Imbula, arrivé cet été à Toulouse, a ouvert son compteur but à Montpellier samedi soir, et quel but ! A près de 40 mètres, l'ancien joueur de Stoke City a trompé un Benjamin Lecomte médusé à la faveur d'un tir du gauche surpuissant et d'un ballon à la trajectoire changeante. Au milieu du marasme toulousain, le club de la Ville Rose ayant finalement chuté à la Mosson (2-1), la performance de l'ex-Marseillais est une petite consolation.

Le sourire de Giannelli Imbula après son but contre Montpellier lors de la 22e journée de Ligue 1.

Le sourire de Giannelli Imbula après son but contre Montpellier lors de la 22e journée de Ligue 1.Getty Images

Les Flops

  • La semaine noire de Lille

Il y a une semaine, Lille s'imposait à Caen (0-1) et semblait aller mieux. En l'espace de sept jours, l'impression a radicalement changé. Les Dogues ont d'abord été renversés par Rennes (1-2) en concédant deux buts en fin de match. Puis ils se sont inclinés à Troyes dans un duel entre concurrents directs pour la course au maintien (1-0). Dans l'Aube, les Lillois n'ont pas été vernis. Mais ils ont aussi affiché des lacunes criantes dans le jeu. L'effet Christophe Galtier n'a pas mis bien longtemps à se dissiper pour des Lillois décidément embarqués dans une saison très délicate.

  • Gradel, un rouge qui coûte très cher

Certains appellent ça le karma, d'autres une simple coïncidence. Toujours est-il que Max-Alain Gradel, qui avait obtenu et transformé un penalty plus que douteux contre Nantes mercredi à la 96e minute (1-1), a connu une tout autre soirée samedi à Montpellier. Auteur d'un tacle les deux pieds décollés sur Jérôme Roussillon, l'attaquant ivoirien a été exclu dès la première période (41e) alors que son équipe menait 1-0. Un geste lourd de conséquences. Sur le coup franc, Montpellier a tout de suite égalisé par Junior Sambia (43e) et Toulouse, en infériorité numérique pendant toute la seconde période, a fini par craquer… à la 95e minute (2-1). Coïncidence ou karma, Gradel s'en souviendra sûrement longtemps.

  • La soirée contrastée d'Haddadi

Il y a bien eu ce but égalisateur juste avant la mi-temps pour permettre à Dijon de revenir de 2-0 à 2-2. Mais il n'a pas sauvé le match d'Oussama Haddadi. Le défenseur dijonnais avait maladroitement provoqué un premier penalty en fauchant Martin Terrier. Il a récidivé en seconde période en accrochant Nuno da Costa, tout juste entré en jeu. Kenny Lala ne s'est pas fait prier pour transformer ces deux penalties. Strasbourg s'est finalement imposé (3-2). Et Haddadi a passé une très mauvaise soirée.

  • Satanés montants !

Nous ne sommes plus à l'époque des poteaux carrés, cauchemar de Saint-Etienne un soir de finale de C1 en 1976, mais les poteaux ronds ne sont pas forcément plus conciliants avec les footballeurs modernes. Samedi soir, pas moins de cinq joueurs ont cru pouvoir marquer, parfois sur des gestes fous, mais ils ont été écœurés par les montants adverses. Le Strasbourgeois Martin Terrier, d'une tête lobée, le Montpelliérain Jérôme Roussillon, d'une volée pure, le Rennais James Lea Siliki, d'une superbe frappe enroulée, le Toulousain Andy Delort, d'une pichenette savoureuse ou encore l'Angevin Flavien Tait, d'un génial lob lointain, ont tous échoué. Des gestes qui auraient eu tout autre résonnance à quelques millimètres près.

Par Vincent BREGEVIN et Jean CANESSE

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