Eurosport

Champions du monde parisiens, métamorphose toulousaine, VAR : les tops et les flops de samedi

Champions du monde parisiens, métamorphose toulousaine, VAR : les tops et les flops de samedi

Le 01/09/2018 à 23:47Mis à jour Le 02/09/2018 à 09:23

LIGUE 1 - Le trio Areola-Kimpembe-Mbappé, les potentiels suppléants d'Hugo Lloris en Bleu, Nantes et Toulouse en pleine mutation, les atermoiements de la VAR ou le surplace de Guingamp : voici les tops et les flops de cette riche journée de samedi en Ligue 1.

Les tops

  • Heureusement, Paris peut compter sur ses champions du monde

Beaucoup de flottement, des imprécision techniques, une valeur sûre en difficulté (Thiago Silva), une recrue à la peine (Thilo Kehrer) : le PSG n'a pas vécu une après-midi lumineuse à Nîmes malgré la victoire (2-4). Heureusement pour lui, ces champions du monde ont tenu la baraque. Exposé par une défense friable, Alphonse Areola a permis à Paris d'éviter le pire sur deux grandes parades (45e, 77e). Presnel Kimpembe fut le seul à répondre à la fougue nîmoise avec autorité. Les deux hommes sont à l'origine du tournant du match. Le gardien à la parade, le défenseur à la passe décisive pour un Kylian Mbappé, impliqué sur trois buts, prodigieux sur son enchaînement contrôle dans la course – frappe en lucarne (77e). Bien sûr, l'attaquant parisien a fini par se faire expulser mais sans ses trois cracks, le PSG aurait peut-être explosé aux Costières.

  • Lecomte, Reynet : Ils veulent aller à Clairefontaine lundi

Ils savent sans doute qu'Hugo Lloris, blessé (cuisse), est très incertain pour le début de la Ligue des Nations la semaine prochaine. Le capitaine des Bleus pourrait bien, comme Steve Mandanda, rater les deux matches de l'équipe de France la semaine prochaine en Allemagne et face aux Pays-bas.

Alors Benjamin Lecomte et Baptiste Reynet ont mis tous les atouts de leur côté, au cas où… Les deux hommes ont contribué à offrir la victoire à Montpellier et Toulouse en jouant les sauveurs sur leur ligne. Voilà quelques saisons qu'ils régalent les week-ends de Ligue 1. Et si l'un d'entre eux se voyait récompensé, ce ne serait pas injuste. Il ne faudra en revanche pas compter sur une sélection. Alphonse Areola, rare Parisien à la hauteur aux Costières, a rappelé qu'il n'était pas simplement la doublure de Gianluigi Buffon cette saison.

Reynet (Toulouse) face à Guingamp

Reynet (Toulouse) face à GuingampEurosport

  • Nantes, c'est le Brésil

C'était à s'y méprendre : ces couleurs jaune et verte sur le maillot, ces noms - Diego Carlos, Lucas Lima, Lucas Evangelista, Gabriel Boschilia - qui évoquent davantage la caïpirinha que le muscadet et cet embryon de football chantant loin des standards cadenassés de Claudio Ranieri. Nantes n'est pas encore expert en samba mais opère une vraie révolution culturelle. Samedi, ce sont ses Brésiliens qui ont mené la danse. Evangelista, buteur, Lima, passeur décisif pour un Sala toujours aussi opportuniste, et Diego Carlos toujours aussi dissuasif : les Canaris sont enfin allés au bout des idées audacieuses de leur coach Miguel Cardoso. Leur saison est lancée.

Lucas Evangelista buteur avec Nantes contre Strasbourg

Lucas Evangelista buteur avec Nantes contre StrasbourgEurosport

  • On ne reconnaît plus Toulouse

Mais qu'est devenu le boring Téfécé d'Alain Casanova ? On aimerait oublier la purge de sa fin de règne à Toulouse : des Violets léthargiques et soporifiques passés tout près de la catastrophe en 2015 avant son départ. Son retour sur le banc toulousain n'avait absolument pas soulevé notre enthousiasme. Même s'il jurait qu'il avait changé, on avait du mal à le croire. Le souvenir est tout frais. Après quatre journées, on serait presque tenté de le croire et les vingt premières minutes de Toulouse à Guingamp, samedi (1-2) furent même flamboyantes. A l'image de l'ouverture du score de Max-Alain Gradel à l'issue d'une attaque en mouvement à une touche de balle. On ne reconnaît plus Toulouse, désormais troisième de L1. Mais personne ne s'en plaindra.

Nicolas Benezet au duel avec Manu Garcia lors de Guingamp - Toulouse / Ligue 1

Nicolas Benezet au duel avec Manu Garcia lors de Guingamp - Toulouse / Ligue 1Getty Images

Flops

  • PSG : SOS au milieu

Nul besoin d'être un fin expert de l'actualité parisienne pour se rendre compte que quelque chose cloche en ce début de saison. Il suffit finalement de se pencher sur l'effectif et de constater son prolongement sur les terrains. Le PSG a un gros trou au milieu de terrain, surtout en l'absence de Marco Verratti, et les rafistolages de Thomas Tuchel n'empêchent pas le PSG de nettement moins maîtriser son sujet qu'avant en L1. Bien sûr, le départ parfait (quatre victoires en quatre matches) masque en partie ses lacunes mais Marquinhos ne peut pas être une solution viable. Sa prestation ratée à Nîmes a rappelé qu'il n'avait ni l'aisance technique, ni le coup d'œil pour jouer en sentinelle. L'absence de recrue d'envergure dans ce secteur de jeu fragilise le PSG. Il n'a pas encore payé la note en L1. Cela risque d'être une autre histoire en Europe.

  • Guingamp joue mais n'avance pas

Hormis un match raté à Lille (3-0), Guingamp signe un début de saison plutôt convaincant dans le jeu. De l'audace à Geoffroy-Guichard, un PSG largement bousculé au Roudourou et un siège du but de Toulouse, samedi. L'En Avant est emballant. Le problème, c'est que les Bretons sont aujourd'hui bons derniers de L1 avec quatre défaites en autant de matches. Les lacunes sont souvent les mêmes : une défense vite dépassée quand l'adversaire accélère et une incapacité à bonifier ses temps forts. A cette allure, l'EAG va vite voir le précipice se rapprocher. C'est à Antoine Kombouaré de discipliner ses hommes et de colmater les trous d'air, notamment en début de match.

  • Les injustices de la VAR

A chaque semaine ou presque, sa polémique sur la VAR. C'est la mode de ce début de saison. A ce titre, la soirée de samedi fut plutôt généreuse avec deux situations très discutables pour le prix d'une. A Strasbourg d'abord, Ibrahima Sissoko a visiblement été fauché dans la surface nantaise. Olivier Thual n'a pas bronché et, profitant d'un flottement manifeste dans le prolongement de l'action, Lucas Evangelista a donné l'avantage aux Nantais. Si la VAR avait prévenu l'arbitre quelques secondes après l'action litigieuse, aurait-il fallu annuler le but des Canaris ?

Les Strasbourgeois ont longtemps rouspété et, à vrai dire, on les comprend. A Angers, la main de Thomas Mangani quelques centimètres devant sa ligne de but ne semblait pas volontaire. Non seulement Angers a concédé un penalty mais le milieu du SCO a été expulsé dans la foulée. Une double peine extrêmement sévère. Mais Loïc Rémy a raté sa tentative. Même sans la VAR, il peut y avoir une justice.

Pariez sur le Football avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
0
0