Depuis plus d'un mois maintenant, la relation entre Unai Emery et Neymar fait l'objet de nombreux articles dans la presse, que ce soit en France, en Espagne ou au Brésil. Plusieurs versions s'affrontent, se rejoignent, se séparent, mais l'idée générale qui ressort de toute cette gymnastique médiatique est la suivante : Neymar n'aimerait pas Unai Emery.
C'est notamment la version décrite la semaine passée par Le Parisien et confirmée par L'Equipe, Une à l'appui, mercredi dernier. En Espagne, et plus précisément à Barcelone, Sport a aussi publié plusieurs articles sur le sujet dernièrement, décrivant notamment un Neymar malheureux en France, peu emballé par la Ligue 1 et ses stades et guère fan de son entraîneur. Au Brésil, c'est le média UOL qui avait dégainé en premier, en marge du penaltygate, en révélant le 26 octobre dernier que Neymar en avait marre des séances vidéos individuelles et collectives du Basque, jugées trop longues.

Emery-Neymar, une relation "normale"

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C'est dans ce contexte médiatique qu'intervient l'article du jour de la Cadena COPE, une radio espagnole qui possède également un site internet. Ce dernier confirme que Neymar n'apprécie pas les séances vidéos d'Emery, pas plus que ses discours et ses méthodes d'entraînement, mais nuance toutefois la version selon laquelle le Brésilien ne pourrait plus voir son coach : "Quel joueur aime les séances vidéos ou les cours théoriques d'un entraîneur ?", s'interroge le média espagnol, qualifiant cette histoire de séances vidéos de "tromperie".
Car pour la COPE, le problème est ailleurs et dépasse la sphère sportive. Pour la radio ibérique, Unai Emery est en réalité la "victime collatérale" d'une guerre non-sportive entre le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et la presse sportive française, taxée de vouloir déstabiliser le club parisien. La COPE assure ainsi que la relation entre Emery et Neymar est tout à fait "normale" et qu'elle s'est même améliorée dernièrement grâce au travail de médiation d'un certain Dani Alves. "Depuis l'histoire du penalty, qui n'a pas plu à la star brésilienne, tout va bien entre les deux", assure le média, qui dit s'appuyer sur des témoignages de proches de l'entraîneur basque.

Ben Arfa et Lucas, les taupes du vestiaire ?

La COPE reconnaît toutefois que Neymar n'est pour le moment pas épanoui dans sa nouvelle vie parisienne et qu'il a noté qu'une partie du vestiaire parisien se méfiait de lui et voyait d'un mauvais oeil certains de ses privilèges. Amusant puisque Le Parisien écrivait justement la semaine passée que Neymar ne se sentait pas assez choyé et privilégié par Emery au PSG. Autre anecdote, sentiment, ou information de la Cadena COPE, Emery paierait certains de ses choix, notamment les mises à l'écart de Ben Arfa et Lucas Moura, un proche de Neymar. Deux joueurs qui sont présentés par la COPE comme les taupes du vestiaire parisien, à l'origine des fuites dans la presse. Ces derniers sont mêmes accusés de monter la tête à Neymar contre Emery.
Au milieu de ce flot d'informations, difficile d'y voir clair, même si une réalité purement factuelle s'impose : le PSG est pour le moment invaincu cette saison, leader de Ligue 1 et en tête de sa poule de Ligue des champions. Neymar a, lui, déjà inscrit 11 buts et délivré 9 passes décisives en 12 matches disputés. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des tensions, des divergences ou des problèmes entre le Brésilien, Emery ou certains coéquipiers, mais cela tend aussi à rappeler que non seulement cela existe dans n'importe quelle organisation, sportive ou non, mais surtout qu'en sport, la seule vérité qui compte est celle du terrain.
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