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Courbis s’attaque à Desplat : "Des adversaires nous emmerdent dans la préparation de nos matches…"

Courbis s’attaque à Desplat : "Des adversaires nous emmerdent dans la préparation de nos matches…"
Par Eurosport

Le 28/04/2019 à 22:16Mis à jour Le 28/04/2019 à 22:25

LIGUE 1 - Après le succès ô combien précieux de Caen face à Dijon ce dimanche (1-0), Rolland Courbis s’est tourné vers la prochaine journée et le match face à Guingamp. Le club breton est présidé par Bertrand Desplat, qui avait alerté la Ligue d’un éventuel trucage de Caen-Angers. Et visiblement, le coach normand ne l’a pas oublié.

Quand il est ainsi, difficile de trouver meilleur client que Rolland Courbis. De bonne humeur et visiblement revigoré par le succès des siens face à Dijon (1-0), permettant aux Normands de remonter à la 18e place, à trois points de Monaco, l’entraîneur a semblé plus motivé que jamais. Samedi, c’est un match qui vaut de l’or qui les attend avec ce duel face à Guingamp.

Et, visiblement, le coach caennais a coché cette date dans son calendrier. En cause, la présence de Bertrand Desplat, impliqué dans "l’affaire Caen-Angers". Le président guingampais a été celui qui a lancé l’alerte auprès de la Ligue sur fond de suspicion de trucage. Et ça, Courbis ne l’a pas digéré comme il l’a montré au micro de RMC.

"On a été perturbé, a-t-il expliqué. Quand j’ai vu notre capitaine Prince Oniangué sortir du vestiaire des arbitres décomposé, je me suis : ‘qu’est-ce qu’il arrive (sic) ?’. Il m’a dit : ‘les arbitres nous ont dit qu’il y avait eu des bruits comme quoi que…’".

Un Guingamp-Caen sous tension

Puis, Courbis de sortir la sulfateuse en maniant l’ironie : "Déjà que la situation est difficile, si en plus, on a des adversaires qui nous emmerdent dans la préparation de nos matches…, a-t-il regretté. Mais, d’un autre côté, la superstition pour moi prend le dessus. On était K-.O. le soir d’Angers de la défaite et surtout de ce qu’on avait pu sous-entendre. Mais ça nous a remobilisés. Nous remercions le président de Guingamp de nous avoir remobilisés et remotivés. On aura l’occasion au prochain match de lui dire physiquement qu’on le remercie".

Le tout avant d’en rajouter une couche : "Je pense que j’ai fait une connerie, a-t-il lâché. Quand le match était terminé à Nice, j’ai dit à des joueurs niçois, comme on le fait traditionnellement, ‘bon courage pour le match d’après’. J’ai réalisé après que c’était face à Guingamp et j’ai dit ‘oh putain, si jamais le président de Guingamp est au courant que j’ai dit ça aux Niçois, qu’est-ce qu’il va encore nous inventer ? Finalement, les Guingampais ont perdu 3-0 et je m’excuse de les avoir encouragés".

Alors, faut-il s’attendre à une ambiance électrique samedi entre les deux clubs ? "Nous sommes inquiets, a-t-il continué. Quand nous avons en face de nous un petit club sympathique et qui, finalement, n’est pas du tout petit et qui a des relations assez puissantes pour imposer à la Ligue d’emmerder une équipe dans sa préparation, imposer à la Ligue de ne pas donner le nom des joueurs qui auraient dit une connerie et bah sincèrement, on est inquiet". Rendez-vous samedi pour des retrouvailles annoncées comme glaciales.

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