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Ligue 1 - Maintien : Toulouse ou Caen, cette fois il n'en restera qu'un

Toulouse ou Caen, cette fois il n'en restera qu'un

Le 18/05/2018 à 16:35Mis à jour Le 18/05/2018 à 16:36

LIGUE 1 - Le Toulouse FC et le SM Caen ont pris la vilaine habitude de jouer leur survie dans l'élite jusqu'au tout dernier moment ces dernières saisons. Les Toulousains s'en sont souvent sortis in extremis mais, cette année, ils se retrouvent derrière les Normands et ne sont plus maîtres de leur sort.

Les années passent et l'histoire donne la mauvaise impression de se répéter. Une fois encore, l'ultime journée de la saison arrive et le TFC se retrouve dos au mur. Il devra gagner samedi s'il veut rester en Ligue 1. Et encore, cela ne suffira peut-être pas car les Toulousains n'ont pas leur destin entre leurs mains. Dix-huitièmes du classement avant cette tout dernière soirée, ils comptent trois longueurs de retard sur Caen, autre habitué de la lutte pour la survie dans l'élite et dont la position de premier non-relégable ne tient qu'à un fil.

Pessimisme pour le Téfécé

S'ils disputent leur 15e saison consécutive en Ligue 1, les Toulousains ne progressent clairement plus. Ils glissent même doucement mais sûrement vers le bas du classement. Les qualifications européennes de 2007 et 2009 semblent bien loin, même chose pour les places dans le ventre mou des années suivantes. Le club n'a pas tiré les leçons des sauvetages in extremis en 2015 et surtout en 2016 avec une remontée inédite dans l'histoire du championnat de France qui su susciter l'émotion.

Ben Yedder (Toulouse) face à Angers

Ben Yedder (Toulouse) face à AngersAFP

Avec seulement un petit point d'avance sur Troyes, avant-dernier qui jouera sa survie contre Monaco, et trois de retard sur Caen, Toulouse se retrouve dans l'obligation de battre Guingamp au Stadium pour au minimum s'assurer une place en barrages. S'il parvient à s'imposer, le Téfécé devra également compter sur une contre-performance caennaise pour arracher son maintien à la différence de buts. En cas de nul ou de défaite, le club haut-garonnais pourrait être doublé par l'ESTAC et filer tout droit en Ligue 2 en compagnie de la lanterne rouge messine.

Un exploit nécessaire avant la révolution pour Caen

Dix-septièmes du classement, les Malherbistes semblent les mieux placés au niveau comptable mais les chiffres ne leur garantissent actuellement qu'une hasardeuse place de barragiste. Ils possèdent bien trois points d'avance sur Toulouse mais sont plombés par leur faible différence de buts (-25 contre -17 pour le TFC). Les Normands qui détiennent la plus mauvaise attaque de Ligue 1 ne pourront pas non plus s'appuyer sur leur catastrophique forme actuelle non plus. Comme les Toulousains, ils n'ont gagné qu'une seule de leurs treize dernières rencontres de Ligue 1 et restent sur trois défaites consécutives.

Dans ce contexte, difficile d'imaginer un sursaut de Caen lors de cette 38e journée d'autant que c'est le PSG qui se présente au Stade Michel-D'Ornano. Il y a moins d'un mois, l'ogre parisien était venu faire respecter son rang sur la pelouse normande et s'était imposé en demi-finale de Coupe de France (1-3). Le seul véritable motif espoir des joueurs de Patrice Garande réside dans le fait que les champions de France finissent la saison en roue libre et ne forceront pas leur talent pour éviter une quatrième défaite en L1 cette saison. Les Caennais doivent gagner s'ils veulent valider par eux-mêmes leur maintien.

L'an dernier, les Normands avaient réussi à finir la saison à la 17e place avec un point d'avance sur Lorient grâce à un match nul obtenu dans le temps additionnel. C'était déjà face au PSG (1-1). Ils avaient ensuite pu tranquillement voir les barragistes lorientais se planter devant Troyes et être rétrogradés à l'étage inférieur. Les Malherbistes savent ainsi qu'un billet pour les barrages ne répresente qu'un sursis incertain et ne donne aucun avantage.

Comme leur concurrents toulousains, les Caennais n'ont pas réussi à éviter de revivre l'hasardeuse situation de la saison passée. Le SM Caen a enchaîné un nouvel exercice pénible alors qu'il avait réussi à se stabiliser parmi l'élite avec une jolie septième à l'issue de la saison 2015-2016 après une vingtaine d'années à faire l'ascenseur.

Avant même le verdict sportif, Malherbe a déjà entamé sa révolution. A la tête du club depuis 2002, Jean-François Fortin ne bénéficie plus de la confiance du groupe d'actionnaires majoritaires qui l'avait élu. Il va devoir céder son poste de président et son directeur général Xavier Gravelaine devrait suivre. L'homme d'affaires normand Jean-Marie Piranda est annoncé comme le favori pour prendre la relève et mettre en place le nouveau projet qui prévoit la construction de nouvelles infrastructures et la rénovation du stade et serait forcément ralenti en cas de descente en Ligue 2.

Jean-François Fortin, président du SM Caen

Jean-François Fortin, président du SM CaenPanoramic

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